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Le bûcher des vanités.

Écrit par Akim Serar - vendredi, 26 novembre 2010
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The Warlocks
Botanique (Rotonde)
Bruxelles
27-11-2010

Un début de soirée glaciale, une fin de journée au boulot, rassembler mes esprits et mes affaires, monter dans ma voiture, passer chercher mon pote, et prendre la route, direction le soleil de Los Angeles, par le biais de quelques irradiations radio-créatives émises par ses diables de Warlocks. Arrivée tardive, décibels incisives et basses vrombissantes, Rotonde bien garnie, déposer les armes et laisser agir la potion magique. Concoction fumante pour plaisirs brumeux.

Le riff ‘dandywharolien’ s'écoule au ralenti tandis que le flot de « Red camera » prend possession des lieux et esprits environnants. Lentement le son de ces sorciers d'outre-Atlantique enveloppe la salle semi-circulaire et se disperse entre les spectateurs, se faufile au dehors de la salle et s'entrelace dans la végétation touffue qui borde les allées. Au cours de la soirée, The Foals alimente les conversations. Ici et maintenant, larsens et effets se diluent dans une grande messe Shoegaze. Froid comme la température à l'extérieur, le groupe se retranche derrière son « Isolation ». Les notes cinglent et fouettent, la basse claque, la batterie s'ébranle. Les quatre de la baie des Anges semblent enfermés dans leur bulle, et surtout ne semblent pas vouloir en sortir. Le flux sonique déroule en ondes extatiques et élastiques. Les morceaux s'enchaînent et revisitent le parcours musical de ses lointains héritiers, le Jesus & Mary Chain. Bobby Hecksher se confesse sur « So paranoïd », se convulse sur « Shake the dope out», se renferme encore un peu plus sur lui-même. Complètement absorbé et se dissimulant dans ses hautes montagnes de dédain, le groupe instaure une barrière palpable entre lui et son public, pourtant venu communier. Certes, le set monte en puissance, mais l'attitude glaciale du combo s'avère quelque peu réticente et réfractaire. Quelques excellents morceaux tels que « Stickman blues» ou « Hurricane heart attack » s'extraient du lot (l'excellent album « Phoenix » a la part belle ce soir). Mais le groupe s'en va dans un dernier larsen, pour ne plus revenir. Comme de lointains soleils se levant sur une planète abandonnée au sein d’une galaxie laiteuse, les lumières se rallument. Mains et pieds réclament en vain une éclipse. Las! Une quarantaine de minutes au plus, et pas un sourire. A peine quelques mots murmurés entre une rangée de dents crispées. Les Warlocks ne sont pas des boute-en-train. Leur leader a le charisme d'une huître à marée basse et leur attitude blasée pose questions. Allez! Retournez dans vos sphères givrées, maudits sorciers, et merci quand même pour la qualité de vos chansons.

Organisation: Botanique.





 
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