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La route était longue, mais le spectacle en valait la peine…

Écrit par Didier Deroissart - mardi, 24 mai 2016
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Mumford and Sons
Sportpaleis
Anvers
24-05-2016

Quelle galère pour se rendre à Anvers en voiture ! Ce mardi 24 mai, de Grand-Bigard à Anvers, on enregistre pas moins de 2h30 de bouchons. Mais votre serviteur n’est pas au bout de ses peines. Et pour cause, le parking du Sportpaleis est réservé aux VIP. Or les autres sont fermés. Les automobilistes sont donc refoulés à plus de 4km du point de chute prévu. Sous les arches de l'autoroute. Et à l’issue du concert, en reprenant sa voiture, il faudra encore patienter deux longues heures avant de pouvoir reprendre la route.

Bref, en rentrant dans l’immense hangar, on est épuisé mais satisfait de pouvoir enfin vivre le concert de Mumford and Sons, actuellement en tournée mondiale. Et il est sold out comme pratiquement toutes les autres dates. 

 

La bande à Marcus est venue défendre son troisième opus, « Wilder Mind », paru l'année dernière. Le groupe va nous y présenter de larges extraits de cet LP, mais également des deux précédents, « Sigh No More » (2009) et « Babel » (2012).

Bill Ryder Jones est chargé du supporting act. Né en 1983, cet artiste est originaire de West Kirby Liverpool. Il vient nous présenter son nouvel elpee « West Kirby County Primary », paru en novembre 2015. Entre 1996 et 2008, il drivait The Coral, un combo qu'il a quitté pour embrasser une carrière solo. Ce jeune prodige est chanteur/compositeur. Mais surtout multi-instrumentiste. Il joue aussi bien de la gratte, du piano, de la basse, de la batterie, du violon, de la trompette, du ukulélé, du glockenspiel que de l'harmonium. Ce soir, il se contentera du chant et de la guitare. Sur les planches il est flanqué d’un second sixcordiste, d’un bassiste, d’un drummer et d'un préposé aux ivoires.

Folk/rock, sa musique est –ma foi– plutôt traditionnelle. Bill tente de communiquer ses émotions à travers sa voix, mais elle est trop étouffée par l’instrumentation. Déjà que le son est rarement irréprochable au Sportpaleis, mais quand il s’agit des premières parties, il se révèle le plus souvent pitoyable. Bref, vu le talent de cet artiste, il serait intéressant de le revoir dans des conditions un peu plus décentes… (pour les photos c’est ici)

Après tout, le peuple est venu participer à la fête organisée par Marcus Mumford et ses acolytes. Mumford and Sons est un groupe de folk/rock londonien, fondé en 2007. Le groupe réunit Marcus Mumford (chant, gratte électrique ou acoustique, drums), Ben Lovett (voix, clavier, piano, synthétiseur), Winston Marshall (voix, guitare électrique, banjo) et Ted Dwane (voix, basse, contrebasse). Le combo a publié son premier LP, « Sigh No More », en 2009, disque qui lui a permis de décrocher un gros succès tant au Royaume-Uni qu’aux Etats-Unis. Et puis d’enchaîner les concerts. Il est également apparu dans plusieurs émissions TV célèbres, comme ‘The Late Show’ de David Letterman. Et ses chansons servent d’ailleurs de B.O. pour différentes séries télévisées. 

Evidement, le show s’ouvre par « Snake Eyes », un extrait du dernier elpee. Et dès « Little Lion Man » (« Sigh No More »), l’ambiance monte d’un cran. La foule reprend en choeur le refrain en compagnie des artistes. Des claviers introduisent en douceur « Below My Feet ». La voix de Marcus est caverneuse. Il se déchaîne sur sa semi-acoustique. Quand il ne frappe pas dans les mains, le public se lève et commence déjà à jumper. Finalement, on retrouve le même engouement qu’en 2013, au même endroit. Le son est au top. C’est une bonne nouvelle. Le light show est grandiose. Et de couleur bleue, il enveloppe les musicos, tout au long de « Wilder Mind », le titre maître du nouvel LP.

La foule est à nouveau debout pour reprendre en chœur le refrain de « Lover Of The Light » (« Babel »). Marcus est monté sur une estrade pour siéger derrière ses fûts. Winston –un chevelu– a empoigné son banjo. Des cuivres s’installent à droite du podium. Et un violoniste vient compléter la troupe pour accentuer l’aspect mélancolique de la chanson. Winston a repris sa gratte électrique et s’autorise des riffs dignes de The Edge sur « Tompkins Square Park ». Et pour « Believe », Marcus troque sa sèche contre une électrique. Lorsqu’elle est plus rock, la musique de Mumford & Sons lorgne manifestement vers celle de Bruce Springsteen. Marcus arpente régulièrement les planches de gauche à droite (NDR : ou de droite à gauche, selon !)…

Country/folk, « The Cave » (« Sigh No More ») met en exergue le banjo. A cet instant la foule a définitivement des fourmis dans les jambes. Pendant « Ditmas », Marcus prend un solide bain de foule. Il traverse même la fosse de long en large. Il serre les mains des spectateurs aux balcons avant de revenir sur les planches. Et le set de s’achever par « Dust Bowl Dance » (« Sigh No More »), un morceau illuminé par les ivoires. Marcus a repris place derrière la batterie. Le banjo de Winston est magique. Une belle soirée qui ne fait que commencer.

Et pour cause ; la formation va nous réserver un rappel de 7 titres ! D’abord a capella. Pour « Timshel » et « Cold Arms ». Et sans amplification ! Sur une petite estrade placée derrière la table de mixage, en station debout. Un intermède au cours duquel le quatuor est éclairé par des lumières de couleur blanche émanant du plafond. Sans doute le meilleur moment du set. Le band revient sur le podium à partir de « Hot Gates » (« Wilder Mind »), un folk indolent. Une nouvelle compo : « Forever ». Avant que ne débarquent le groupe Bill Ryder Jones au complet pour la reprise du « You Really Got Me » des Kinks. Une version à faire pâlir de jalousie le Boss. Le public est en délire quand la formation nous réserve « I Will Wait » ; et le show prend définitivement fin sur « Wolf ». Ne reste plus qu’à penser à la longue route du retour. Cette soirée, votre serviteur l’attendait depuis trois longues années. Et il n’a pas été déçu, même si « Wona » ne figurait pas dans la set list. Faut dire que Baaba Maal ne s’était pas déplacé à Anvers pour participer à la fête... (pour les photos, c’est )

(Organisation : Live Nation)

 

 

 

 





 
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