Butterscotch Hawaiian reste dans les parages

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Rien que des vaguelettes…

Écrit par Didier Deroissart - samedi, 21 octobre 2017
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Noa Moon
Le Salon
Silly
21-10-2017

C’est la troisième fois que le Salon de Silly accueille Noa Moon, aka Manon De Carvalho Coomans. Elle est venue défendre son deuxième elpee, « Azurite », paru en avril dernier. Cette date est la dernière de sa tournée programmée pour 2017.

Le supporting act est assuré par Ebbène, un duo masculin liégeois réunissant le multi-instrumentiste Jérôme Magnée (NDR : de grande taille, il est parfaitement reconnaissable), également impliqué chez Dan San et Yew, mais encore drummer au sein du backing group de Gaëtan Streel, et le tout aussi connu Ben Baillieux-Beynon, le fondateur de feu The Tellers. Les deux musicos se consacrent aux claviers, à la guitare et au chant. Interprétées dans la langue de Voltaire, les compos séduisent manifestement le public féminin. Faut dire que les deux artistes ne manquent pas de charme. Au cours des 30’ de set, le tandem va notamment interpréter « Tu devrais », suivi de « Tout Oublier ». Sans doute les soucis de la semaine écoulée... Les grattes semi-acoustiques illuminent « Barcelone », un morceau imprimé sur un beat subrepticement électro, mais dont la voix évoque Jean-Louis Aubert, surtout lorsqu’elle devient plus atmosphérique. Atmosphérique comme les chœurs qui enrobent « Un », une compo plus paisible. Quiétude qui baigne également « Ne Penser A Rien », un titre à nouveau subtilement teinté de beats électro. Et lorsque les voix se superposent en couches, on pense alors inévitablement à Dan San. Bien équilibré, le concert va cependant proposer autant de compositions empreintes de sérénité que nerveuses. Un Ep est en préparation…

Sur les planches, Noa Moon est épaulée par la bassiste Aurélie Muller, le drummer Fabio Zamagni ainsi que la préposée aux claviers et aux synthés Laetitia Collet. Elle chante en s’accompagnant à la guitare. Elle remercie d’abord le public de l’avoir suivie sur son second opus. Et confesse s’être remise beaucoup remise en question.

La première partie du set va s’avérer plutôt tranquille. A l’instar du titre qui ouvre le show, « Kaleidoscope », un morceau qui invite des beats électro, en milieu de parcours. Une des filles se consacre parfois à la basse, et l’autre aux percus. Les voix se superposent en couches, tout au long du tempétueux « Ocean ». Le sable est chaud, mais l’eau est toujours froide. Balisé par les vocaux et dynamisé par cordes de plus en plus graves et agressives, « Let It Shine » incite les spectateurs à remuer le popotin. Après ce premier rayon de soleil, on s’attarde en Baie de Somme pour contempler « The Sea ». La plage n’est pas loin. On entend le bruit des vagues.

Le « Paradise » aurait-il élu domicile à Kingston ? La version proposée est davantage langoureuse. Blues, « Nightwalk » nous entraîne au cœur du Bayou. Plus nerveux, le plus notoire « Run » emballe enfin la fosse. Electro/pop, « A Live » concède de nettes références africaines.

D’une duré d’à peine 50’, ce concert s’achève par le très serein « Just A Song », un morceau traversé par une intervention à la clarinette. Sur sa faim, le public réclame un rappel. Qui lui sera accordé, le combo lui réservant un « My City » ‘unplugged’. Moment choisi par Manon, sèche à la main, et sa troupe pour descendre dans la fosse. Une fin de parcours à la fois cosy et intimiste pour un concert au cours duquel l’auditoire aurait aimé qu’il fasse davantage de vagues, et pas seulement des vaguelettes…

(Organisation : Silly Concerts ASBL + Le Salon)





 
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