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Pop/Rock
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Le meilleur pour la fin...

Écrit par Bernard Dagnies - mercredi, 12 avril 2006
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The Young Gods
Aéronef
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Difficile de comprendre qu'une formation dont le style musical repose essentiellement sur le hip hop puisse ouvrir un concert des Young Gods. Chroniqué dans ce magazine, le dernier album des Toulousains de Nonstop (« Road Movie en Béquilles »), mettait en exergue le talent de poète du vocaliste, Fredo Roman, chroniqueur social du monde contemporain. En outre, pour la tournée, le line up a décidé d'inclure le propre frère de Fredo et des ex-membres de Diabologum. Tout aurait été pour le mieux dans le meilleur des mondes, si le concert avait été à la hauteur. Ce qui fut loin d'être le cas. La voix monocorde de Fredo y est sans doute pour quelque chose. Et puis la musique manque cruellement de relief. Heureusement qu'elle n'a pas été diffusée Nonstop. Sans quoi, nous aurions chopé une crise d'apoplexie. Le mot de la fin viendra de Stéphane, dont la métaphore mérite réflexion : « Médecin sans frontières cherche infirmière sans culotte… »

Responsable d'une compilation l'an dernier (« XX Years 1985 – 2005 »), les Young Gods n'ont plus sorti grand-chose depuis l'an 2000 (« Second nature »). Il y a bien eu un live en 2001 (« Live at Noumatrouff »), un maxi vinyl en 2002 (« Denature 1 »), et un projet consacré à l'ambient en 2004 (« Music for artificial clouds »). Pour le reste, on est vraiment resté sur sa faim. Ce qui ne les a pas empêchés de tourner inlassablement. Bonne nouvelle, le trio a composé de nouvelles chansons et en a interprétée une demi-douzaine au cours de son set à l'Aéronef de Lille. Une grosse surprise : alors que le trio helvète a toujours manifesté une certaine hostilité pour la guitare, Franz y a recours à deux ou trois reprises… Mais venons en à leur prestation. Adossé à un light show en forme de points d'exclamation et de traits d'union, qui changent de couleur selon les compos, le trio campe toujours d'une manière assez insolite sur les planches. Pas le vocaliste, Treichler, qui occupe bien le centre de la scène, ni le claviériste et maître es samples, Al Comet, à sa gauche (NDR : et notre droite); mais le drummer, Bernard Trontin, à sa droite (NDR : et notre gauche) en retrait par rapport à ses deux comparses. Le début du concert ne fait guère réagir le public. Il y a bien « Lucidogen », le post blues « El magnifico », « Super Ready » et « Supersonic », entrecoupés des nouvelles chansons ; mais l'audience applaudit poliment, sans plus. Petite montée d'adrénaline pour « Skinflowers », « Kissing the sun » et puis le démoniaque et très groovy « Envoyé ». Mais le set est déjà terminé. Et on se demande si leur musique, fruit d'un mélange d'electro indus, de metal et de symphonie classique, n'est pas occupée de prendre un coup de vieux. A contrario, c'est à partir de cet instant que paradoxalement le meilleur va arriver. Un peu comme si les Young Gods voulaient en garder sous la pédale. « L'eau rouge » commence à couler. Hanté par les samples de guitare à la ZZ Top « Gasoline man » s'enflamme. Et le public chavire. Imprimé sur son tempo new wave, « L'Amourir » insuffle un souffle de vie. La voix de Franz s'y révèle caverneuse. Parfois il dessine une sorte de chorégraphie dont il a sans doute seul le secret. Ou empoigne son pied de micro, à la racine duquel a été fixé un spot qu'il oriente tantôt sur son faciès, tantôt vers le public, comme un projecteur. Et c'est déjà le deuxième rappel. Il nous concède un « Charlotte », dans le style cabaret d'Arno. Et puis clôt le spectacle par un « Speed of night » à l'intensité insoutenable, dans un dernier sursaut d'énergie dévastatrice. C'est à cet instant qu'on s'est rendu compte de la puissance du son que le groupe avait développée au cours de son show. Deux jours plus tard, les oreilles en sifflaient encore…

 





 
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