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Une pluie de classiques...

Écrit par Didier Deroissart - samedi, 24 janvier 2015
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Roger Hodgson
Cirque Royal
Bruxelles
25-01-2015

Roger Hodgson et Rick Davies étaient les leaders de Supertramp, une formation responsable d’une dizaine d’albums (NDR : dont les incontournables « Crime of the century » et « Even in the quietest moments ») de rock dit progressif ; et puis de tubes encore diffusés aujourd’hui en radio, comme « Give a little bit », « Dreamer », « The logical song », « Take the long way home » et bien d’autres. Aussi, le retour de Roger Hodgson constitue toujours un évènement particulier, surtout quand il se produit au Cirque Royal. L'artiste est très apprécié par le public belge et il lui rend bien, en ‘live’. En supporting act, Natalia Doco est sortie de sa pampa argentine pour chauffer l’auditoire.

Natalia Doco est née à Buenos Aires, capitale de l'Argentine. A 21 ans, elle quitte son pays et parcourt le Mexique de long en large. Il y a un peu plus de deux ans, elle décide de tout plaquer et débarque à Paris, pour y vivre. En se servant de sa voix et de sa gratte. Elle apprend la langue de Molière. Elle est repérée par Serge Sabahi, un véritable découvreur de talents. Le courant passe immédiatement et une grande complicité s’établit entre Natalia, Serge et Jérémy Fréro, mais surtout avec Flo De La Vega. Une petite soirée romantique et ils ne se quittent plus. Au début, elle adapte des chansons d'Amy Winehouse, de John Lennon, d'Asaf Avidan et de Bob Marley. Puis, elle décide d’écrire ses propres compos. Interprétées en espagnol ou en anglais. Elle publie alors son premier elpee, « Mucho Chino », quelle interprète tour à tour dans la langue de Cervantès, Shakespeare ou Molière. Jacques Ehrhart, qui a produit « Chambre avec vue » d'Henry Salvador, « Sac des filles » de Camille et « Navega » de Mayra Andrade, se charge de la mise en forme. Natalia ne renie pas ses origines ni sa famille ; car son père était guitariste mais également fan de Led Zeppelin et de Chavela Vargas.

Ce soir, notre belle latino est seule sur les planches uniquement armée de sa six cordes acoustique. Quelques lampes sont allumées et accrochées au plafond. Le décor est planté. Et il est simple. Le Cirque Royal est sold out. Il est 18h00. Une heure inhabituellement avancée pour y assister à un spectacle.  

Il n’est pas évident d’assurer une première partie, surtout face à un public averti et exigeant. Mais Natalia a suffisamment de talent pour le séduire. Sa beauté naturelle. Son sourire ravageur. Son toucher de guitare. Aussi précis qu’efficace. Et puis surtout une voix tour à tour limpide, puissante, caressante, enfantine ou sensuelle. De quoi vous réchauffer le cœur.

Après être montée sur l’estrade, Natalia Doco signale qu'elle a discuté avec Roger et qu'il est sympa. Fou rire général. D’autant que son accent hispanique provoque une bonne humeur contagieuse. Le son est excellent. Faut dire que la salle s'y prête facilement. Dès la première chanson, le public se laisse entraîner dans l’univers empreint de charme et de fraîcheur de l’artiste. Et au fil du show, il l’applaudit de plus en plus chaleureusement. Elle dédie une chanson d’amour à son compagnon de route Flo, en espagnol, parsemé de quelques ‘Je t'aime’ en français. Elle adapte le « Je me suis fait tout petit » de Brassens. On n’entend pas une mouche voler. Et termine son set par un « Mucho Chino » magistral. Suffisant pour satisfaire un public qui a la nette impression d’avoir assisté au concert d’un grand talent en devenir…

Roger Hodgson aime venir en Belgique et notamment au Cirque Royal. Il le déclare dès qu’il débarque sur les planches. Il est alors précisément 19h00. Il sait également qu’il bénéficie d’un fanbase plus que conséquent. Et il le signalera à plusieurs reprises. C’est le boss de Classic 21 qui est venu présenter l’artiste. Roger est un artiste attachant, sympathique et d'une simplicité déconcertante. C'est son premier spectacle en 2015 et Bruxelles constitue la première date de la tournée 'Roger Hodgson's 2015 Breakfast in America World Tour'. Donc on doit s’attendre une majorité de titres issus de cet opus vendu à plus de 25 millions d'exemplaires. Sur le podium, le décor est sobre. On y remarque la présence des habituelles plantes vertes (NDR : à force d’être trimballées aux quatre coins de la planète, elle ne doivent plus être très fraîches…) En arrière-plan, sur la gauche, est tendue une grande toile bleue, sur laquelle figure le nom de l'artiste.

