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Un Mael sympathique et l’autre flegmatique… mais ce n’est pas du pourriel…

Écrit par Didier Deroissart - samedi, 16 septembre 2017
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The Sparks
Ancienne Belgique
Bruxelles
16-09-2017

Quand on évoque Sparks, on ne peut s’empêcher de penser à « This town ain't big enough for both of us », un tube qui figurait sur l’album « Kimono my house », en 1974. Fondé par Ron et Russell Mael, à Los Angeles, en 1968, le groupe a progressivement évolué, se frottant ainsi aussi bien au glam rock, à la new wave ou au synthpop et s’inspirant même des productions disco. Et notamment celles de Girogio Moroder, qui a d’ailleurs produit le best seller « No. 1 In Heaven », en 1979. Le duo a influencé une multitude d’artistes et de formations, dont New Order, Depeche Mode, Faith No More, les Smiths, Siouxsie and The Banshees et encore Sonic Youth. Affichant près d’un demi-siècle d’existence, Sparks est venu défendre son nouvel opus, « Hippopotamus », le vingt-cinquième si on tient compte de « F.F.S » co-écrit en compagnie de Franz Ferdinand et paru en 2015.

Il n’y a pas grand monde dans la salle lorsque Mister Goonite, de son véritable nom Tyler Parkford, grimpe sur l’estrade. C’est le supporting act. Vêtu d’un costard suranné en pied de poule, l’artiste est seul sur le podium. Il a emporté un bouquet de fleurs, qu’il dépose sur une table basse. A côté d’une vieille platine, un sampler et une enseigne lumineuse sur laquelle est mentionnée ‘Goodnite’. L’artiste pose sa voix, un peu à la manière de Frank Sinatra, sur une bande sonore instrumentale jazzyfiante reproduite par le vinyle, craquements d’époque y compris. De quoi donner l’impression d’être transporté dans les années d’avant-guerre. Celles qui ont célébré Fred Astaire, Dean Martin et bien d’autres. Votre serviteur préfère quand même le répertoire d’un Michael Bublé. Ses compos sont plus explosives et contemporaines tout en conservant cette saveur vintage. Tyler Parkford remontera plus tard sur les planches, mais comme claviériste/choriste des Sparks… (Pour les photos, c’est ici)

Lorsque Sparks débarque sur le podium, la salle est sold out. Les frangins Mael, Ron (72 ans) et Russel (69 ans) sont accompagnés du drummer Steven Nistor (Daniel Lanois, Sparklehorse), du gratteur Evan Weiss (Junk) ainsi que des trois membres de Mini Mansions, le claviériste Tyler Parkford, le bassiste Zach Dawes et le second guitariste Michael Shuman. Ils sont tous vêtus d’un pull marin à rayures. A rayures comme le pull de Russel, qui a enfilé un pantacourt. Chaussé de grandes lunettes, cheveux gominés et moustache en brosse à dents, Ron, lui, porte une veste en tweed et un pantalon à pattes d’eph’. Il a noué une cravate assortie. Il va se planter derrière ses claviers à droite. Et va rester quasi-impassible tout le set. Russel affiche une attitude plus sympathique. Il salue le public en français, et sans le moindre accent.   

« What the Hell Is It This Time? » ouvre le show. C’est un extrait du nouvel elpee. Russel sautille sur les planches comme un lapin au milieu de l’herbe fraîche. Sa voix est haut perchée. Parfois, elle me fait penser à celle de Freddie Mercury. Surtout quand elle monte dans les aigus. A l’instar de « Good Morning » (« Exotic Creatures of the Deep », 1994). « When Do I Get to Sing ‘My Way’ » (« Gratuitous Sax & Senseless Violins ») adopte un profil funky. La température grimpe dans la fosse. « Missionary Position » n’est évidemment pas dénué de connotations à caractère sexuel. Tiens un ancien collègue ! C’est « Sherlock Holmes » (« Angst in My Pants », 1982) qui mène l’enquête. Tout au long de « Dick Around » (« Hello Young Lovers », 2006) les harmonies vocales se superposent en boucle. Des chœurs en cascade qui se muent presque en exercice de style a capella, même si en fin de parcours les grattes plongent dans l’univers du glam. Caractérisé par ses arrangements ‘beatlenesques’, « Scandinavian Design » (« Hippopotamus ») raconte l’histoire d’une dame qui a un faible pour les meubles Ikea. Nouveau single, « Edith Piaf (Said It Better Than Me) ») se souvient, bien évidemment, de la mythique chanteuse française. « Never Turn Your Back on Mother Earth » (« Propaganda »), c’est la compo qui a influencé Indochine et Depeche Mode : même que le band de Basildon l’a adaptée. M’enfin, rien de tel que la version originale. « I Wish You Were Fun » (« Hippopotamus ») relate l’histoire d’une femme fantastique qui n’a aucun sens de l’humour. « My Baby's Taking Me Home » est un morceau entêtant. Presque oppressant même. Et pour cause, Russel répète le titre à tue-tête. Ron se lève enfin. Il ôte sa veste, la plie en quatre et la couche sur le rebord du piano. Il approche du bord de l’estrade et entame une danse frénétique tout au long de « The Number One Song in Heaven » (« No. 1 in Heaven »). C’est un des meilleurs moments de la soirée ! Son numéro terminé, il retourne se placer derrière ses claviers. Un peu comme s’il allait rejoindre les personnages en cire qui peuplent le musée de Madame Tusseau. Enfin, dès les premières notes de « This town ain't big enough for both of us », la foule entre dans un véritable délire. Avant qu’« Hospitality On Parade » (« Indiscreet ») ne termine le show en douceur.

En rappel, « Johnny Delusional » adresse un petit clin d’œil à Franz Ferdinand. Et la prestation s’achève par « Amateur Hour », un autre extrait de « Kimono my house ». Ron remercie alors Bruxelles, là où les frères Mael ont enregistré deux elpees. Et dédie le concert à Marc Moulin… (Pour les photos, c’est )

(Organisation : Greenhouse Talent)

 

 

 

 





 
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