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Une mise à feu trop tardive…

Écrit par Sophie Assoignons et Sébastien Leclercq - jeudi, 13 décembre 2012
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Stephan Eicher
Cirque Royal
Bruxelles
13-12-2012

Dans la série : ‘Jusqu’où êtes-vous prêt à aller par amour ?’, cette soirée a définitivement sa place. Et pour cause, ce jeudi 13 décembre, ma compagne et votre serviteur se rendaient au Cirque Royal de Bruxelles, pour assister au concert de Stephan Eicher. D’habitude, je prends les clichés et Sophie se charge du compte-rendu que j’enrichis de mon point de vue. Le résultat d’un travail en équipe, si vous préférez. Encore que le spectacle du bel Helvète, intercalé dans la programmation de la salle bruxelloise entre Michèle Torr et Roch Voisine, s’adresse surtout au public féminin. Dans ces circonstances, accompagner ma chère et tendre reflète certainement le sentiment profond que je lui porte…

Trêve d’ironie, Stephan Eicher est surtout devenu notoire pour les hits qu’il a publiés, en 29 ans de carrière. Des tubes qui plaisent surtout aux amateurs de ‘variétés françaises’. Au cours de cette période, il a quand même gravé 13 albums, dont le dernier (« L’envolée ») est plutôt réussi. Et ce soir, manifestement, le public est conquis d’avance…

Il est 20h20, et le Suisse monte sur l’estrade en toute sobriété. Il s’installe derrière son piano, dos au public, pour attaquer « La relève ». Le titre monte alors en crescendo, au fur et à mesure que les autres musiciens entrent en scène. Une intensité alimentée par le cuivre, le violon et la batterie. Ce soir, je suis préposé aux photos. Trois titres, quelques clichés, et le service de sécurité me raccompagne manu militari, à l’entrée. Sympa ! Faudra donc que Sophie se débrouille seule pour le reste du show…   

Les titres se succèdent et bénéficient d’une grande diversité d’arrangements. « Dans ton dos » lorgne carrément vers la country. « Des hauts, des bas » adopte une forme soul/disco ; mais le tout baigne dans un medley réminiscent du « Papa was a rolling stone » des Temptations. Un titre qui colle bien au décor, très vintage ; les enceintes empilées rappelant les anciennes chaînes hi-fi…

Bien que l’on sente les spectateurs de bonne humeur, le climat campe encore quelques degrés sous zéro. Et il faudra quelques titres avant que la glace ne se brise. ‘On t’aime Stephan’ clame un fan, sis aux premiers rangs. Déclic, l’artiste ose enfin balancer quelques traits d’humour et notamment : ‘C’est un Cirque ici, je peux faire le clown’. L’interaction entre l’auditoire et Eicher commence à exercer ses effets. Puis, il interprète « La Rivière », aux ivoires. Postés une bonne dizaine de mètres derrière le maître de cérémonie, les musiciens commencent à se rapprocher du bord de l’estrade. Il aborde ensuite une version plutôt rock’n’roll de « Combien de temps ». L’ambiance monte à nouveau d’un cran, car la foule reprend le refrain en chœur. Manifestement le set est éclectique. Il chante quatre titres en allemand. Pas une très bonne idée. Et « Donne-moi une seconde », plage brillante, enrobée de gospel, qui ouvre le nouvel opus, fait un peu pâle figure. La formule proposée ce soir est beaucoup trop rock.

En rappel, Stephan Eicher enchaîne « Tu ne me dois rien » et « Tout doit disparaître ». Il prend le temps de commenter ce dernier titre, écrit par Miossec (NDR : en écoutant le refrain, c’est plus évident). Les lyrics de cette compo évoquent la disparition progressive des disquaires, une situation qui le concerne davantage que l’extinction des pandas… Mais personne ne réagit à cette réflexion, pourtant provocatrice…

Et puis, enfin, le concert va connaître son apothéose. Tout simplement en revenant à une formule qui a valu tant de sympathie, par le passé, à l’artiste. Lors du dernier morceau. En fait, comme autrefois, Stephan et sa troupe descendent au sein du parterre et jouent, comme des troubadours, au milieu du public, tout en quadrillant les quatre coins de la salle. Provoquant une communion entre lui et la foule et déclenchant même l’hystérie au sein de celle-ci.

Après un tel moment, la température au sein de la salle est torride et les spectateurs ne lésinent pas sur les applaudissements pour réclamer un nouvel encore. Les lumières tardent à se rallumer. De quoi créer une confusion au sein de l’auditoire, qui imagine un hypothétique retour sur l’estrade. En vain ! Dommage…

(Organisation : Live Nation)

Voir aussi notre section photos ici

 

 





 
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