Afterglow

Ásgeir
Electro/Hip Hop
One Little Indian / Konkurren ...Lire la suite...

Un goût de gris pour Flox…

Alias Flox, Florian Gratton a publié son nouvel album, ...Lire la suite...

Pulsations irrésistibles…

Écrit par Bernard Dagnies - mardi, 15 avril 2014
Image
Triggerfinger
De Kreun
Courtrai
16-04-2014

Afin de promotionner leur quatrième opus, « By absence of the sun », qui sortira ce 21 avril 2014, Triggerfinger opère une tournée des clubs ; et elle passait par De Kreun à Coutrai, ces 16 et 17 du même mois. Des concerts baptisés ‘Try out’ (Traduction : essai) et destinés à préparer la ‘release party’ prévue à l’AB, ce 2 mai. Bref après avoir interviewé le trio (voir ici), votre serviteur était curieux de prendre le pouls du combo en ‘live’ au sein d’une petite salle, avant qu’il ne se produise lors des festivals d’été, dont le TW Classic, le Rock Werchter et le Main Square.

En entrant dans la salle, la chaleur est déjà suffocante. Et au lieu de commencer à 8 heures, le set est retardé d’une heure. Sur le podium, on remarque que si la batterie est au centre, elle est légèrement en retrait, mais surtout bien surélevée. A l’heure fatidique, on entend des bruitages, les mêmes qu’on retrouve en intro du premier morceau du nouvel elpee. Le show va donc bien commencer par « Game ». Le trio monte donc sur l’estrade, vêtu de costards différents de ceux qu’ils portent sur la pochette, mais toujours aussi bcbg. Mario, le drummer, a même enfilé une veste rayée, comme celles des figurants de la fameuse série télévisée anglaise, ‘Le Prisonnier’. Et dès le départ, on est rassuré, Triggerfinger a toujours autant la pêche et son stoner continue de groover à souhait. Le son est naturellement puissant. L’intensité des compos bien palpable. Et Triggerfinger s’en donne à cœur joie. Non seulement Ruben a un fameux charisme, mais c’est un remarquable guitariste. Lorsqu’il égrène ses notes ou ses riffs, ce n’est pas pour épater la galerie, mais pour les mettre au service de la chanson. Et c’est ce que votre serviteur apprécie le plus chez un sixcordiste.

Derrière le groupe, on remarque la projection –un peu pâle quand même– de la tapisserie vintage qui sert de décor à leur pochette. Mais c’est surtout le nouveau light show qui impressionne. Des carrés amovibles, mais disposés géométriquement, au sein duquel de petits faisceaux (doit y en avoir une trentaine, mais ils peuvent également être réduits de moitié, voire d’un quart, suivant les circonstances) balaient l’estrade de leurs couleurs blanches, bleues, rouges et parfois même stroboscopiques. Sans oublier le plafond couverts de spots plus laiteux. Le tout adapté aux différentes compos. Impressionnant ! La setlist épingle l’une ou l’autre plage des deux premiers elpees, mais évidemment plusieurs titres issus de « By absence of the sun », et notamment le boogie « An there she was, lying in wait » ainsi que le très ‘zzztopien’ « Perfect match », nous rappelant que le groupe puise ses racines dans le blues ; et du précédent opus, « All dancing around », dont le titre maître. Une compo au cours de laquelle Ruben monte sur les enceintes, alors que Mario se réserve son rituel solo de drums. Et quand il frappe sur ses fûts, il est toujours aussi percutant et précis. Parfois, il se lève de son siège et harangue la foule en levant ses baguettes. Le concert s’achève par « My babe’s got a gun », un morceau qui débute lentement, sur un rythme martial. Les accords de guitare pulsent comme un battement de cœur. Puis c’est l’explosion, ces pulsations montent alors au moins à 180, avant de revenir, in fine, à une cadence cardiaque plus paisible…

Le rappel sera un peu plus particulier. Ah oui, j’allais oublier de le signaler, il fait de plus en plus chaud, voire même torride, dans la salle ; et pourtant, jamais les musicos n’enlèveront leur veste… Ruben a empoigné une six cordes pour attaquer le plus indolent « Without a sound », qu’il va chanter en mode falsetto. Mario se sert d’un clavinet miniature et Monsieur Paul pianote sur un synthé. Le trio embraie ensuite par leur tube, la cover de Lykke Li, « I follow rivers ». De nombreux spectateurs reprennent les paroles en choeur. Paul et Mario assurent les backing vocals et ce dernier imite le son d’une boîte à rythmes, à l’aide de sa bouche. On aura encore droit à « Black Panic », au cours duquel Mr Block utilise ce ‘delay’ si particulier. Et soudain, le franc tombe. Il est utilisé de la même manière que les Hollies, et en particulier sur leur hit « The day that curly billy killed crazy Sam McGee », paru en 1973. Le concert s’achève alors par « Cherry », une compo plus ténébreuse et complexe, plus proche alors d’un Queens of The Stone Age. Applaudissements longs et nourris, avant que nos trois lascars ne viennent ensuite saluer la foule, bras dessus, bras dessous…

Organisation De Kreun

Pour les photos du 16 avril, c'est ici et celles du 17, c'est

 

 

 

 





 
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement