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Une impression de déjà vu… et entendu…

Écrit par Didier Deroissart - vendredi, 09 juin 2017
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Roger Hodgson +Band
Cirque Royal
Bruxelles
09-06-2017

Roger Hodgson et Rick Davies étaient les leaders de Supertramp, une formation responsable d’une dizaine d’albums (NDR : dont les incontournables « Crime Of The Century » et « Even In The Quietest Moments ») de rock dit progressif. Roger Hogdson est sans conteste l’un des auteurs/compositeurs les plus doués de sa génération. La voix légendaire de tous les hits de Supertramp a notamment chanté́, écrit et composé « Give a Little Bit », « The Logical Song », « Dreamer », « Take the Long Way Home », « Breakfast in America », « It’s Raining Again », « School » et « Fool’s Overture » Des compositions devenues intemporelles ; et certaines, des tubes, encore diffusés aujourd’hui en radio. En outre, au cours de son existence, le groupe a vendu plus de 60 millions de disques. Un véritable phénomène mondial !

Pas de supporting act ce soir. Mais il fallait quand même débourser 50€, outre son sésame, si on souhait assister au soundcheck et y poser pour une photo en compagnie de l’artiste, avant qu’il ne la dédicace. Ah, ce marketing !

Le retour de Roger Hodgson constitue toujours un évènement particulier. L'artiste est très apprécié par le public noir-jaune-rouge et il lui rend bien, en ‘live’. Chaque fois qu’il se produit en Belgique, c’est sold out ! D’autant plus qu’il aime, tout particulièrement, se produire au Cirque Royal. Il le déclare dès qu’il grimpe sur le podium. Il est alors précisément 20h15. Il sait également qu’il bénéficie d’une fanbase plus que conséquente. Et il le signalera à plusieurs reprises. Roger est un artiste attachant, sympathique et d’une simplicité déconcertante. Sur le podium, le décor est sobre. On y retrouve les habituelles plantes vertes placées dans le dos des musiciens (NDR : à force d’être trimballées aux quatre coins de la planète, elles ne doivent d’ailleurs plus être très fraîches) ! L’éclairage est subtil et se focalise sur les artistes. Hodgson chante et se consacre tour à tour aux claviers, au piano (à queue), à la gratte acoustique ou électrique. Il est épaulé par quatre fidèles partenaires : le multi-instrumentiste Aaron Macdonald (saxophone, mélodica, fifre, flûte traversière, harmonica, synthétiseur etc.), le drummer Bryan Head, le bassiste David J Carpenter et le préposé aux synthés Kevin Adamson.

Le show est partagé en deux parties séparées d’un entracte de 15 minutes. Et la setlist réunit la plupart des hits de Supertramp. Qui a dit nostalgie ?

Le premier acte s’ouvre par « Take The Long Way Home », un extrait de l'elpee « Breakfast in America », paru en 1979. Si le light show privilégie alors les teintes bleues et roses, un faisceau de couleur blanche se focalise sur Aaron, lorsqu’il souffle dans son harmonica. Pour cette chanson, Roger siège derrière ses claviers. Son intervention aux ivoires est épatante. Une excellente entrée en matière. Résultat des courses : il est déjà longuement et chaleureusement applaudi par l’auditoire. A plus de 67 piges, il assure encore. Et malgré le temps, limpide, sa voix est restée intacte.

Le concert embraie par « School », un des titres phares de l'album « Crime Of The Century » ; et déjà la machine tourne à plein régime. Le leader a ainsi rapidement mis le public, son public, en poche…

Roger s’installe derrière le piano à queue pour « Lover In The Winds ». Moment propice au recueillement. A cet instant on a l’impression que l’auditoire boit les paroles du maître de cérémonie. Il revient vers son clavier placé à l’avant-scène pour « Breakfast in America », une pièce maîtresse. Les oreilles sont en extase ! Cette chanson a traversé les décennies sans perdre de son intensité. Et Aaron s’y révèle magistral aux cuivres.

Entre deux pièces, l'Américain d'adoption s'efforce de causer en français et ne manque pas de glisser quelques blagues pour détendre l’atmosphère. C'est ainsi, qu'en prélude à « Breakfast In America », Roger raconte que, lorsqu'il vivait en Angleterre, il rêvait de la Californie, tout simplement. « Hide In Your Shell » figure sur « Crime Of The Century », ce fameux long playing paru en 1974. Le véritable départ de la carrière de Supertramp. Cette compo évoque les thèmes du repli sur soi et de la folie.

Plus pop et caractérisé par ces claviers symphoniques en couches, « Puppet Dance » rappelle quelque part le Barclay James Harvest.

En 2000, Hodgson gravait l’elpee « Open The Door », dont il nous propose « Along Came Mary ». Il prétend que c’est la première fois qu’il la joue en live. C’est faux, il l’a déjà jouée, deux ans plus tôt, au même endroit. Mais la chanson a été revue et corrigée. En fait, on se demande, quand même, si on n’a pas déjà vécu un même spectacle. « A Soapbox Opera » (« Crisis? What Crisis? ») est vraiment excellent. Mais il y manque, quand même, un orchestre philharmonique. Et la première partie s’achève par « The Logical Song », moment choisi par Roger pour revenir aux claviers. Il emporte sa tasse et annonce un break de 15 minutes… 

Second acte. Dès le retour du band, la foule applaudit chaleureusement. Puis, le combo attaque deux extraits de « Breakfast In America ». Tout d’abord, « Child Of Vision » ; puis l’étrange et tendre « Lord Is It Mine », au cours duquel Roger siège derrière son piano. « Death And A Zoo » (« Open The Door ») est une plage construite comme un opéra rock. Si la mélodie est soignée, l’instrumentation est plutôt emphatique. Du Pink Floyd à la sauce Hodgson ! Le célèbre « Event In The Quietest Moments » n’est pas oublié; et après les inévitables tubes « Only Because Of You », « Had A Dream et « Dreamer », le concert se termine par l’incontournable « Fool's Overture », au cours duquel Roger est littéralement divin aux ivoires. Mais j’ai de plus en plus l’impression de regarder le même film, pour la deuxième fois…

En rappel on aura droit à « Two Of Us » et « Give A Little Bit ». Une petite dernière pour la route ? C’est ce qu’il nous déclare en introduction de cet avant-dernier titre. Il n'est que 22h30. Car il concède encore « It's Raining Again ». Pas de parapluie, cette fois-ci ouvert, au premier rang, comme en 2015, mais près de la sortie. Il ne sera pourtant pas cette fois, nécessaire de l’ouvrir, dès qu’on mettra le nez dehors. Heureusement, sans quoi, cette sensation de ‘déjà vu’ aurait été vraiment inquiétante. Pas vraiment envie de faire un voyage spatio-temporel…

(Organisation : AA Productions SPRL + Next- Step)

Setlist :

Première partie : « Take The Long Way Home », « School », « Lovers In The Wind », « Breakfast In America », « Hide In Your Shell », « Puppet Dance », « Along Come Mary », « A Soapbox Opera », « The Logical Song »

Deuxième partie : « Child Of Vision », « Lord Is It Mine », « Death And A Zoo », « Event In The Quietest Moments », « Only Because Of You », « Had A Dream», « Dreamer », « Fool’s Overture

Rappel : « Two Of Us », « Give A Little Bit », « It’S Raining Again »





 
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