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The National anthem

Écrit par Akim Serar - lundi, 14 février 2011
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The National
Forest National
Bruxelles
15-02-2011

Rien ne semble pouvoir enrayer la marche triomphale de The National. Quelques mois après avoir comblé ( ?!) l'AB, c'était l'arène de Forest qui accueillait ce mardi 15 février ces Américains à la notoriété grandissante. Aussi à l'aise dans un espace confiné que dans d'imposantes structures, les cinq New-yorkais affichent à présent l'assurance des grands de demain. Alors, prêts pour les stades?

Alors que la salle finit de se remplir de malheureux comme votre serviteur, retenus en otage par les tentaculaires artères Bruxelloises ankylosées en ce jour par une action de grève des transports en commun, le set commence en force par l'hymne fédérateur qu'est devenu « Anyone's ghost ». Incontournable chanson extraite de « High Violet » qui d'emblée fixe les ambitions d'un combo jouant en terrain conquis. Imparable et parfaitement ajusté, le show ne laisse plus vraiment place à d'éventuelles surprises. Comme un film connu par cœur et qu'on adore visionner, encore, et encore, et encore, dont tous les éléments déjà identifiés génèrent quand même les mêmes émotions. Dès lors, le concert tient autant de la représentation que de la performance.

Oui, le vin blanc coule à flots dans le gosier du chanteur et c'est pour lui permettre de s'effacer plus profondément dans sa bulle afin de trouver l'énergie nécessaire à cette redite quasi quotidienne. Car, qu'on ne se méprenne sur mon propos, The National est et reste un des groupes majeurs de la scène actuelle et sa popularité sans cesse grandissante n'entame en rien la force de sa musique. Mais depuis des mois, le groupe se donne entièrement au travers de dizaines et de dizaines de dates, qui au bout du compte, ne font qu'user le physique et le mental d'un groupe fantastique sur les épaules duquel repose pas mal d'espoirs, mais aussi d'ambitions. Et pourtant, impossible de les prendre en défaut. « Bloodbuzz Ohio », « Appartement Story » et « Abel » dégagent à chaque occasion la même vague d'enthousiasme de la part du public, tandis que les plus intimes « Slow Show » ou « Afraid of everyone » ne manquent pas de dresser les poils au garde-à-vous.

Le rappel, rituel conventionnel, s'il en est, voit toujours Mr. November s'époumoner et descendre dans la marée humaine à l'occasion d'un « Terrible love » habité, pour le plus grand bonheur des jeunes filles en pâmoison.

Etonnamment, le concert se termine encore par un « Vanderlyle » acoustique, nonobstant la taille de la salle, peu sujette à ce genre de performance en catimini. Mais toute la force de The National est justement de canaliser la fougue pour l'étouffer dans un écrin d'émotions à vif. L'assistance ne pouvant que suivre l'exemple, le silence total envahit donc un FN conquis.

Pour ma part, de la place occupée tout au long de la soirée (la faute aux bouchons!), j'ai eu la désagréable impression de me farcir une vielle cassette pirate. Heureusement, je me suis fait mon idée depuis longtemps. The National peut devenir énorme, il restera sans conteste un de mes groupes préférés. En espérant que le succès n'entame pas son génie.

Organisation: Live Nation

(Voir aussi notre section photos)





 

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