Les Nuits Plasma 2017 : la programmation (update 23/10/2017)

L’édition 2017 des Nuits Plasma se déroulera ...Lire la suite...

Un goût de gris pour Flox…

Alias Flox, Florian Gratton a publié son nouvel album, ...Lire la suite...

La décadence à son comble…

Écrit par Didier Deroissart - lundi, 04 septembre 2017
Image
The Sisters Of Mercy
Ancienne Belgique
Bruxelles
04-09-2017

Ce lundi 4 septembre, se produisent deux formations aux styles diamétralement différents. D’abord, Therapy? Irlandaise, mais du Nord, elle pratique une forme de metal alternatif. A ce jour, elle compte 27 années de carrière. Puis Sisters of Mercy. Fondé en 1980, ce groupe est considéré comme culte sur la scène dite ‘gothique’. Du line up originel, il ne reste plus qu’Andrew Eldritch, un personnage imprévisible capable du meilleur comme du pire. Compte-rendu.

Le dernier et quinzième elpee de Therapy ?, « Wood & Wire » est paru l’an dernier. Le combo a toujours puisé sa force et son inspiration à travers des sentiments liés à l’aliénation, la frustration et la dislocation. Il s’inscrit ainsi au sein parmi la catégorie des groupes les plus intransigeants, créatifs et singuliers de sa génération.

Entre le supporting act de The Sisters On Mercy et sa tournée acoustique consacrée à l’album « Wood & Wire », le trio s’amuse énormément. Pas de stress, la set list est identique lors des deux shows programmés à l’AB.

Ce soir, le combo est soutenu par un second gratteur. Les musicos ont une bonne bouille. Andy tout particulièrement, dont le visage suscite la sympathie. Pourtant le climat entretenu est particulièrement sombre. Même, leurs vêtements, sont de couleur noire. Seules quelques lumières blanches nous permettent de deviner leurs silhouettes. Pas un cadeau pour les photographes ! Le répertoire va privilégier les plages des premiers long playings, et tout particulièrement de « Troublegum », paru en 1994. C’est d’ailleurs par « Knives » que le concert s’ouvre. Un véritable hymne truffé de ‘motherfuckers’. Michael McKeegan, le bassiste tourne régulièrement sur lui-même. Les riffs dispensés par les sixcordistes grincent et déchirent l’atmosphère. Andy Cairns est en pleine forme. Le drumming est puissant. La set list nous réserve deux covers. D’abord celle, bien sentie, d’« Isolation » de Joy Division. Puis de « Diane » de Hüker Dü, interprétée en solo par Andy, dans une ambiance de recueillement presque religieux. D’une durée de 45 minutes, le spectacle s’achève en apothéose par « Teethgrinder » (« Nurse », 1992) et un « Potato Junkie » (« Pleasure Death », 1992) d’enfer. Un regret, le manque de réaction de l’auditoire, malgré de nombreuses invitations à s’enflammer. Pas de ‘circle pics’, de pogos ou de jumps. Simplement de chaleureux applaudissements… (pour les photos, c’est ici)

Andrew est seul maître à bord depuis que Gary Marx, Wayne Hussey et Graig Adams ont quitté le navire ; soit plus ou moins 5 ans après les débuts de Sisters of Mercy. Mais la discographie du band est devenue famélique : trois rééditions et deux compiles au compteur. C’est tout ! Et c’est au sein de ce répertoire qu’il puise inlassablement, lorsqu’il se produit en ‘live’.

C’est la seconde fois que votre serviteur assiste à un concert de SoM. La première remonte à 2010, dans le cadre des Lokerse Feesten. Le show suivait celui d’un autre band mythique, Gang of Four. Dont la prestation avait été épatante ! Et à l’issue du set de la bande à Eldritch, j’avais surtout retenu le light show impressionnant et le recours plus que généreux à la machine à fumée. Seules les mélodies des morceaux dits ‘classiques’ étaient néanmoins parvenus à faire la différence.

Ce soir, la décadence semble avoir atteint son comble. Faut dire que le mixing n’est pas de nature à arranger la situation. Aucun contact avec la foule, hormis les trois mots prononcés à la fin du premier morceau. Ah oui, quand même, il adresse un doigt d’honneur aux firmes de disques. Et puis, il disparaît régulièrement et longuement en backstage. Pour finalement, permettre aux deux gratteurs, Chris Catalyst et Ben Christo, de se mettre en évidence. Et surtout de briller. Doktor Avalanche, la célèbre boîte à rythmes, n’a pas encore rendu l’âme. En outre, elle est supervisée par un programmateur qui surveille également deux ordinateurs ‘apple’… destinés à reproduire les sonorités non organiques. Comme lors d’un play-back. 16 morceaux ont été interprétés en une heure de spectacle. Le light show est toujours aussi éblouissant (dans tous les sens du terme). Mais au bout de 30 minutes, on regarde de plus en plus souvent sa montre. Et par respect pour les artistes, on s’éclipse avant le premier rappel. Au cours duquel les incontournables « Something Fast », « Temple of Love « Lucretia My Reflection » et « Vision Thing » vont enfin réveiller l’auditoire. Un non sens ! (Pour les photos, c’est )

(Organisation : Live Nation + Ancienne Belgique)

 

 

 

 

 

 

 





 
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement