Butterscotch Hawaiian reste dans les parages

Ce 13 novembre paraîtra le nouveau titre de Butterscotch ...Lire la suite...

En cherchant à s’infiltrer, à travers les méandres de nos âmes…

Écrit par Chan Tung Ngu - samedi, 14 novembre 2015
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Of Monsters And Men
Forest National
Bruxelles
15-11-2015

En dépit des événements qui secouent le monde actuellement, Of Monsters and Men a accepté de se produire dans l’arène de Forest National, ce dimanche 15 novembre. Après avoir transité par Rock Werchter cet été, la jeune formation indie folk est venue défendre les compos de son deuxième album. Un disque intitulé « Beneath the Skin ». Malgré une sécurité renforcée par une présence policière à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment, la tension était, néanmoins, palpable. La salle n’est pas comble, elle est remplie aux deux tiers. Ce qui n’a pas empêché le groupe de conquérir l’auditoire en douceur.

La première partie est assurée par un autre band islandais, dont les membres semblent du même âge que la tête d’affiche. Pendant quarante-cinq minutes, Mammút s’est approprié la scène et a enflammé une partie de l’auditoire. Le temps a paru long pour certains, se demandant si les héros de cette soirée n’avaient pas disparu dans les abysses des coulisses. (Voir section photos ici)

Puis, discrètement, les projecteurs diffusent une lumière tamisée sur le plateau. Les quatre lettres ‘M’ aux couleurs du drapeau français s’illuminent. Le message est clair. Les neuf musicos veulent rendre hommage aux victimes parisiennes. Le set commence par un angoissant « A Thousand Eyes ». Le timbre de voix plus aigu de Nanna Bryndís Hilmarsdóttir se marie délicatement à celui plus grave de Ragnar ‘Raggi’ Þórhallsson, les deux principaux chanteurs du combo. La première chanson s'appuie sur une présence massive du tambour et de la grosse caisse. Une bonne partie du public est secouée par ce premier titre.

La suite s'annonce plus allègre, même si certaines compos s’avèrent plus mélancoliques, à l'instar de "Empire", présenté il y a quelques semaines lors du show américain d'Ellen DeGeneres ou de « Slow life ». Il faut dire que la troupe a enregistré son deuxième opus chez elle, dans son fief natal ; mais également en Californie, dans les locaux de l’Eldorado Recording Studios. Nanna et Ragnar ont préféré prendre leur temps pour écrire leurs nouvelles chansons. La célébrité soudaine construite autour de leur premier LP ne leur a laissé aucun répit. Les tournées se sont enchaînées sans relâche. On comprend mieux la raison pour laquelle les musiciens sont repartis chez eux, près des leurs, dans leur île natale, afin de retrouver de l'amour, beaucoup d’inspiration et du calme. Une accalmie après la tempête, en somme.

Le public est conquis et tout doucement, les artistes sentent que la tension a disparu. Ils arborent des sourires, échangent quelques regards entre eux et demandent à l’auditoire de chanter à l’unisson. Les extraits de leurs précédents elpees comme « King and Lionheart », « Mountain sound » et « Lakehouse » côtoient les nouveaux titres tels que « Black Water », « Human », « I Of The Storm », « Backyard », « Crystals », « Wolves  Without Teeth » ou « Hunger ». D’un morceau à l’autre, la guitare électrique et acoustique, le glockenspiel, le tambour et la batterie se partagent des interludes musicaux plus sombres et parfois plus solennels. Parfois on se demande, si le groupe n’essaie pas de s’infiltrer, à travers les méandres de nos âmes… Malgré le spleen de leurs compos, l’assistance est sous le charme, subjuguée par les voix angéliques des deux interprètes.

La fin de parcours se révèle plus optimiste, surtout grâce au concours de la trompette, du trombone et de l’accordéon. Le refrain notoire de leur tube planétaire, « Little Talks », est chanté en chœur en compagnie de la foule. La chanteuse Nanna déambule sur l’estrade, poussé par un désir irrésistible de partager sa joie sur le podium. Cependant, avant de conclure ce concert, les deux acolytes, touchés par l’épisode parisien, délivrent un message de paix à travers les trois derniers fragments musicaux intitulés « Organs », « Dirty Paws » et « We Sink ».

Of Monsters and Men est un groupe talentueux qui a mûri au fil du temps. L’insoutenable légèreté du premier opus, symbolisé par une jeunesse insouciante, a laissé la place à une gravité de la réalité, tout au long de son dernier elpee…  (Voir aussi notre section photos )

Setlist : A Thousand Eyes – Empire – King and Lionheart – Black Water – Mountain Sound – Slow life – Human – Backyard – Crystals – Hunger – Little Talks – Six weeks – Organs – Dirty Paws – We Sink.

(Organisation : Live Nation)


 

 

 

 





 

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