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Texas a manifestement encore des planches…

Texas
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14-11-2017
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Un set empreint de délicatesse et de fraîcheur…

Écrit par Didier Deroissart - lundi, 12 juin 2017
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Suzanne Vega
Ancienne Belgique
Bruxelles
12-06-2017

Quand on évoque Suzanne Vega, on pense immédiatement à ses deux tubes, « Tom’s Dinner » et « Luka ». Pourtant, cette auteure-compositrice-interprète américaine compte 9 albums studio à son actif, dont son dernier « Lover, Beloved: Songs from an Evening With Carson McCullers », est paru l’an dernier. Responsable de chansons introspectives, parfois autobiographiques, elle reconnaît pour influences majeures, Lou Reed, Bob Dylan et Leonard Cohen. Ce qui explique pourquoi, quoique fondamentalement folk, ses compos adoptent volontiers, un profil expérimental. Pour accueillir la Californienne (NDR : établie depuis quelques années à New York, quand même), l’AB est en mode semi flex. Mais c’est sold out !

Le supporting act est assuré Emil Landman, un Néerlandais originaire d’Utrecht. Agé de 28 ans, c’est la première fois qu’il foule les planches de l’Ancienne Belgique. A son actif, deux elpees, « Colours And Their Things » paru en 2012 et « An Unexpected View », en 2014. Ce soir, il se produit en solitaire, armé de sa seule gratte semi-acoustique. Ses chansons sont sculptées dans un folk tendre et, ma foi, classique. En outre, il pince ses cordes avec énormément de subtilité.

Son set est de bonne facture, mais pas assez énergique à mon goût. Le nerveux « Need To Feel Loved » démontre cependant que si l’artiste était soutenu par un backing group, son répertoire prendrait une autre dimension. Tout au long de la vidéo d’« All Thats In Front Of Us », sa gratte sonne comme une pedal steel. Ce n’est pas le cas ce soir, elle adopte des tonalités davantage métalliques. Le Batave est interactif avec le public et attire toute sa sympathie. Il faut cependant attendre « Goodnight New Orleans » pour que l’ambiance décolle véritablement. Emil a énorme potentiel et pourrait recueillir un franc succès…mais à la tête d’une véritable formation…

Après une demi-heure d’attente, place à la tête d’affiche. Sur le podium, on remarque l’absence de drums. Seules trois grattes traînent à gauche de l’estrade. Le set devrait être essentiellement acoustique. Les lumières s’éteignent. Une voix caverneuse réverbère dans les haut-parleurs ‘From New York City, please welcome, Suzanne Vega’. Bien que vêtue de noir, elle est souriante. Et malgré ses 60 balais, elle affiche une beauté naturelle. Elle est soutenue par son fidèle guitariste, Gerry Leonard. Et à la gratte électrique, il est balaise. Suzanne alterne entre acoustique et semi-acoustique. Le concert va nous proposer de larges extraits du dernier long playing,  « Lover, Beloved : Songs From An Evening With Carson McCullers ». Suzanne a d’ailleurs écrit une pièce de théâtre s’inspirant de feu la romancière américaine, à qui elle voue un véritable culte. Et il s‘ouvre par « Fat Man & Dancing Girl ». Gerry électrifie généreusement « Marlene On The Wall ». La voix de Suzanne est toujours aussi candide. « Caramel » a un goût de sucré/salé. Suzanne sort de sa poche un chapeau haut-de-forme et le pose sur sa tête. Ce qui déclenche l’hilarité au sein de l’auditoire. Elle dialogue beaucoup avec ce public et en profite pour balancer l’une ou l’autre vanne. Et elle nous rappelle qu’elle a aussi un talent d’actrice, à travers « New York Is My Destination » et « Harper Lee ».

Il y a déjà 30 ans que l’album « Solitude Standing » est paru (NDR : « 99.9F° » remonte à un quart de siècle ; et ces deux elpees, elle reviendra les interpréter dans leur intégralité, cette année, lors d’une tournée électrique). C’est celui sur lequel figure les incontournables « Luka » et « Tom's Diner ». Le premier est littéralement hanté par la voix de Vega, le second boosté par des riffs électriques dispensés par son partenaire. D’ailleurs, les deux artistes semblent plutôt complices et prendre du plaisir sur les planches. Et avant d’attaquer « I Never Wear White », elle confesse… adorer le noir (NDR : Arno aurait ajouté, pour sortir le soir…), une chanson très appréciée par la foule. 

Lors du premier rappel, le duo nous réserve un « Carson's Last Supper » dépouillé. A cours duquel, Gerry se consacre également au chant. Enfin !

Et lors du second rappel, on aura encore droit à « Rosemary », un morceau à la fois sucré et atmosphérique. Suzanne Vega est une artiste attachante. Et on prend toujours autant de plaisir à la revoir sur les planches. Que ce soit en set électrique ou comme aujourd’hui, essentiellement acoustique, car empreint de délicatesse et de fraîcheur…

(Organisation : Ancienne Belgique)





 

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