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Le Bozar transformé en sanctuaire…

Écrit par Béber - mercredi, 09 septembre 2015
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Sufjan Stevens
Bozar
Bruxelles
10-09-2015

Mercredi soir, le Bozar accueillait Sufjan Stevens. Il s’agissait sans nul doute de l’événement de cette rentrée musicale à ne manquer sous aucun prétexte. Celles et ceux qui ont déjà assisté à un de ses sets, peuvent en témoigner. Son dernier passage au sein de la capitale bruxelloise, remonte à trois ans. Il était venu y défendre l’album « The Age of Adz », un spectacle qui restera certainement dans les annales du Cirque Royal. Ce qui explique sans doute pourquoi, lors de la mise en vente des places pour ce nouveau show, il y a quelques mois, le stock s’est écoulé en une seule journée. Il faut dire que la musique de Sufjan Stevens est certainement une des plus belles de la scène contemporaine. C’est bien simple, il est aussi à l’aise et efficace dans la ballade folk (NDR : ses premiers elpees en regorgent) que lorsqu’il intègre des sonorités électroniques dans son expression sonore, pour lui communiquer une dimension futuriste. Et lorsque, à l’instar de son dernier LP, « Carrie & Lowell », il décide de raconter, à travers une folk minimaliste, ses histoires de famille, on en a froid dans le dos. La prestation du songwriter était donc attendue dans un cadre à la fois imposant et intimiste, c'est-à-dire le Bozar…

Afin de chauffer la salle, les organisateurs ont invité Mina Tindle. Une jeune Parisienne plutôt méconnue du grand public. Mais un choix judicieux. Non seulement Pauline de Lassus (NDR : c’est son véritable nom) compte déjà deux long playings à son actif (NDR : son dernier s’intitule « Parades »), mais elle a apporté sa collaboration à certains artistes notoires, comme M.Ward.

Flanquée d’un claviériste et un guitariste, Mina Tindle parvient à tenir la salle en haleine pendant une demi-heure grâce à un folk électrifié qui laisse transparaître les influences de Cat Power ou encore Feist. Défi relevé donc pour la Française. D’ailleurs, elle quitte la scène sous les applaudissements d’un public conquis.

A 21 heures exactement, les lumières s’éteignent. A partir de cet instant, les 1 800 âmes présentes au sein du Bozar sont plongées dans un silence profond. Hormis leurs applaudissements, aucun autre son ne filtrera, que celui produit par les musicos. Soutenu par un quatuor, Sufjan prend place au centre de l’estrade. Dès les premiers arpèges, on est touché par la mélancolie ambiante. Le set s’ouvre par « Redford » (tiré de l’album « Michigan ») et embraie par un premier morceau issu du dernier LP, « Death with dignity ». S’ensuivront, quasiment dans l’ordre, d’autres morceaux qui figurent sur « Carrie and Lowell ». Alors que sa voix berce le public, s’affichent derrière les musiciens, sur des bandes verticales, des vidéos de familles ou encore de paysages paisibles. La voix, les claviers, tout est parfaitement maîtrisé. Les éclairages se modifient suivant les climats. Emouvant, l’Américain raconte ses histoires familiales. Il n’hésite pas non plus à modifier quelque peu ses morceaux afin de leur inoculer davantage de peps, comme sur le magnifique « Should Have Known Better », à la fin duquel il n’hésite pas à se frotter au dubtep, tout en nous gratifiant d’un petit pas de danse. La chorégraphie et le light show géométrique sont impeccables. Autre moment fort du spectacle, les chœurs qui enrichissent « Vesuvius ». Après près d’une heure de démonstration, au cours de laquelle le natif de Détroit va étaler toute la palette de ses émotions, la formation se retire, au bout d’un crescendo instrumental et d’un jeu de lumières digne d’Explosions in the Sky.

Quelques minutes plus tard, le band revient sur le podium pour attaquer quelques ‘tubes’ comme « Chicago » ou encore « John Wayne Gacy, Jr ». On ne pouvait rêver mieux pour conclure 2 heures de concert chargé de sensibilité et haut en couleurs. Une fois de plus, Sufjan Stevens a démontré tout son talent ; mais aussi qu’il était capable de transformer une salle, d’une capacité de 1 800 personnes, en véritable sanctuaire…

Setlist : Redford (For Yia-Yia & Pappou) / Death With Dignity / Should Have Known Better / Drawn to the Blood / Eugene / John My Beloved / The Only Thing / Fourth of July / No Shade in the Shadow of the Cross / Carrie & Lowell / The Owl and the Tanager / All of Me Wants All of You / Vesuvius / Blue Bucket of Gold // Concerning the UFO Sighting Near Highland, Illinois / Futile Devices / To Be Alone With You / John Wayne Gacy, Jr. / For the Widows in Paradise; For the Fatherless in Ypsilanti / Chicago

(Organisation Bozar + AB)





 
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