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De plus en plus minimaliste…

Écrit par Béber - mercredi, 03 avril 2013
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Troy Von Balthazar
Botanique (Witloof Bar)
Bruxelles
03-04-2013

Abonné aux concerts du Botanique (NDR : comme artiste !), Troy Von Balthazar y revenait pour défendre son troisième album sorti voici quelques mois, un opus intitulé « …is with the Demon ». Pour la circonstance, l’organisateur lui avait réservé le Witloof Bar. Faut dire que ce soir, il va nous dispenser un concert intimiste. Une salle qui correspond plutôt bien au style proposé par l’Hawaïen.

Le sous-sol est correctement garni. Comme d’hab’, seules les personnes placées à l’avant pourront profiter de l’intégralité du spectacle. Les autres devront risquer le torticolis, en allongeant le cou pour contourner les obstacles visuels, c’est-à-dire les colonnes massives qui soutiennent le plafond. Pas de supporting act. TVB débarque vers 20h15. Sur la scène trône deux amplis, une guitare électrique, une acoustique et deux claviers. Et c’est à peu près tout. Au fil du set, la musique de l’ex-leader de Chokebore devient de plus en plus minimaliste. Difficile d’épurer davantage son expression sonore (NDR : la prochaine fois, il se produira peut-être a cappella).

Troy interprète ses premiers morceaux à l’aide de sa fender telecaster. En superposant les boucles de guitare, il parvient à reconstituer les morceaux piochés au sein de ses trois elpees solos. Dont « Strong Real Love », « My diamond Brain » ou encore « Tropical » et « Purple Gold Eye ». Mais en se servant uniquement de ses pédales et de sa voix, il parvient à nous faire vibrer. Après chaque morceau –ou presque– il remercie le public et n’hésite pas à ironiser sur le spleen véhiculé par ses chansons. Après une bonne demi-heure de prestation, il allume une lampe de chevet posée sur son ampli, s’installe sur une chaise et empoigne sa guitare acoustique. Une partition ‘unplugged’ qui va durer une dizaine de minutes. Il n’oublie cependant pas, à l’instar du set accordé à la Rotonde, en 2011, de reprendre « The Tiger », en s’appuyant uniquement sur un magnétophone et des coquillages, coquillages dont il se sert comme des percussions. Et en fin de parcours, il injecte un zeste d’énergie à quelques morceaux, dont l’inévitable « Santiago ».

Il vide les lieux vers 21h15, pour y revenir quelques secondes plus tard. Après deux derniers titres, TVB remercie une ultime fois l’auditoire et l’invite à tailler une bavette avec lui, à l’issue du concert, car il ne connaît personne à Bruxelles.

Quoique mélancolique et intimiste, la musique de Troy Van Balthazar est chaleureuse. Paradoxe que lui seul parvient à entretenir...

(Organisation Botanique)





 
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