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Pas étonnant qu’Ulysse ait décroché un Octave de la musique, en 2016, dans la catégorie ‘Electro’ !

Écrit par Didier Deroissart - samedi, 04 novembre 2017
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Ulysse
Le Salon
Silly
04-11-2017

La soirée avait été décrétée soldout depuis un mois. Au programme, un double affiche, FùGù Mango et Ulysse. Des groupes belges émergents, dont l’organisation, l’ASBL Silly Concerts, leur sert en quelque sorte de tremplin…

Ulysse réunit Arnaud Duynstee, Benoît Do Quang, Julien Gathy et un nouveau drummer, Martin Grégoire, qui a milité également chez Glass Museum, Rince Doigts et Perils Of Penelope. Après deux Eps, le quatuor a publié un nouveau single, « Manana », en octobre dernier.

Une intro préenregistrée précède la montée sur les planches des musicos. Le set s’ouvre par « Cashmere Guns ». En couches, les nappes électroniques sont presque homériques. Et les harmonies vocales, sucrées, éthérées. Un titre au cours duquel la gratte s’immisce discrètement. Changement d’instrument et de place pour les 3 frontmen avant d’aborder « Liquefy » et « Thunder », deux morceaux aux percus enivrantes. Benoît se consacre à la guitare tout au long du paisible « Cactus Blood », un titre qui pourrait tout aussi bien être interprété ‘unplugged’ ou carrément a cappella. « 1000 Sirens » est tout aussi calme, mais se révèle propice à l’étreinte de couples, sur la piste de danse. Vu le peuple présent, c’est impraticable !

Dominé par les ivoires, « Witness » se distingue par ses harmonies vocales atmosphériques, avant que les percussions ne prennent le relais. Et en y injectant une petite dose de hip hop, la musique incite les spectateurs à remuer le popotin ; sauf, bien sûr, les piliers de comptoir… 

Un des membres du band révèle qu’« Acid » a été cosigné par Roméo Elvis. Le fils de Marka n’est pas de la partie, ce soir, mais la version passe bien la rampe. Et c’est le nouveau single, « Manana », qui clôt le set.

Suite aux nombreux applaudissements, le band revient sur l’estrade. Et va nous réserver les imparables « Many Times » et « Wounds », deux compos puissantes qui au contact de l’électronique, virent alors au délire. Pas étonnant qu’Ulysse ait décroché un Octave, en 2016, dans cette catégorie… Une très chouette prestation !

FùGù Mango prend le relais, un groupe dont la musique est le fruit d’un cocktail subtil entre pop, afro et électro. Fondé en 2013, il réunit aujourd’hui les frères Jean-Yves et Vincent Lontie, respectivement guitariste et chanteur/percussionniste, Anne Hidalgo à la basse, aux percus et aux synthés, ainsi que Sam Gysen (Arno, Arsenal) aux drums, qui a remplacé Franck Baya. Votre serviteur a certainement déjà assisté aux prestations de ce band, à une dizaine de reprises. Mais aujourd’hui il se sent comme dans une boîte à sardines. Impossible de se faufiler pour atteindre les premiers rangs. Il fait particulièrement chaud, dans la salle. A l’instar du titre qui ouvre le set, « Summer Days ». Et la musique baigne déjà dans l’afro beat. Faut dire que les racines de la fratrie sont africaines Pourtant ils sont blancs. Mais leur maman est née au Congo. Dès « Kylie's Dream », la fosse est transformée en Matongé. Il manque de place à ‘Mama San’ pour vendre ses bananes plantains ou son moambe. « Blue Sunrise » transforme la piste en dancefloor torride. La version afro beat du « Golden Brown » des Stranglers est devenu un hit pour le band. Et son interprétation en ‘live’ constitue toujours un point d’orgue pour les shows de FùGù Mango.

Balisé par les ivoires, le paisible « Black Powder » permet à tout le monde de souffler quelque peu. Avant de repartir en Afrique du Sud, à Johannesburg très exactement, tout au long de « Bats », un morceau hanté par le « Graceland » de Paul Simon. D’ailleurs, particulièrement funky, les accords de gratte sont découpés à la manière de Nile Rodgers, chez Chic. Dynamisé par les percus, « Walk On By » baigne plutôt au sein d’un climat latino-américain, avant de virer à la pop sucrée. Pop et dansant comme « Alien Love ». Titre à la ligne mélodique soignée, il est enrichi de moult chœurs et autres envolées lyriques. Et c’est au sein d’une atmosphère tropicale que s’achève la prestation du combo bruxellois…

(Organisation : Silly Concerts ASBL + Salon de Silly)

 





 
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