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Pas un grain de sable, dans cette belle mécanique…

Écrit par Stéphane Reignier - jeudi, 14 mai 2015
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Recorders
Alhambra
Mons
15-05-2015

Le 15 mai, Broadcast Island et Birdy Hunt assuraient le supporting act d’un des groupes les plus en vogue sur la scène belge, à savoir Recorders.
C’est dans l’enceinte de l’Alhambra, salle charismatique située en plein cœur de la Capitale Européenne de la Culture, que se déroulait l’événement du jour. Si le son était de mauvais à moyen au fur et à mesure du déroulement des différents spectacles, l’ingénieur son s’en est plutôt bien tiré lors de la troisième prestation ! L’endroit souffre en effet de l’effet désastreux de trop nombreux échos difficiles à maîtriser, semble t-il…

Place à Broadcast Island. Autant le dire, même s’ils manquent ici et là d’un peu de précision dans le jeu, que les quatre gaillards, à l’allure juvénile, ont livré un show bien croustillant et percutant !

Passionnés de musique, les Bruxellois se sont déjà forgé une solide expérience. Intitulé « Everyone say Yeah ! », leur Ep leur a permis de pénétrer au sein de la jungle musicale. C’était en 2012 et le band militait alors sous le patronyme de Hey Yeah.

Après six ans d’existence, il a tout simplement décidé d’en changer. Comme une envie de se reconstruire, faire fi des erreurs du passé et embrasser de nouvelles ambitions.

Convaincant à souhait, BI enchaîne les dates et se voit même proposer le circuit tant envié de salles plus importantes telles que l’AB Club (en 1ère partie de Minéral, projet du guitariste d’Archive, Craig Walker), le Botanique (de Strypes), le Belvédère (d’Intergalactic Lovers) ou encore dans le cadre du BSF. C’est dire l’engouement dont il fait alors l’objet !

Etrangement, la voix du singer n’est pas sans rappeler un certain… Morrissey. Ce mimétisme bien involontaire trouble parfois !

Leur fer de lance ? Le rock ‘rentre dedans’ ! Ils sont jeunes, talentueux et en ont dans le pantalon. J’ai hâte de les revoir lorsqu’ils auront pris quelques années de bouteille !

C’est ensuite au tour de Birdy Hunt de titiller nos récepteurs auditifs. Et c’est un euphémisme… Ces Parisiens ont partagé une même affinité musicale commune lors d’une soirée festive.

Très vite, les répétitions s’enchaînent et donnent naissance à une salve de titres pêchus !

S’ensuit une tournée d’une quinzaine de dates en Angleterre, terre promise du bon son. Le retour sur investissement est immédiat. Les gars se forgent rapidement un nom dans ce milieu très fermé !

Cette escapade les entraîne dans les studios londoniens de Denmark Street. Un premier album est gravé en 2008. Malheureusement, il restera inédit !

La véritable consécration arrive en 2011. Des concerts à gogo, une participation à la sélection SFR Jeunes Talents pour le Printemps de Bourges et les ‘Avant Seine’ de Rock en Seine.

Finaliste du prix RLM l’année dernière, Birdy Hunt publie « Shoplift ». Une claque !

Proposant une expression sonore sise à mi chemin entre les Killers et Bloc Party, le set prend la forme d’une thérapie de groupes aux dépressifs qui auraient eu la bonne idée de se fondre dans la fosse !

Ces gamins, poseurs, arrogants, mais très professionnels sont taillés pour le ‘live’ ! Ils ont assuré comme des grands ! Quelle prestation !

La cohésion entre les musiciens en dit long ! Ici, pas de place pour l’individualisme !

L’enseigne lumineuse placée au fond de la scène et les LED à l’intérieur des fûts du drummer communiquent même des réminiscences seventies. Grandiose !

Recorders avait l’honneur de clôturer ce mini festival. Adoptant une ligne de conduite plus commerciale que ses deux prédécesseurs, le groupe cultive une pop mélancolique assez classique, mais aux accents pop/rock issus de l’Oncle Tom, le tout stimulé par des beats métronomiques et balayé de nappes de synthé atmosphériques.

Gordon, le leader du band, fonctionne au diesel ! Quoique formé en 2006, le premier album ne tombe dans les bacs qu’en 2014. Mixé par Tony Hoffer (M83, Phoenix, Air, Beck, The Fratellis), à Los Angeles, et financé partiellement grâce au Crowdfunding, « Above The Tide » permet au groupe de décrocher plus ou moins 70 dates (dont une mini tournée en Angleterre) et s’assurer de l'airplay sur Pure FM et Studio Brussel, depuis 2012.

Propulsés au rang médiatique par le clip « Purple and Gold » qui a recueilli plus de 50 000 vues dès la première semaine, Gordon Delacroix, Alexandre Meeus, Arnaud de Ghellinck et Florian Donnet (il fêtait ses 25 printemps) s’étaient grimés le visage comme d’habitude. Une manière comme tant d’autres d’affirmer une identité un peu tribale. Seul Pierrick Destrebecq, le drummer, ne s’était pas livré à ce rituel. Comme pour se distancer des autres…

Durant près d’une heure, le combo va balancer une salve de titres tous plus festifs et entraînants les uns que les autres, oscillant de « Kelly » à « Someone Else's Memory », en passant par « 85 MHP » et « Colorimetic ». La tristesse et l’amertume n’ont pas leur place dans la setlist.

Le batteur s’en est livré à cœur joie tout au long de « Wolf Drums ». Son drumming est d’une précision incroyable ! Il percute sans vergogne fûts, caisse claire, grosse caisse et diverses cymbales de manière incisive et sans la moindre hésitation ! La maîtrise de cet instrument de musique ne s’improvise pas ! A bon entendeur…

La formation a interprété un titre du prochain elpee qui sortira tout prochainement, histoire de goûter le dessert avant le menu principal, en quelque sorte. La patte sonore est toute aussi reconnaissable. Ce qui n’est pas de nature à augurer des surprises… Wait and see !

En guise de clôture, « Beach » a rappelé qu’il était temps de se dire au revoir. Le marchand de sable n’était en effet plus très loin, même s’il n’a jamais enrayé du moindre grain, cette belle mécanique…

(Organisation : Alhambra)





 
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