Hodgson chante, joue des claviers, du piano à queue, de la gratte acoustique ou électrique. Quatre musicos l’épaulent : Aaron Macdonald au saxophone, mélodica, fifre, flûte traversière, harmonica, synthétiseur etc., Bryan Head aux drums, Kevin Adamson aux synthétiseurs et David J Carpenter la basse. Finalement, la setlist va proposer de nombreux hits de Supertramp. Nostalgie, nostalgie…

« Take The Long Way Home », extrait de l'album « Breakfast in America », sorti en 1979, ouvre le show. Première chanson aux claviers. Un premier moment fort. L’artiste est déjà longuement et chaleureusement applaudi. Place ensuite à « Sister Moonshine », tiré de « Crisis? What Crisis? », paru en 1975. Roger empoigne alors sa six cordes acoustique. Et il nous berce de sa voix particulière mais tellement douce. Moment de recueillement, lorsqu’il se charge des ivoires pour « Lover In The Winds ». A cet instant on a l’impression que l’auditoire boit les paroles du maître de cérémonie. Il revient vers son clavier placé en avant-scène pour « Breakfast in America », une pièce maîtresse. Les oreilles sont en extase ! Cette chanson a traversé les décennies sans perdre de son intensité. Aaron Macdonald s’y révèle magistral aux cuivres. En 1987, Hodgson a été victime d'une mauvaise chute et s’est brisé les deux poignets. Les médecins avaient signalé à Roger qu'il ne pourrait plus jamais jouer d'un instrument de musique. C'était mal connaître l'artiste. Un an et demi plus tard, à force de volonté et de soins, il recommençait à en jouer. Quelle volonté ! Et en 2000, il gravait l’elpee « Open The Door », dont il nous propose « Along Came Mary »…

« Hide In Your Shell » figure sur « Crime Of The Century », ce fameux long playing paru en 1974. Le véritable départ de la carrière de Supertramp. Cette compo évoque les thèmes du repli sur soi et de la folie. Malgré ses 65 balais, il y démontre que sa voix n’a rien perdu de sa superbe…

Il enchaîne deux morceaux : « Only Because Of You » et « Lord Is It Mine ». « Only Because Of You » est le titre maître de son premier opus solo. Un disque gravé en 1984, soit un an après la séparation de Supertramp. Et il en extrait encore « In the Eye Of The Storm ». « Lord Is It Mine » figure sur « Breakfast in America », un titre étrange et tendre à la fois, au cours duquel Roger siège derrière son piano. Et du même long playing, il nous réserve encore « The Logical Song », revenant, pour la circonstance, aux claviers. « Death And A Zoo », issu d’« Open the Door » est une composition construite comme un opera rock. Si la mélodie est soignée, l’instrumentation est plutôt emphatique. Du Pink Floyd à la sauce Hodgson! Anna fête son anniversaire ce soir. Elle est dans la salle. Elle lui avait écrit pour lui signaler et il lui dédie « Dreamer », après avoir exécuté au clavier un ‘Happy Birthday’, repris en chœur par l’auditoire. Roger Hodgson soigne son public aux petits oignons. L’inévitable « Fool's Overture », tiré d’« Even in The Quietest Moments » (1977) clôt le set. Et le final au piano est remarquable.

Lors du rappel, Roger nous accorde « Two Of Us » et « Give A Little Bit ». Une petite dernière avant de rentrer. C’est ce qu’il nous raconte en introduction de cet (avant)-dernier titre. Il n'est que 21h00. Car il concède encore « It's Raining Again ». Pas de parapluie, cette fois-ci ouvert, au premier rang, comme en 2013. Il sera pourtant nécessaire, dès qu’on mettra le nez dehors, car eh oui, il pleut…

(Organisation AA Productions)





 

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