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Une insurrection old school…

Écrit par Didier Deroissart - dimanche, 10 septembre 2017
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Microglycérime
Magasin 4
Bruxelles
10-09-2017

Il y a au moins 6 mois que votre serviteur n’a plus mis les pieds au Magasin 4, une salle qui privilégie la musique alternative, et le plus souvent la noisy, le rock, le punk et le métal. Parfois, il laisse un peu de place au hip hop. A l’instar de ce dimanche 10 septembre ; puisque y sont programmés Micorglycérine et, en supporting act, Moscow Death Brigade. La faune est dominée par des coqs et des poules aux crêtes multicolores. Sympa !

Microglycérime ouvre la soirée. Le band liégeois a été fondé par Sanboy, Psykosa et Cesare Fondé, en 2002. Sur les planches, le trio de MC’s est soutenu par (drum samples), Alliks (guitare) et El basso (basse). Ils relèvent du collectif Demonios Sekt.

Le flow est tellement puissant et la rime subtile, que parfois, on ne peut s’empêcher de penser à Vince Hanaoo. Le set baigne manifestement dans un climat old school. Sombre et envoûtant, également. « Introspection » explore notre for intérieur. « Metagore » est tout aussi noir, mais chargé d’une violence intense. Une incitation à l’insurrection qui vous conduit au bord du précipice. La voix est rageuse et aussi persuasive que celle de Joe Starr. « Passager Noir » frappe sur le clou avant de se figer sur le glacial « Psychanalysé ». Les paroles s’enfoncent insidieusement dans votre boîte crânienne. Heureusement, le timbre de Cesare adoucit le flow. Les ghettos, la politique : les messages sont engagés. « Diversion », « Sanboy », « Lavage », « Art Gore » et  « Asylume » accordent davantage d’espace à la guitare et à la basse. Et les interventions sont féroces. En final, la formation s’autorise une cover de Brel, « Les Bourgeois ». Non seulement elle est audacieuse, mais elle est épatante. Une véritable claque ! Fallait vraiment oser. Chapeau. Dommage que la prestation soit si courte. A revoir, de toutes manières.  

Moscow Death Brigade peut se targuer de disposer d’un impressionnant merchandising. Ce qui va provoquer un retard de 20 minutes. Mais pas de panique, il suffit de mettre en route le PC. Le duo russe, qui a enfilé des cagoules à trois orifices, grimpe alors sur l’estrade. Un accoutrement destiné à tétaniser la foule. Le set s’ouvre par le brûlot « Brother & Sisterhood », un morceau intéressant qui a été largement diffusé sur la toile. Les voix des deux Mc’s sont impétueuses et persuasives. Elles proclament des textes anti-fascistes. Caractérisée par ses beats féroces, la musique mêle rap, hip hop, hardcore, punk et métal. Les références à Public Enemy et Run D.M.C. sont manifestes. Mais cette expression sonore dispensée par l’ordinateur portable me dérange. S’il se plante, il n’y a plus rien. On se croirait à un spectacle de semi play-back à la Chantal Goya. Pourtant, les spectateurs se lancent dans le crowd surfing ou le stage diving. C’est tout ce qu’on peur retenir ce la prestation de ce tandem masqué venu du froid…

(Organisation : Magasin 4)





 
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