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Un concert d’anthologie…

Écrit par Didier Deroissart - jeudi, 18 décembre 2014
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The Nits
Ancienne Belgique
Bruxelles
19-12-2014

Rebaptisé Nits pour la circonstance, The Nits fête ses 40 ans d’existence. Une carrière longue, passionnante et riche en émotions. Au cours des années 80 et 90, j’ai eu la chance d’assister à une vingtaine de leurs concerts. Quelquefois à l’AB. Souvent chauffée à blanc. Depuis le début du nouveau millénaire, le combo s’est montré plus discret, opérant quand même un retour fracassant, l’an dernier, dans une même salle comble. J’attendais donc impatiemment ce 19 décembre, pour enfin les revoir. L’AB est à nouveau sold out et le concert sera proposé en mode théâtre semi-flex-assis. L’auditoire est partagé entre aficionados, jeunes et quinquagénaires.

La naissance des Nits remonte à 1974. A ses débuts, le band pratique une forme de new wave, avant d’évoluer vers un style plus personnel, néanmoins largement influencé par les Beatles et les Kinks. Mélodique, entraînant et chargé d’humour, leur pop/rock se caractérise alors par des mélodies subtiles aux refrains contagieux. Ce qui n’empêche pas les compos de s’avérer complexes, atmosphériques ou encore expérimentales. Et surtout de devenir intemporelles. En fait, si le combo prend des risques, ils sont judicieux et calculés.

Au cours de ce spectacle, il va nous permettre de redécouvrir quelques perles irrésistibles. Un show au cours duquel Henk va s’attacher à présenter chaque chanson, en racontant une petite histoire, afin de tenir le public en haleine. Et c’est dans un climat de recueillement qu’il va célébrer sa messe aux hits qui vont s’égrener, pour le plus grand bonheur de nos oreilles…

Pas de supporting act. Le trio débarque, comme d’hab’, un grand sourire aux lèvres. Henk Hofsted, le ‘serial lover’ de ses dames se plante au centre de l’estrade. Il se consacre au chant, à la guitare et aux ivoires. Son piano est placé derrière lui. Robert Jan Stips s’installe à gauche. Il se charge des synthés. Et Rob Kloet, à droite, sur un petit podium. Il est préposé aux drums. Les musicos sont placés en ligne, histoire d’exprimer un partage des rôles au sein du line up. Des images vont défiler sur les trois écrans, placés derrière les artistes. Enfin, quoique discret, le light show va s’avérer particulièrement efficace, tout au long des 120 minutes (et même plus !) de concert...

« Radio Shoes » ouvre le set. C’est un extrait de « Giant Normal Dwarf », paru en 1990. Les interventions à la flûte de pan sont remplacées par celles du synthétiseur. Mais on sent déjà l’émotion qui vous envahit. Et pour cause, des tas souvenirs vous traversent l’esprit. L’auditoire connaît le refrain de « dAdAdA » et ne se prive pas de le reprendre en chœur. Les eighties ont alterné le pire et le meilleur. Nits en est une belle preuve. Issu d’« Omsk », publié en 1983, « Nescio » est ainsi une véritable perle. A cours de « Ting », Henk joue… du triangle. Mais deux claques nous attendent, deux hits ; en l’occurrence « The Train » et « Cars And Cars ». J'attendais impatiemment ces compos, tellement ‘beatlenesques’. L’instrumentation est d’une précision extrême. Le son cristallin. Les mots sont justes. Et le sens mélodique est irrésistible. Notons que pour confectionner la setlist, à trois reprises, Henk va solliciter la foule pour lui demander le choix entre deux chansons. Il semblerait d’ailleurs que ce concert serve de test pour concocter un répertoire en forme de ‘best of.’ De quoi tendre vers la perfection voire atteindre le max d’intensité émotionnelle. A l’issue de chaque chanson, les applaudissements sont nourris et durent parfois de longues minutes. Les artistes semblent prendre grand plaisir sur le podium ; et tout en savourant le succès récolté, ils remercient régulièrement l'assemblée conquise.

Gravée en 1984, « Adieu Sweet Bahnhof » est une œuvre que votre serviteur adore. Je l’écoute encore aujourd’hui. Le titre maître constitue dès lors la cerise sur le gâteau, un diamant à sortir précautionneusement de son écrin. Sans trop savoir pourquoi, j’ai envie de la siffloter ; sans doute, est-elle encore contagieuse...

« Think It Over » est également tiré du même elpee. A cet instant, je jubile. On arrive à la fin du concert. Après « Christine's World », « A Touch Of Heavy Moore », « Dapperstreet », il s’achève par “Port Of Amsterdam». Du grand art ! L’auditoire leur réserve une standing ovation bien méritée.  

Mais impossible de ne pas prolonger ce moment de bonheur. Les Nits reviennent pour « The Swimmer » et « The Dutch Mountains ». On est le cul par terre. Et un deuxième encore nous plonge dans une ambiance country/americana, à travers « J.O.S. Days ». Jamais deux sans trois, puisque ce concert d’anthologie va se conclure par « Aloha Drums » et ensuite une reprise étonnante du « Tomorrow Never Knows » des Fab Four.

Même s’ils sont issus du Vieux Continent, les Nits appartiennent à l’histoire du pop/rock. S’ils avaient été insulaires ou yankees, il seraient sans doute devenus aussi célèbres que U2 voire les Stones, mais en célébrant ce succès à échelle humaine. Rendez-vous en avril 2015, à Ath, pour un autre rendez-vous mémorable !

(Organisation : Ancienne Belgique)





 

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