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Ce n’est pas parce que les oiseaux volent haut qu’ils ne se cassent jamais la gueule…

Écrit par Ludovic Vandenweghe - samedi, 16 avril 2016
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Noel Gallagher's High Flying Birds
Forest National
Bruxelles
17-04-2016

Il y a précisément un an qu’on avait plus assisté à un concert de Noel Gallagher, flanqué de ses High Flying Birds, à Bruxelles. C’était au Studio 69, lors d’un concert privé accordé dans une ambiance particulièrement cool. Un superbe set au cours duquel Noel Gallagher s’était montré sympa (NDR : oui, oui, vous avez bien lu ‘sympa’), nonobstant la pratique d’un humour qu’on pourrait qualifier de rock’n’roll. Un humour pas nécessairement tendre, non plus. Rappelez-vous ce tweet virulent posté lors de son séjour dans la capitale belge… ‘Je suis à Bruxelles depuis 2 ou 3 jours... je me souviens même plus. C'est tellement ‘chiant’ ; ça, je peux vous le dire. Et pluvieux, je peux vous l'assurer également. Le nombre de jours de congé que j'ai à Bruxelles ne cessera jamais de m'étonner. Je dois dire que j'ai eu plus de jours ‘off’ ici que dans n'importe quel endroit au monde. Pourquoi ? Y a littéralement ‘rien’ à faire ici. Putain…’

L’office du tourisme de Bruxelles s’en souvient encore !

Difficile malgré tout de résister à la tentation de revoir cette joyeuse bande de ‘Pince-sans-rire’, venue défendre une nouvelle fois son deuxième elpee, « Chasing Yesterday », gravé l’an dernier.  

« Everybody’s on the run » est devenu un classique du premier opus. Un disque éponyme paru en 2011. C’est par ce titre que le set s’ouvre. A 21 heures précises. Peu visible, la section de cuivres est bien présente. Et audible ! Elle s’est installée à l’arrière, du côté gauche. Mais dès le départ on se rend compte que le son est pourri. Et tout particulièrement celui de la guitare. Frustrant ! Ce que confirme « In the Heat of the Moment ». Résultat des courses, le show est interrompu pendant une bonne dizaine de minutes. Un moment au cours duquel c’est ‘panique à bord’… et les oreillettes chauffent. Roadies et techniciens s’affairent pour tenter de rétablir la situation. Un peu comme Vincent Kompany, lorsque valide, il fait le ménage au milieu de la défense des ‘blues’, si chers au chanteur du band mancunien.

Malheureusement le son ne va vraiment s’améliorer que lors des trois derniers titres de la première partie du spectacle. Ainsi le très électrique « Digsy’s Dinner » (NDR : datant de 1994, cette compo d’Oasis figure sur le long playing, « Defenitely Maybe ») souffre atrocement de ce son brouillon. ‘What a pity ! F***, f*** et encore f***, alors !’   

Pourtant les nouvelles compos passent bien la rampe. A l’instar de l’excellentissime « The Riverman » (NDR : coup de cœur de votre serviteur sur « The Ballad of Mighty »), d’une efficacité redoutable en ‘live’. Et du même LP, « The Mexican » confirme cette impression. Mais la set list recèle trop peu de morceaux extraits de cet album. 

Trop d’Oasis, tue l’oasis… Sans jouer la carte de la nostalgie, il faut reconnaître que certaines chansons semblent exclusivement taillées pour Liam. « Listen Up », par exemple ; au cours de laquelle, la voix criarde et l’attitude arrogante du cadet font cruellement défaut. Même si entre les deux frangins, Noel reste sans doute le plus convainquant. Sur les planches, bien sûr. Pas de doute, ‘The Mighty’, c’est lui. D’ailleurs, pour l’instant, Liam se contente de ranger ses t-shirts ‘Pretty Green’ dans sa boutique…

Tout n’est cependant pas à jeter dans les nouvelles versions du répertoire d’Oasis. Ainsi celles de « The Masterplan », « Champagne Supernova » et « Don’t Look Back in Anger » –qui clôt le set– sont magnifiques. Des morceaux très attendus par les aficionados trentenaires, dont votre humble serviteur fait partie. L’auditoire connaît les paroles et les reprend en chœur. On a alors l’impression de faire un bond de 15 ans dans le passé ; tout en savourant le moment présent…

Il faut reconnaître qu’on a assisté à un show formaté, même s’il était partagé équitablement entre compos d’Oasis et de Noel Gallagher's High Flying Birds. D’abord, Noel Gallagher, ce n’est plus Oasis. Ce n’est pas, davantage, une bête de scène. Il n’est guère interactif ; sauf pour communiquer sa mauvaise humeur. Il ne bondit pas aux quatre coins du podium. Donc ce n’est pas pour ces raisons que la foule se déplace pour assister à une des ses prestations, au cours desquelles, il se contente du minimum syndical. Finalement, c’est surtout sa notoriété qui lui permet encore de drainer la foule. Parce qu’en ‘live’, le système fonctionne sans trop se casser le c**. Déjà qu’il faut bosser un dimanche soir ! Et lorsque la machine est bien huilée, on n’y voit que du feu (NDR : ou de la fumée), mais quand les soucis techniques s’accumulent, le public a le droit de se sentir quelque part, grugé…

Set list

1. Everybody’s on the run
2. Lock All the Doors
3. In
the Heat of the Moment

Interruption de 10’

4. Riverman
5. Talk Tonight (Oasis cover)
6. The Death Of You and Me
7. You Know We Can’t Go Back
8. Champagne Supernova (Oasis cover)
9. Ballad of th Mighty I
10. Sad Song (Oasis cover)
11. D’Yer Wanna Be a Spacemen? (Oasis cover)
12. The Mexican
13. Half the World Away (Oasis cover)
14. Listen Up (Oasis cover)
15. If I Had a Gun
16. Digsy’s Dinner (Oasis cover)
17. The Masterplan (Oasis cover)

Rappel :

18. Wonderwall (Oasis cover)
19. AKA… What a Life
20. Don’t Look Back in Anger (Oasis cover)

(Voir aussi notre section photos ici)

Organisation : Live Nation





 
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