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Écrit par Didier Deroissart - vendredi, 26 février 2016
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Rover
Splendid
Lille
27-02-2016

Rover est le pseudo de Timothée Régnier. Il a pas mal bourlingué au cours de sa jeunesse. Son paternel bossait au sein d’une compagnie aérienne et se déplaçait en Rover. Ce qui explique le choix de ce nom de scène. Il a vécu aux Philippines, en Suisse, en Allemagne, aux States (NDR : il a fréquenté le même lycée que deux musiciens des Strokes, Nikolai Fraiture et Julian Casablancas) et au Liban (NDR : où il a monté un groupe de rock, en compagnie de son frère), avant de revenir en France, privé de visa. En Bretagne, très exactement. C’est là que sa nouvelle aventure a commencé. Eponyme, son premier elpee est paru en 2012. Et son second, « Let it glow », l’an dernier. C’est cet opus qu’il est venu défendre au Splendid de Lille.

La salle est déjà bien remplie, quand votre serviteur débarque vers 19h30. Initiative sympathique, un responsable de la sécurité, vient installer une dame à mobilité réduite, en front stage. De sa voiturette, elle va vivre petit moment de bonheur…

Et c’est Bel Plaine qui se charge du supporting act. Un duo français réunissant Antoine Blond et Morgan Renault. Les deux compères se consacrent aux vocaux. Mais l’un gratte une guitare semi-acoustique et l’autre, une électrique. Le tandem a terminé l’enregistrement de son album. Il sera éponyme et devrait sortir au cours de cette année.

Le set s’ouvre par « Walter Castillo » et nous raconte l’histoire d’un voyageur qui traverse l'Amérique du Sud. A l’instar de son patronyme, les musicos nous invitent très souvent à sillonner le monde. Ils nous réservent une version  ‘unplugged’ du single « Lifeboat », tout simplement une chanson d'amour. Suivant les morceaux, ils chantent dans la langue de Molière ou de Shakespeare. Les accords de grattes sont précis. Les voix sont harmonieuses. Les mélodies contagieuses. Leur folk lumineux et atmosphérique est manifestement hanté par Simon & Garfunkel…

Une grande et assez haute estrade accueille Sébastien Collinet, qui se consacre aux claviers (piano, synthés) et machines. Régulièrement, il descend de son pied d’estale pour épauler Timothée. Armé d’une gratte électrique, ce dernier s’installe au centre. Bâti comme une armoire à glaces, il est vêtu d’un épais blouson de cuir et chaussé de lunettes fumées. Son backing group implique également Arnaud Gavini aux drums et Edouard Polycarpe à la basse ainsi qu’aux synthés. Faut dire que Rover est aussi bien à l'aise dans le registre pop/rock qu’électro.

Pendant l’intro d’« Along », il s’installe devant le podium destiné aux synthés. La face avant s'illumine de lumières rouges. Des néons sont combinés aux différents micros. Ils oscillent du rouge au bleu, en passant par le blanc, suivant les sensations éprouvées par les artistes. Timothée remercie tout simplement le public d'être présent.

Sa voix de crooner est capable de grands écarts, rauque et ombrageuse quand le morceau s'électrise, atteignant des hauteurs vertigineuses, lorsque l’émotion l’exige. Mais elle peut également redescendre et devenir douce, éthérée ou lancinante. « Odissey » rend un premier hommage à feu David Bowie.

La setlit ne néglige pas « Aqualast », le single qui a fait connaître l'artiste. « Champagne » s’ouvre par un solide solo de batterie, avant que Sébastien, descendu de son nuage, ne vienne embrayer sur sa gratte semi-acoustique. Plus électro, « HCYD » libère quelques envolées atmosphériques. Timothée monte derrière l'estrade et tapote sur le clavier tout en modulant son timbre vocal sur les nappes de synthé. Les accès de basse sont ronflants. Rover évoque ses origines bretonnes avant d’attaquer « Trugar ». Une spectatrice lui rétorque que le concert se déroule dans le Pas de Calais. Tout en plaisantant, il l’invite à continuer de filmer et s’amuse de la plaisanterie. Le public applaudit. Plus rock, « Full Of Grace » s’autorise quelques incursions dans l’ultime œuvre de Bowie, « Blackstar ». C’est le second hommage à cet artiste incontournable de l’histoire du rock…

Lors du premier rappel, Timothée interprète d’abord « Let It Glow », en mode piano/voix. Puis étale toute sa technique à la six cordes. Et du second, il nous réserve une superbe version du « Dancing With Myself » de Billy Idol. Mais lui est encore vivant. Ou presque…

(Organisation : Vérone Productions en accord avec W Spectacle)





 

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