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Une somme de talents ne conduit pas nécessairement à un résultat probant…

Écrit par Béber - mardi, 02 décembre 2014
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The New Pornographers
Botanique (Rotonde)
Bruxelles
03-12-2014

Ce mercredi 3 décembre, la Rotonde accueillait The New Pornographers. La formation canadienne à géométrie variable venait présenter son tout dernier opus, paru en août dernier, « Brill Bruisers ». Son sixième enregistré en studio. Un disque qui fait suite à « Together », paru il y a déjà 4 ans. Pour la circonstance, la salle est presque sold out.

Pour ouvrir la soirée, pas de néophyte ou de second couteau ; non, place au nouveau projet de l’ex-bassiste de Queens of The Stone Age, Michael Schuman. Il est soutenu par deux de ses amis : le bassiste Zach Dawes et le claviériste Tyler Parkford. Mini Mansions (NDR : c’est le nom du band) va nous réserver un set net et sans bavures. Le style ? Difficile à définir, tant la musique semble éclectique. Oscillant des Beatles à Elliott Smith en passant par Fountains of Wayne. Bref, un excellent supporting act qui a permis de se réchauffer en cette soirée hivernale.

Après avoir pris une courte pause bibitive, retour sous le dôme pour assister au concert d’un ensemble que les médias n’ont pas hésité à qualifier de supergroupe. Et pour cause, le line up a de quoi faire baver. Il recèle notamment, l’ex-Zumpano A.C Newman (guitare, chant), l’ex-Immaculate Machine Kathryn Calder (synthé, chant) ainsi que le chanteur de Destroyer Dan Bejar (NDR : c’est également le leader des New Pornographers). Pas vraiment des manchots. Le combo pratique une forme de power pop électrifiée. La power pop est censée entraînante. Et sera donc dispensée par des musicos chevronnés. Tous les ingrédients sont donc présents passer une bonne soirée.

A 21 heures tapantes, sept musiciens montent sur l’estrade : 3 guitaristes, un drummer, deux claviériste et 1 bassiste. On se frotte déjà les oreilles. Immédiatement, les guitares claquent et les chœurs retentissent. Côté électricité, on est servi. Pour le deuxième titre, Dan Bejar se charge seul des vocaux. Et sa voix est parfaite. Il pose ses mots d’une manière désinvolte, attitude typique chez l’artiste ; et c’est ce qui fait le charme de son chant. Puis, il quitte la scène. Et tout le concert sera cadencé au rythme de ses allées et venues. Soit plus ou moins un morceau sur trois. Moment choisi pour reprendre les vocaux. Le reste est interprété soit par Newman ou un autre membre de la troupe. Mais lorsque le team chante à l’unisson, le sens mélodique n’est guère perceptible. Et en y ajoutant les sonorités de gratte, on n’est pas loin d’un véritable foutoir. Bien sûr, Bejar revient mettre de l’ordre dans cette cacophonie, une fois tous les quarts d'heure. Ce qui est largement insuffisant, finalement. En outre, les musiciens sont particulièrement statiques. On ne peut pas dire que ce soit des bêtes de scène. Ils se contentent d’enchaîner les morceaux du tracklisting. Et se révèlent  peu loquaces. Hormis l’un ou l’autre remerciement épisodique, la communication est plutôt rare.  

Le concert d’un super groupe entraîne souvent de folles espérances, mais se solde le plus souvent par d’amères désillusions. Et le concert de The New Pornographers en est une nouvelle illustration. En quittant le Botanique, j’avais l’impression d’avoir assisté à une longue composition monocorde, circonstanciellement traversée par les trop rares –quoique brillantes– interventions de Dan Bejar. Quel gâchis vu la somme de talents en présence…

(Organisation Botanique)





 

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