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Un ange de lumière qui transparaît au cœur de la nuit…

Écrit par Didier Deroissart - jeudi, 27 octobre 2016
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Passenger (UK)
Ancienne Belgique
Bruxelles
27-10-2016

Passenger est né en 2003. Michael ‘Mike’ David Rosenberg et son ami Andrew Philips en sont les fondateurs. Mais le groupe a splitté en 2009, malgré la réalisation d’un premier elpee. Mike décide alors de poursuivre l’aventure en solitaire, en conservant le patronyme. Il choisit l’Australie comme pays d’adoption, et se produit alors régulièrement dans la rue, seul, armé de sa sèche. Ce qui va lui permettre de décrocher régulièrement des premières parties. Il enregistre même trois albums, avant de connaître un méga hit, en 2012, « Let Her Go ». A ce jour, le titre affiche plus d’un milliard de vues sur YouTube. Depuis, Passenger est de nouveau un groupe, puisque Michael a engagé des musiciens pour l’épauler. Un quatuor réunissant un bassiste, un guitariste, un claviériste et un drummer.

Ce soir, le Cirque Royal est sold out. A 18 heures, il y a déjà une file d’attente d’une cinquantaine de mètres, avant de pouvoir pénétrer dans la salle. La tournée se déroule d’ailleurs ‘à guichets fermés’, presque partout où elle passe.

Grégory Alan Isakov assure la première partie. Comme tout au long du périple de Rosenberg. Né à Johannesburg (Afrique du Sud), ce singer-songwriter a cependant émigré à Philadelphie, en Pennsylvanie. Coiffé d’un chapeau de cow-boy, cet artiste se sert d’une gratte semi-acoustique et d’une loop machine comme percus. Et elles sont bien tranchantes. Sa voix me rappelle quelque part celle d’Angus Stone. Quand à la musique, bien que trempée dans l’americana, elle est particulièrement vitaminée…

La set list de Passenger va réserver une large place aux titres de son dernier opus, « Young As The Morning Old As The Sea ». Tous les musicos disposent d’une estrade. Seul Mike, flanqué de sa gratte semi-acoustique s’installe en avant-scène. A l’arrière, on remarque la présence d’un énorme dispositif de jeux de lumières.

« Somebody's Love » ouvre le set. Un extrait du dernier LP. Empreint de douceur et de mélancolie, cette chanson nous entraîne au cœur d’un monde féerique et onirique. Les ivoires et la guitare solo y sont bien mis en exergue. Mais c’est surtout sa voix particulière qui fascine, une sorte d’hybride entre James Blunt, James Bay et Damian Rice. Dès la chanson achevée, il salue le public. Véritable perle, « Life's For the Living » permet à la gratte de Mike de s’envoler. Il introduit humoristiquement « If You Go », un nouveau morceau. Il lui arrive d’ailleurs de plaisanter longuement entre chaque titre. Projetés depuis l’arrière, les lumières sont capables d’inonder tant la scène que les premiers rangs. Impressionnant ! Pendant « 27 » (« Whispers I »), Mike incite la foule à frapper dans les mains. Moralité, on n’entend pratiquement plus les autres musicos, surtout que le son de la six cordes du leader a gagné en puissance. Mike brille autant en solo que soutenu par son groupe. Nonobstant son humilité, il parvient à transcender l’auditoire. Un geste de la main et il réagit au quart de tour. Le reprise de « The Sound Of Silence » de Simon & Garfunkel constitue le premier moment de recueillement. Le light show devient carrément aveuglant et on a l’impression qu’un ange de lumière transparaît au cœur de la nuit.

Des lumières qui passent au rouge pour « I Hate » (« All the Little Lights »). En fin de parcours, le refrain est repris en chœur par la foule, littéralement chauffée à blanc. Il attaque « Young As The Morning Old As The Sea » en solitaire et y vide ses tripes. Il n’oublie pas d’interpréter l’inévitable « Let her go ». Ce sera un autre grand moment du show. L’adaptation du « Graceland » est superbe ! Et c’est « Scare Away the Dark » (« Whispers I ») qui clôt le show. Mike est ses musicos vident les lieux. Mais le public continue de scander le refrain en attendant leur retour. Rappel que le band accordera en l’entamant par « Home », et le terminant par « Holes ».

(Organisation : Live Nation + Botanique)

 





 
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