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Une atmosphčre paradoxalement douce et sulfureuse…

Écrit par Stéphane Reignier - jeudi, 24 novembre 2016
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Rive
Cense de Rigaux
Frasnes-lez-Anvaing
24-11-2016

Dans certains pays, le 24 novembre se fête ; on y célèbre les récoltes et on rend grâce des bonheurs reçus pendant l’année. C’est la ‘Thanksgiving’ !
Au pays des Collines, ce jour rencontre une toute autre signification ! On y savoure le deuxième anniversaire des ‘Jeudis Oui’ ; soirées organisées sur fond d’afterwork bobo !
Direction donc Frasnes-lez-Anvaing et plus précisément son magnifique cadre de la Cense de Rigaux, un ancien corps de ferme gracieusement réhabilité, avec goût et raffinement… Un Dj bien connu de la région (NDR : il est également membre du groupe Zénith) a la lourde tâche de mettre le souk. C’est le plat consistant.
Fort heureusement, la digestion de ce mets indigeste est facilitée par une entrée délicieuse. Et ce sera en supporting act. Rive sert donc d’hors d’œuvre.

 

A la tête de cette formation originaire de Bruxelles, un binôme. La belle, Juliette Bossé, d’un côté ; et la bête, Kevin Mahé, de l’autre.

La première est une jolie. Blonde, filiforme, elle est vêtue de noir pour la circonstance. Elle pousse la chansonnette (accessoirement) ! Et dans la langue de Voltaire s’il vous plaît ! Sa voix est éthérée et fragile ! Un brin torturée même…

Le second est coiffé d’une casquette. Son regard est étrangement fixe et hagard ! On dirait un zombie tout droit sorti de la série à succès ‘Walking Dead’ ? Chacun jugera… Son truc à lui, ce sont les rythmiques endiablées !

D’emblée, votre serviteur (batteur lui aussi !) examine cet homologue ! L’instrument est on ne peut plus épuré : charley, snare, grosse caisse, floor tom et une cymbale ride. Des loops intelligemment construits viennent heureusement remplir l’espace sonore.

Lorsqu’il se place derrière les fûts, ce gars est complètement habité par sa musique ! On dirait un autiste ! Ses frappes sont mesurées, calculées et ‘décibelées’ à outrance ! Tantôt, elles claquent sur les peaux, comme par réflexe communautaire ! Tantôt, elles sont posées sensuellement, comme les mains d’un homme caressant le corps fragile d’une femme ! A chaque mouvement, ses yeux se révulsent. L’orgasme ne devrait pas tarder…

La donzelle propage des nappes de synthé. Ses mains ondulent allègrement, lorsqu’elle les pose sur son clavier ! Plus rarement, elle pince les six cordes électriques.

Ce tandem s’est formé, il y a un an seulement. Et ils se sont vite fait remarquer, décrochant des prix au dernier Franc’Off de Spa et au Bota, dans le cadre du concours ‘Du F. dans le texte’…

Le duo est venu présenter un premier Ep (prometteur) intitulé « Vermillon ». Il devrait sortir, selon toute vraisemblance, début 2017. Il a été enregistré au Rare Sound Studio de Remy Lebbos (Nicolas Michaux, Great Mountain Fire).

La musique de Rive campe un hybride entre electro et dream pop. Les compos baignent au sein d’un univers qui navigue à quelques encablures d’Air et Sébastien Tellier. Mais évoquent plutôt Cats on Trees pour sa fraîcheur ainsi que la complicité qui s’établit entre les deux musicos. Comme si un lien fraternel les unissait. Beaucoup de regards sont échangés ! Une belle histoire s’y cache, très vraisemblablement…

Les morceaux s’écoulent paisiblement entre fond nostalgique et onirisme ! Le jeu et la présence scénique sont simplistes, certes ; mais empreints de charme et d’émotion.

Si le concept n’est pas neuf et a déjà été moult fois reproduit, il prend une dimension toute particulière ici ! Les causes en sont sans doute protéiformes ! L’implication du drummer ? La fébrilité de la vocaliste ? Le chant en français ? L’alchimie entre les comparses ? Peu importe après tout ! Ca fonctionne ! C’est l’essentiel !

Le duo est à la tête d’une huitaine de chansons. C’est insuffisant ! Le set, d’une durée de trente minutes à peine, laisse un goût de trop peu. De quoi susciter une certaine amertume chez les aficionados qui se sont laissés bercer par cette atmosphère paradoxalement douce et sulfureuse !

La dernière chanson se termine autour d’un piano quatre mains ! Une dernière touche qui sonne comme un sacré happy end !

Les applaudissements fusent de toute part ! Sûr qu’on devrait parler d’eux très prochainement ; et en bien !





 

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