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Soufflé par un irrésistible tourbillon d’optimisme…

Écrit par Gaëtan Dewilde - mercredi, 30 novembre 2016
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Tryo
Ancienne Belgique
Bruxelles
30-11-2016

Ce mercredi 30 novembre, Tryo plantait son drapeau à l’Ancienne Belgique, un étendard agité par son « Vent Debout ». Une soirée mémorable marquée par un amour réciproque entre le quatuor français et l’extraordinaire public belge.

Deux bonnes heures de concert en compagnie d’un des groupes francophones les plus marquants de ces 20 dernières années. Parce qu’il frappe les esprits tant par les idées défendues que par sa musique ; une musique qui est parvenue à abattre les clichés selon lesquels tout titre un tant soit peu reggae est réservé aux fumeurs de joints à rasta. Il est allé bien au-delà, rassemblé des foules, pas vraiment destinées à fréquenter les mêmes salles de concert. Et pourtant… Dans cette AB particulièrement propice aux spectacles magiques, la soirée a tourné au face-à-face. D’un côté, quatre copains, quatre amis, quatre musiciens, quatre chanteurs unis sous une même bannière, celle de Tryo. De l’autre, 2 700 personnes (environ) unies comme une seule marée déchaînée, comme une seule meute chantant à l’unisson, à plein poumons ; une foule assurant autant le spectacle que les artistes.

Mais pour bien comprendre cette folle histoire d’un soir, il faut raconter tout « Ce que l’on s’aime » au cours de ces moments toujours trop courts. Tout a commencé par là. Et déjà l’AB toute entière s’enflammait. A peine ont-ils eu le temps de « Chanter » qu’ils ont bien dû admettre qu’en Belgique les morceaux d’échauffement du public n’étaient pas nécessaires. Et puis est venu l’instant de se dire bonsoir et déjà chacun a pu sentir qu’une grande soirée se préparait. Comme si un tremblement de terre parcourait tout Bruxelles, les décibels vont grimper. Mais Tryo ne se contente pas de chanter, il partage, raconte, dissémine du plaisir. Mais n’hésite pas à asséner, au travers du morceau « Les extrêmes », un petit punch aux Américains qui ont ‘oublié’ de voter lors des dernières présidentielles.

Chez Tryo, la beauté se révèle dans la capacité à pouvoir s’appuyer sur l’épaule des autres. La formation va donc faire confiance à la vague de spectateurs qui va porter « Watson » et le faire voguer avec plus de force et de vigueur que jamais, comme si soudain, une armée menait ses combats derrière lui. Le don de soi, de ses talents est parfois tout aussi bénéfique pour booster les justes causes. L’association Sea Shepherd ne peut en tout cas que sortir grandi de cette chanson, de ce moment.

Le point culminant de la soirée symbolise bien Tryo. Un Hymne, avec un grand H. Un hymne, ça rassemble, ça fait vibrer, ça parle à tout le monde, ça résonne d’une manière qui semble éternelle. Mais les quelques minutes de « L’hymne de nos campagnes » seront grandioses, magiques, magnifiques, incroyables… Aucun adjectif ne pourrait décrire l’union sacrée qui s’est créée autour de cette chanson. Il appartient aux grands moments qui expliquent pourquoi les concerts sont indispensables à vivre. L’Ancienne Belgique l’a crié bien fort, à user ses cordes vocales. Et l’amour s’est propagé tout au long de « Serre-moi ».

Tryo a aussi eu la bonne idée de laisser à l’auditoire le choix des chansons. Et là, les artistes n’ont pu cacher leur surprise face à la demande de titres qui leur semblaient si lointains qu’ils en avaient quelque peu oublié les paroles. Ce qui nous a valu un medley réunissant « Jocelyne », « Mam’selle Bulle », « Poussière d’étoiles », « Apocalypticodramatic »…

Mais Tryo a intégré, de façon éphémère, un cinquième membre : Massimo. Un jeune homme plein de culot n’a pas eu peur de répondre à l’appel du groupe qui demandait, exigence à peine voilée, quelqu’un capable de jouer du Tryo à la guitare ; mais un quidam qui n’a pas encore été programmé, sache chanter et soit de nationalité belge. Massimo a ainsi assuré le spectacle. Acclamé, son prénom a été scandé par l’ensemble de l’AB, pour « La misère d’en face ». Exceptionnel moment et pas seulement pour lui.

Et Tryo ne rejette rien de son passé musical. « Sortez-les » ou « Yakamoneyé » y sont bien passées. A l’heure du rappel, l’inévitable « Désolé pour hier soir » a permis au public de jeter ses dernières (en fait pas vraiment les dernières semble-t-il) forces dans cette soirée incroyable.

Elle s’est déroulée au cœur d’une extase festive incroyable. Et permis de « Souffler » un impérissable moment. Car ce show est bien allé au-delà de l’aspect musical. Il a mis en lumière notre monde parfois bien sombre sous un angle plein d’optimisme ; et a même propagé des messages positifs. Il a rassemblé alors que nous vivons des périodes quelque peu difficiles, des événements qui divisent. Comme c’est si important, ne fût-ce que quelques instants. Mais le règne était bien celui de Tryo, celui de l’Ancienne Belgique, de la musique et de tout ce qu’elle peut apporter. Une belle folie qui touche, émeut, fait danser, rend joyeux et fort. Même ces jours qui suivent sont plus beaux, plus légers parce que cette soirée est quelque part dans la tête et nous donne confiance.

Que le « Vent debout » de Tryo souffle encore fort, longtemps et loin!

(Organisation : Ancienne Belgique)





 
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