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Spectrale
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Texas
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Qu’elle est belle la jeunesse !

Écrit par Akim Serar - jeudi, 09 mai 2013
Image
Oscar and The Wolf
Ancienne Belgique (AB Club)
Bruxelles
09-05-2013

Une rencontre improvisée sur le parvis de l’AB.
Un échange de bons procédés.
Une noire chevelure tombant sur le brun d’une veste en cuir, une ombre noire qui s’avance vers elle.
Un soleil radieux à ses côtés.
Des sourires de contentement et nos pas qui pénètrent dans l’antre.
Merci SophieSophie, car sans toi, je n’aurais apprécié qu’à moitié ce qui suit.
Et ce serait bien dommage…

C’est au trot que je saisis les Horses par les rennes.

Les animaux semblent calmes.

Ils sont jeunes. Très jeunes. Et affichent déjà pas mal de maturité.

Ce qui dans notre paysage musical n’est vraiment plus incompatible, du reste.

Charmant sans être incisifs, je les trouve plutôt agréables.

Me laisse bercer par la mélancolie contenue qui s’échappe de leurs mélopées.

Puis dans un élan fugace, les montures s’emballent subitement et partent au galop sous un tonnerre d’applaudissements.

C’est qu’effectivement, quand les Horses se la jouent sauvage, il est difficile de rester insensible à ce type d’envolées où mélancolie et désespoirs s’unissent dans une montée fulgurante.

Une recette certes éculée, mais qui fonctionne toujours quand elle est pertinemment appliquée.

Petit bémol : vu la banalité du nom de scène, il sera bien difficile de les distinguer dans la masse des chevaux fous et ils seraient bien avisés, au moins, d’ajouter un adjectif devant celui de leur canasson.

Dans l’interlude permettant au staff technique de s’affairer, je distingue difficilement quelques rides dans l’assistance, au milieu de tous ces visages prépubères.

Des filles, des filles, des filles.

L’aura de Max Colombie n’est donc pas une histoire qu’on lit aux enfants.

Si Pierre criait au loup intempestivement, Oscar l’a depuis longtemps apprivoisé de sa voix capable de percer les mystères bleutés des amours ombragées.

Ainsi, presque sur la pointe des pieds (à pas de loups, bien sûr !), aussi naturellement qu’une brise d’été se posant sur une nuque dorée, la musique d’Oscar And The Wolf se déploie magistralement dans l’air confiné de l’AB Club, qui soudain prend des allures de chapelle.

La gravité solennelle de quelques notes éparses enveloppant cet organe vocal et ce n’est plus de musique mais d’ensorcellement dont il est question.

Alors que les nouvelles compositions offrent de nouvelles pistes à suivre, pistes suavement sinueuses et tortueuses, les extraits de « Summer Skin », la seule trace réellement tangible d’une discographie encore balbutiante, amarrent nos cœurs qui chavirent dans un port d’oubli et d’abandon où l’on revient inlassablement une fois goûté ce fruit vénéneux.

« Ribbons », « Orange Sky », « All We Want », comme autant de potales où viennent se nicher les rêves et illusions  d’une jeunesse éternelle.

C’est sans artifice que le groupe se livre, sans ambages. 

Avec un naturel frondeur et déconcertant.

Sans attacher d’importance aux choses futiles, en se concentrant sur l’essence de sa musique, tournoyant autour de l’incroyable voix de son chanteur charismatique qui malgré un look improbable, capturerait un lion à mains nues, ce groupe est l’un des trésors les mieux gardés de notre si excitant vivier, et son album à paraître va sans doute les positionner un peu plus près de la place qu’ils méritent. A savoir le firmament.

Au final, les onze titres joués ce soir n’ont rien dévoilé que je ne savais déjà.

Je le crie haut et fort, à qui veut l’entendre : 'Au loup !!!!!!!!'

(Organisation : AB)

 





 

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