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La Pat’ d’un virtuose…

Écrit par Didier Deroissart - mardi, 03 juin 2014
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Pat Metheny Unity Group
Ancienne Belgique
Bruxelles
04-06-2014

Votre serviteur a vécu un grand moment, ce jeudi 4 juin, au 110 du Boulevard Anspach. S’y produisait le mythique guitariste Pat Metheny, soutenu pour la circonstance par The Unity Group, son backing band. Le public est venu assister en nombre à ce concert ; on peut d’ailleurs considérer que l'Ancienne Belgique est sold out. Pas de supporting act. Faut dire que le show va s’étaler sur trois heures. Partagé en trois parties, il va se focaliser sur les albums « The Unity Group », paru en 2012 et, « Kin », début de cette année ; et nous réserver des duos plutôt audacieux avec chacun de ses musiciens. Un spectacle organisé dans le cadre des VW Spring Sessions.

Patrick Bruce Metheny est né le 12 août 1954, à Lee's Summit, dans le Missouri, aux Etats-Unis. Guitariste de jazz, il se produit en concert, plus ou moins, deux cent fois par an. Le premier album de Pat Metheny est paru en 1976. Depuis, il en a publié une cinquantaine. Mais il a surtout acquis sa notoriété à travers ses multiples collaborations. Et notamment auprès de Herbie Hancock, Joni Mitchell, Chick Corea ainsi que David Bowie pour le tube « This Is Not America »…

Pat monte sur l’estrade. Et interprète en solo « Into The Dream/The Sound Of Water », en se servant d’une guitare à double manche. Apparemment, il s’agit d’une 18 cordes électro-acoustique. Et dès le départ, on est subjugué par sa maestria. On est entraîné dans un périple sonore empreint de douceur, au cours duquel le mélomane ferme les yeux pour mieux l’apprécier. Dès « Come And See », le Unity Group vient rejoindre Pat sur les planches. Un line up impliquant Ben Williams à la contrebasse et à la basse, Antonio Sanchez aux drums, Chris Potter au saxophone ainsi qu’à la flûte traversière et à bec ; sans oublier le multi-instrumentiste Giullio Carmassi. Que ce soit au buggle, à l’orgue ou à la trompette, ses interventions circonstancielles seront néanmoins remarquées. De ce premier volet d’une durée de 70 minutes, j’épinglerai « Roofdogs », « The Bat » et « James ».

Avant d’attaquer le second, Pat prend la parole et nous annonce qu’il sera consacré au long playing « Kin ». En fond de scène, on remarque la présence de six automates sortis tout droit du dix-neuvième siècle. Ces machines musicales sont pilotées électroniquement et elles sont destinées à enrichir la musique, pourtant déjà complexe de Metheny. Deux armoires recèlent des bouteilles de dimensions différentes. Elles ont également été remplies à des niveaux différents. Et vont servir de tuyaux d’orgue. Les autres automates contiennent des vibraphones aux mailloches qui bougent toutes seules, des clochettes, des cymbales ou encore des tambours. Outre le titre maître, « Rise Up », « Born » et « One Day » y sont interprétés, dans ce contexte.  

Le troisième volet est consacré aux duos. Pat et Ben pour « Bright Size Life », Pat et Chris pour « Bluesette » (NDR : soit dit en passant, un bel hommage rendu à Toots et à la Belgique), Pat et Giulio pour « Dream Of The Return » et enfin, Pat et Antonio pour « Go Get It ».

Ces exercices de style achevés, « Have Your Heard » nous invite à faire un bond d’un quart de siècle en arrière. Et pour cause, ce morceau date de 1989 ; c’est même un extrait de l’elpee « Letter From Home ». Pat casse une corde. Le temps de changer de gratte, et c’est reparti. Enfin, pas tout à fait, puisqu’il s’agit du dernier titre du concert. Pas trop le temps de gamberger, puisque 5 minutes plus tard, l’équipe au grand complet remonte sur le podium. Pour se frotter à « Are You Going With Me », une plage kilométrique qui figurait sur l’elpee « Off Ramp », gravé en 1982. Lors du second encore, Pat revient en solitaire. Armé uniquement de sa gratte, il va nous réserver un pot-pourri de ses succès « Phase Dance/Minuano(Six Eight)/As It Is/This Is Not America/Last train Home ».

A l’instar de Carlos Santana, Steve Vai, Eric Clapton, Marc Knopfler, Joe Satriani, Jeff Beck et Slash, Pat Metheny est une légende vivante de la guitare. Aussi, votre serviteur estimait qu’il était de son devoir d’être présent à ce spectacle. 180 minutes, c’est sans doute un peu long. Même si c’est un concert de jazz. Cependant, quand on assiste à celui de Metheny, ce n’est pas l’artiste qu’on regarde, mais ses doigts qui parcourent le manche de sa guitare. De ses guitares, qu’il change pratiquement après chaque morceau. C’est alors qu’on se rend compte de son immense talent. De sa virtuosité. Et que son statut de légende n’est pas usurpé.  

(Organisation Ancienne Belgique et Jazztronaut)





 
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