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Bleeding noise

Écrit par Akim Serar - mardi, 08 février 2011
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White Noise Sound
La Zone
Liège
09-02-2011

La Zone et ses murs lézardés mais solidement ancrés en bords de Meuse, accueillait ce mercredi cinq Gallois sur le chemin de la reconnaissance. Auréolés d'un succès d'estime, récolté par la grâce d'un premier album éponyme (par ailleurs chroniqué il y a peu sur notre site), ces jeunes loups aux grandes oreilles se sont malheureusement contentés, ce soir, du minimum syndical. Assurant un show linéaire, sans bravoure, ni esbroufe, ne se servant que d’une seule arme, leur savoir faire irréprochable, les WNS, nouvelle coqueluche dans le genre, ont dressé leur mur du son face à un public qui avait répondu massivement présent. Compte rendu.

Est-ce la timide amorce du printemps ou l’effet boule-de-neige produite par la hype White Noise Sound, mais le spectacle avait rameuté le Liégeois dans la tanière souterraine de ce club underground mythique? Quoiqu'il en soit, la salle était déjà bien garnie pour accueillir Wyatt E, pour son premier concert, à la surface de la terre. Nul doute que ce duo local jouit déjà d'une belle cote de popularité dans les tréfonds de l'enfer, là où se mêlent et se démêlent mille langues de démons baveuses. Descendant le Styx sur un radeau d'infortune (NDR : ah, maudit matériel, quand il vient à vous lâcher au plus mauvais moment!), le combo nihiliste s'est échiné à tailler avec détachement la pierre d'achoppement d'un genre fort peu accessible, sis quelque part entre les borborygmes de Sunn O))) et la folie ravagée d'expérimentateurs sous acide, tout en faisant fi du peu d'enthousiasme affiché par une assistance dubitative. Attitude courageuse et audacieuse, mais au final un peu vaine, même si pétrie de bonnes intentions. Mais il serait sot de condamner Wyat sur foi de cette unique représentation, dans un contexte si peu propice.

Chose surprenante pour l'endroit, il ne faut guère attendre pour voir débarquer la tête d'affiche. Pressé d'en découdre avec nous, White Noise Sound a rapidement affiché ses prétentions bruitistes. Délivré sans bavure, mais sans réelle étincelle de génie non plus, le set puissant, énergique, métronomique et hypnotique n’a fait que confirmer l'impression laissée sur disque. Un « It is there for you » mené sans faille à son faîte, un« Blood » bouillonnant ou un « No place to hide » parfaitement en place ne pouvaient que convaincre le converti. Mais difficile de réfuter les filiations plus qu'évidentes qui conduisent à la Sainte Trinité Spiritualized-Spaceman 3-Spectrum. Tout en pensant à Black Rebel Motorcycle Club. Face à tel manque d'originalité, l'audience ne montrait que peu d’engouement. Message bien perçu ‘on stage’ puisque le groupe s'est abstenu de tout rappel. « Don't wait for me », c’est le titre d’une de leur compo. Pouvaient-ils trouver plus pertinente épilogue?

Les oreilles repues, nous sommes partis nos chaumières. Hanté par cette insolente conviction que les bonnes recettes se font souvent dans les vielles casseroles.

Organisation: JauneOrange

 





 
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