Butterscotch Hawaiian reste dans les parages

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Un parfum encore trop volatil…

Écrit par Béber - mardi, 11 septembre 2012
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Perfume Genius
Ancienne Belgique
Bruxelles
11-09-2012

Pour la rentrée, l’Ancienne Belgique avait frappé un grand coup, en invitant Perfume Genius, le projet de Mike Hadreas, un étasunien issu de Seattle. Quelques mois seulement après avoir fait salle comble, dans le cadre des Nuits Botanique, et après avoir été logiquement invité au festival de Werchter, l’Américain revenait en Belgique. Pour ce spectacle, la salle est disposée en configuration semi-assise, mais n’affiche pas complet.

Il revenait à Indians, le projet de Søren Løkke Juul, un Danois natif de Copenhague, d’ouvrir la soirée. Signé chez 4AD, il a publié, à ce jour, deux singles. Il pratique une musique hybride, fruit de la rencontre entre analogique et numérique. Son style est atmosphérique et expérimentale. Vu ce que les vidéos postés sur la toile avaient montrés de cet artiste, j’ai donc préféré m’abstenir….

A 21h00 pile, Mike Hadreas monte sur l’estrade. Malgré ses 27 balais, il paraît très jeune. On lui en donnerait vingt, à tout casser. Il est accompagné d’un drummer et d’un préposé aux nappes sonores. Le leader s’installe derrière ses claviers. Et ne décollera plus de son tabouret qu’à de rares exceptions. Quant à ses acolytes, ils sont tout aussi statiques. Dès qu’il prononce les premiers mots, on est subjugué par son timbre androgyne, qu’il maîtrise à la perfection. Sa voix me fait même clairement penser à Antony des Johnsons voire à Boy George. Il en est même particulièrement proche tout au long de « No Tear », un morceau totalement bouleversant. Les titres de son dernier opus, « Put Your Back N 2 It », se succèdent. Le répertoire oscille entre chansons langoureuses et compos plus entraînantes. Une toile de fond : ses ivoires. Et une même trame : des textes mélancoliques. Parmi les moments forts du concert, on épinglera « Take Me Home », « Hood » ou encore la reprise du « Helpless » de Neil Young, qu’il interprète en solo, uniquement au piano.

L’alternance entre morceaux plus remuants et paisibles est a priori un bon choix pour le répertoire d’un concert. Malheureusement, cette sélection m’a semblé, ce soir, peu judicieuse. Et pour cause, elle n’a jamais permis au public d’entrer véritablement dans l’univers de Perfume Genius. D’autant plus que le set n’a duré qu’une heure ; et puis que Mike a la fâcheuse tendance à achever ses morceaux d’une manière impromptue, laissant ainsi le mélomane sur sa faim. En outre, on ne peut pas dire que le trio soit composé de bêtes de scène. Et sans le moindre visuel, difficile d’adhérer à un projet aussi spartiate. Finalement, entre l’écoute de l’album et le concert, il n’y avait pas grande différence. A mon avis, ce type de spectacle aurait bien plus d’impact au sein d’une salle de plus petite taille.

Une certitude, l’Américain de manque pas de talent. Mais ce soir, on avait l’impression qu’il avait le trac. Une assurance qu’il ne pourra acquérir qu’au fil du temps et des concerts. C’est ce qu’on appelle de l’expérience. 

(Organisation AB)

 





 

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