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Écrit par Bernard Dagnies - lundi, 05 mars 2012
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The Fall
Aéronef
Lille
06-03-2012

The Fall est une formation mythique mancunienne née en 1976. A sa tête, Mark Edward Smith, un leader imbuvable qui doit avoir consommé une bonne trentaine de musiciens en 35 ans de carrière (NDR : il est âgé de 55 balais !) Mais il est aussi une figure culte qui a eu une influence prépondérante sur la scène underground. Même s’il appartient au mouvement post punk, il est à la noisy insulaire ce que Sonic Youth est à la noisy américaine. M’enfin ne soyons pas trop réducteur, puisqu’un jour le célèbre Dj insulaire John Peel a déclaré, au sujet de la formation britannique, qu’elle était toujours différente, mais toujours pareille. Sans doute parce que le goût prononcé pour l’expérimentation, affiché par Smith, n’a jamais été pris en défaut. Et les 27 albums publiés à ce jour en sont la plus belle démonstration. Le groupe se produisait donc ce mardi 6 mars à l’Aéronef de Lille, devant un peu plus de 300 personnes.

Il doit être 9h40, lorsque les musiciens montent sur les planches et entament une longue intro instrumentale. Un drummer, un bassiste, un guitariste et une claviériste habillée de rouge, un sac en bandoulière. Il ne lui manquait plus que le bonnet de laine, et elle pouvait aller faire son shopping à Oxford Street. Mark E. Smith débarque ensuite sur le podium. Chemise blanche, pantalon de tergal, veste en cuir, mince comme un fil de fer, son physique ressemble plutôt à celui d’un alcolo. Quant à son faciès, on dirait un hybride entre Michel Daerden et feu Raymond Goethals. Il a quatre micros à sa disposition, mais régulièrement, vient se servir de celui du gratteur ou de la claviériste. La musique est hypnotique, pour ne pas dire répétitive. Mais elle est diablement excitante. C’est toujours du post punk impétueux et sans concession, malgré les interventions un peu kitsch, aux sonorités eighties, dispensées par la claviériste… Smith déclame ou plus exactement braille des mots incompréhensibles. Tout au long du set, il laisse tomber ses micros (NDR : apparemment, ils sont incassables !), les ramasse, ne sait plus trop bien ou il les replace, et semble parfois surpris, lorsqu’il empoigne un support, au sommet duquel son porte-voix a disparu. Quand il ne déblatère pas, c’est pour déambuler sur l’estrade, afin de dérégler les amplis ou jouer sur les modulations du son. Ah oui, il lui arrive aussi de tripoter un micro-ordinateur. On ne sait d’ailleurs pas trop à quoi il sert. Le type doit avoir un grain, et on se demande si on n’est pas occupé d’assister pas à un remake du film ‘Vol au-dessus d’un nid de coucou’, avec Smith dans le rôle de Nicholson. Tout un cinéma au cours duquel, ses musicos restent imperturbables. En outre, ils sont très talentueux. Et tout particulièrement le drummer. Il est même époustouflant. Progressivement, on est totalement envoûté par le set. Et on ne sait vraiment pas pourquoi…

The Fall va même accorder un rappel de deux morceaux, avant d’abandonner un public séduit, mais interloqué…

(Organisation Aéronef)

 





 
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