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Un kangourou poursuivi par un cow-boy…

Écrit par Didier Deroissart - mercredi, 07 juin 2017
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Pierce Brothers
ABClub
Bruxelles
07-06-2017

Soirée ‘kangourou’ à l’AB, ce mercredi 7 juin. Au programme, en supporting act, Coby Grant ; et en tête d’affiche, les jumeaux Pierce. Les frères Pierce sont issus de Brisbane, mais c’est à Melbourne qu’ils ont fait leurs débuts artistiques. Dans la rue. Ils reconnaissent pour influences majeures John Butler Trio et Mumford and Sons. Ces multi-instrumentistes privilégient, en outre, le DIY. Ce qui ne les a pas empêché de vendre plus de 50 000 copies de leur premier Ep, sur une structure indépendante. Depuis, ils ont signé sur un label major…

Le supporting act est assuré par une plantureuse blonde aux cheveux longs. Simplement vêtue d'une robe à fleurs, Coby Grant est armée d’une gratte semi-acoustique. Elle est seule en grimpant sur l’estrade. Suave et sucrée, sa voix évoque celle d’Alanis Morissette. Sa musique nous entraîne au cœur du grand bush australien. Elle va puiser au sein de ses deux elpees, « I Was Young », paru en 2014, et « Is In Full Colour », en 2012, pour opérer ce périple. Pas de nouvelles compos prévues dans sa set list. Coby signale qu'elle va interpréter quelques chansons d'amour. Elles seront tendres et agréables à l’écoute. D’ailleurs, en une demi-heure, elle va charmer la foule –qui enfle, au fil des minutes– recueillant de chaleureux applaudissements…

Place ensuite aux Pierce Brothers. Jack se consacre aux percus (tom basse, tambour africain, cymbales), mais aussi au didgeridoo (instrument à vent aborigène) ainsi qu’à l’harmonica. Pat se réserve la guitare, qu’elle soit sèche, électrique ou semi-acoustique. Et imprime le tempo à l’aide d’une grosse caisse, en appuyant sur une pédale, posée devant son pied gauche. Le tandem va nous présenter de larges extraits de « The Records Were Ours », un Ep huit titres sorti en mai dernier.

Dès son entrée en scène, la fratrie est vivement acclamée. Faut dire que la diaspora australienne a débarqué en nombre. Et elle va mettre de l’ambiance, pendant ce concert. En 2015, le tandem avait assuré le supporting act d’autres compatriotes, The Cat Empire, dans la grande salle de l’AB. Et il avait fait belle impression, malgré la bronchite de Jack. Qui se soir, confesse avoir une petite extinction de voix. Décidément !

Jack salue le public, en français, en anglais et en néerlandais. Le set s’ouvre par « It's My Fault ». Pat excelle à la sèche. Jack le soutient aux backing vocaux et frappe ses mains sur les bords de la guitare. Il est vraiment hanté par les percus, mais nous balance déjà un aperçu de ses aptitudes à l’harmo. Il souffle ensuite dans son didgeridoo. Tiens, Marcus Mumford assiste au spectacle, dans la salle. Et paradoxalement, à cet instant, la musique des frangins me fait plutôt penser à celle de… Mumford and Sons voire de The Lumineers… Jack cogne ses baguettes, tour à tour sur son tom basse ou sur la caisse en bois de la guitare de son frangin.

Après ces 4 minutes de folie pure, le duo attaque « Amsterdam », une compo écrite en hommage à cette ville où il est particulièrement populaire. Les percus sont généreuses, la gratte est incisive. « Follow Me Into The Dark » vous pénètre en douceur et en profondeur (NDR : comme le signalerait si bien Arno). Le public reprend en chœur les onomatopées du  refrain…

« Black Dog » nous entraîne de l’autre côté de l’Atlantique. Dans les grandes plaines, plus précisément. Jack souffle dans son harmonica alors que Pat se concentre sur sa gratte lors de ce titre aux accents country/americana. Chaque fois que Jack met la gomme aux percus, l’intensité et la température montent d’un cran. Alors, chaud boulette, le public frappe des pieds et dans les mains. Pendant « Overdose », Jack cumule micro et percussions. Il tapote à nouveau ses baguettes sur le bord de la gratte de son frère. Mais énergique, ce morceau de folk adopte un profil davantage yankee (NDR : pensez au boss !) qu’antipodal. Jack pique la sèche de son frère pour aborder le plus paisible « Blind Boy Run ». Ce dernier n’a plus qu’une alternative : récupérer une six cordes électrique. A cet instant, l’expression sonore baigne au sein d’un americana classieux. Véritable bête de scène, Jack s’approche du bord de l’estrade et tape du pied, pour mettre l’ambiance. Tout le public réagit au quart de tour. Jack vient se mêler au public et il martèle les baffles en bord d’estrade.

Pat a conservé sa gratte électrique pour « Take A Shot ». Jack reprend son harmonica. Pour aborder « Self Portrait », Pat s’assied afin de se focaliser sur la semi-acoustique. Jack ne tient plus en place. Et ses interventions au didgeridoo font mouche. Il passe ensuite aux percus africaines et vient ensuite aider son frère en appliquant ses doigts sur le manche de sa gratte. A cet instant, on a l’impression de voir un kangourou poursuivi par un cow-boy. Et « Genevieve » (NDR : c’est leur frangine) est du même style. Si les harmonies vocales sont savoureuses, la compo vous incite surtout à esquisser un pas de danse.

« Golden Times » constitue le sommet du spectacle. Pat est à la sèche. Jack empoigne son didgeridoo et colle l'harmo devant la bouche de son frère. Tonnerre d'applaudissements dans l’auditoire ! Jack martèle le plancher à l’aide de ses baguettes. Et avant de souffler derechef dans son didgeridoo, il replace l’harmo devant les lèvres de Pat. Le show se termine par « Brother ».

Pas la peine d’insister, il y aura un rappel. Au cours duquel le duo va nous réserver « The Records Were Ours », le titre maître du nouvel Ep. Et puis en final, « Flying Home ». Sculpté dans la country, il nous invite à retraverser les grandes plaines de l’Ouest…

Pierce Brothers se produira en concert ce 6 août à Floreffe, dans le cadre du festival Esperanzah, et le lendemain, à Bruxelles, dans celui du BSF.

(Organisation: Ancienne Belgique)





 
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