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Propice ŕ la danse…

Écrit par Didier Deroissart - vendredi, 07 novembre 2014
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The Asteroids Galaxy Tour
Botanique (Rotonde)
Bruxelles
08-11-2014

Pour rejoindre le Botanique, ce soir, il faut se faufiler à travers les embouteillages. Dehors, il fait un peu frisquet. L’hiver arrive. Mais vu l’affiche proposée ce soir, le Botanique devrait réchauffer nos cœurs et adoucir les moeurs. C'est connu. En outre, on devrait y danser. Tout d’abord en compagnie de la formation liégeoise Girls Say No (NDR : que je découvre en concert, pour la première fois) ; puis du combo danois, Asteroids Galaxy Tour. J’avais eu l’occasion de découvrir ce band, il y a deux ans, au sein d’une Orangerie blindée et surchauffée. Alors, pour leur retour, j’imagine revivre une ambiance des grands jours, dans la Rotonde.

Avant d’opter pour Girls Say No, la formation militait sous le patronyme de The Miss Universes. En 2013, elle a été forcée de changer de patronyme. Et pour cause, le milliardaire américain Donald Trump, fondateur du concours international de beauté 'Miss Univers', avait déposé la marque depuis 1996, et en contestait l’utilisation...

Le quintet liégeois est venu défendre « Emmetropia », son premier Ep 5 titres. Un disque enregistré au sein des studios La Chapelle et mixé au Studio 5, sous la houlette d'Anthony Sinatra (Hollywood Porn Stars, Piano Club et membre du collectif Jaune/Orange).

Le line up réunit Yannick Albert (synthés, chant), Laurent Richter (basse/chant), Benjamin Hermann (guitare), Ludovic Wannez (synthés) et un nouveau drummer répondant au nom de Julien Paschal (Piano Club). Avant de graver ce disque, le band avait publié « Triangular Love », en mars 2014, un single destiné à faire la promo de l'Ep. Il avait été bien accueilli par le public et les médias. La pochette d'« Emmetropia » a été réalisée par l'artiste/peintre japonais Korehico Hino, dont les sujets s'inspirent le plus souvent de personnages jeunes et androgynes.

Il y a pas mal de matos sur les planches. Le public est constitué principalement de néerlandophones, mais on y rencontre également quelques aficionados de Girls Say No. Le quintet monte sur l’estrade. Le concert s’ouvre par « Ha Ha ha », un standard de leur répertoire, dominé par les sonorités électro et les percus. Particulièrement dansant, « Entropy » est probablement une nouvelle compo. Place ensuite à 4 extraits de l’Ep « Spanish Fury », réminiscents de la synthé pop instituée par les Cars. D’ailleurs, la voix me fait penser à celle de Rick Ocasek, le leader et chanteur de ce groupe mythique. La foule commence à se trémousser dans la fosse. Et la température grimpe de quelques degrés. Invitation au voyage, « Tundra » est destinée à calmer quelque peu le climat. On imagine alors vivre un périple qui part des rives de la Volga pour nous conduire jusqu’aux plages brésiliennes de Paraiso.

Le single « Triangular Love » est un morceau particulièrement contagieux. Les vocaux sont parfaitement maîtrisés et les nappes de synthétiseurs épousent une configuration contemporaine. Et si la plage est dansante et sucrée, on y ressent très fort la patte d’Anthony. « Meteor » achève la prestation. Difficile de résister à cette invitation à la danse. Le combo est parvenu à chauffer la Rotonde en une petite demi-heure. Idéal pour préparer le set des Danois. Quelques morceaux supplémentaires, et il mettait le feu à la Rotonde….

The Asteroids Galaxy Tour nous vient de Copenhague. Fondé en 2006 par Lars Iversen (claviers, basse) et la jolie blonde Mette Lindberg (chant), le line up implique également Simon Littaer aux machines et synthés, Mikkel Balster Dorig à la guitare et Rasmus Littauer aux drums. Le combo s’est forgé une certaine notoriété, grâce à des campagnes de pub. En septembre 2008, « Around the Bend » a ainsi servi de bande sonore à un spot publicitaire pour l'Apple iPod Touch. Et « The Golden Age » pour Nesfluid ; mais il est également devenu le  générique de l'émission quotidienne de la chaîne France 2 présentée par Stéphane Bern, ‘Comment ça va bien !’ Le groupe a gravé trois elpees à ce jour, « Fruit » en 2009, « Out Of Frequency » en 2012 et le petit dernier « Bring Us Together », en septembre 2014.

Avant que le combo ne débarque, les faisceaux lumineux se focalisent sur le nom du groupe, inscrit sur une grande toile, en arrière-plan. Les quatre musicos montent sur les planches. Le drummer s’installe sur un podium, à l'extrême gauche. Manifestement, il domine ses fûts. A sa gauche, se plante le bassiste, sur une petite estrade. Le guitariste se fixe à droite juste devant Lars, face à ses machines et un clavier plutôt imposant. Une disposition destinée à laisser un maximum d’espace à Mette, resplendissante dans sa tenue grise étoilée.

Le concert s’ouvre par un sample déroutant et dépouillé épousant une rythmique à la fois brute et entraînante. Il introduit le morceau maître du dernier elpee, « Bring Us Together ». « Navigator » est une compo puissante, dansante, au refrain contagieux. Bercée par des sonorités électro classieuses, balayée de sifflements répétés et dynamisée par les percus, elle adopte une rythmique plus disco que funky. Le dancefloor est déjà en folie et l'ambiance en pleine effervescence. Le public se met inévitablement à jumper et à danser. Normal, c’est ce que recherche The Asteroids Galaxy Tour. En outre, par son attitude, Mette met de l’huile sur le feu…

Comme lors d’un ‘blind test’, au bout de trois notes, le tube « Around The Bend » boute littéralement le feu dans l’auditoire. Un premier moment fort du concert. Place ensuite à « Suburban Space Invader », un extrait du second l'album « Out Of Frequency », un elpee qui m’a permis de découvrir la formation danoise. Deux plages issues de « Fruit », ensuite : « Lady Jesus » et « Push The Envelope ». Fraîche, funkysante, multicolore et un chouia psychédélique, leur pop indie passe vraiment bien la rampe, ce soir. Electro et presque disco, « Hurricane » s’inscrit parfaitement dans le cadre du nouvel elpee. Pour le single « My Club », les cuivres sont remplacés par les synthés et machines. Un titre terriblement dansant. Le dancefloor est en ébullition. Les gradins également. Un peu comme pour Arsenal, c'est la fête à la danse. « Choke It » et « Rock The Ride » adoptent un profil semblable. Et la recette est infaillible. « Crazy » et « Hero » opèrent un retour au premier long playing, deux confiseries bien colorées. Après 60 minutes, le spectacle s’achève par « Heart Attack » et « Major », deux extraits du dernier LP, un disque manifestement plus que dansant.

En rappel, les Vikings vont nous réserver deux titres, « Dollars In The Night » et surtout « The Golden Age », l’autre hit. Une excellente soirée propice à la danse…

(Organisation : Botanique)





 

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