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Le rock n’est pas mort ! La preuve par Wilco…

Écrit par Bernard Dagnies - vendredi, 28 octobre 2016
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Wilco
Ancienne Belgique
Bruxelles
28-10-2016

Après avoir accordé un remarquable concert, dans le cadre du dernier Cactus, à Bruges, Wilco était de retour à l’Ancienne Belgique, ces 27 et 28 octobre. Aussi incroyable que cela puisse paraître, les deux dates étaient sold out. En deux jours, la formation chicagoan a donc attiré 4 000 spectateurs. Et il faut avouer qu’à l’intérieur, c’était blindé de chez blindé. Mais –et il faut le souligner– la foule était constituée d’un public multigénérationnel. Le rock n’est pas mort ! La preuve par Wilco…

Wilco a gravé deux albums en 2016. Le plus électrique « Star Wars », en juillet et le plus acoustique « Schmilco » en septembre. Deux disques épatants qui s’inscrivent pourtant dans des styles diamétralement différents. Ce qui avait donc poussé votre serviteur à aller revoir la formation en ‘live’. Plus étonnant encore, la set list du 27 est différente de celle du 28 octobre ; et c’est ainsi tout au long de sa tournée. De quoi encore démontrer que le groupe cherche constamment à se renouveler…

Le décor est superbe. Une forêt enchantée à multicouches est disposée sur le podium. Et le light show va plonger la scène au sein d’un éventail de climats différents. Derrière, sur la droite, il y a même un morceau de ciel. Il laisse apparaître divers tableaux : un arc en ciel, des nuages qui défilent, etc.

Le set s’ouvre par trois morceaux du dernier opus. Des chansons qui trempent dans l’americana, mais suffisamment électrifiés pour ne pas être taxées de folk. Le son est vraiment nickel ! Toujours barbu, Jeff Tweedy est coiffé de son inséparable chapeau blanc/beige. Au bout d’une dizaine de minutes, les compos commencent à prendre de l’intensité. Et notamment dès « I am trying to break your heart ». Nels Cline, le guitariste soliste, se met à bidouiller les boutons d’un pupitre et la fin de parcours se révèle complètement déstructurée. Dans la foulée, amorcé par des bruitages électro et imprimé sur un tempo krautrock, l’excellent « Art of almost » lance véritablement le show. La set list est cependant bien équilibrée, les titres les plus acoustiques servant de césure entre les plus percutants. Ainsi on retrouve Nels, assis, la gratte sur les genoux, pour jouer de la pedal steel, alors que Pat Sansone, préposé aux synthés ou à la troisième gratte, se sert d’un dobro, sur « Misunderstood ». La ligne de basse caoutchouteuse de John Stirratt et les interventions au piano électrique de Mikael Jorgensen trament « Somenone to lose », une chanson dont le tempo offensif évoque manifestement les Beatles circa « Abbey Road ». Et « We are’nt the world (Safety girl) » adopte un même profil. Pensez un peu à l’époque où Billy Preston siégeait derrière l’orgue, comme cinquième membre non déclaré. J’ignore pourquoi, mais les mélodies –parfois même en multicouches– me rappellent souvent celles des Fab Four. Sans doute à cause de ces refrains contagieux ; même si les timbres sont différents. D’ailleurs quand les voix se conjuguent en harmonie, c’est plutôt aux Byrds qu’on se met à penser (« Heavy metal drummer »). Mais comme celle de Jeff campe un hybride entre John Lennon et Mark Oliver Everett, il n’est finalement pas étonnant que le spectre des quatre de Liverpool plane régulièrement.

Autre moment fort du show, « Impossible Germany ». Imprimée sur un mid tempo, bringuebalante, cette compo permet à Nels d’étaler toute sa virtuosité sur sa six cordes. Ce qui va lui valoir une monstrueuse ovation. Derrière ses fûts, Glenn Kotche est particulièrement inventif. Se servant de baguettes différentes, suivant les morceaux, il lui arrive de secouer une maraca en même temps. Trois grattes alimentent les morceaux les plus électriques. A l’instar de « I’m the man who loves you », morceau qui finit par tourner carrément à la jam. Nels a sorti sa belle guitare blanche, à deux manches, pour l’excellent « Dawned on me ». Il en frotte même les cordes à l’aide d’un bottleneck. Jeff plaisante régulièrement entre les morceaux. Ce qui a le don de faire rire l’auditoire. Et le set s’achève au bout d’une heure trente par le contagieux « The last greats ».

Enfin pas tout à fait, car deux rappels sont prévus. Le premier s’ouvre par « Jesus etc. » ; un titre plus r&b, rogné par les claviers. Cet ‘encore’ va inclure 6 morceaux, dont le plus syncopé « Random name generator ». Généreux, Wilco va clore le spectacle par un autre morceau sculpté dans le krautrock, « Spiders (Kidsmoke) », auquel votre serviteur ne pourra assister, car son train n’attend pas. Les transports en commun ne tiennent plus aucun compte de la fin des spectacles à Bruxelles. On doit impérativement se déplacer en voiture pour se rendre dans la capitale. Sauf que pour l’instant, y circuler, c’est la galère. Et la situation n’est pas prête à évoluer. Même le soir. Et surtout en début de week-end. Les problèmes de mobilité risquent encore de s’accentuer, si les transports en commun ne tablent plus que sur la rentabilité. Et c’est encore une fois le public provincial qui va en faire les frais…

N’empêche, quelle belle soirée ; et puis quel beau pied de nez à ceux qui colportent que le rock est mort. Un bémol ? Il y avait peut être un peu trop de monde. Ce qui nuit bien évidemment au confort d’un tel spectacle. Mais c’est sans doute la rançon d’une future gloire qui s’annonce irrépressible…

Set list

1. Normal American Kids
2. If I Ever Was a Child
3. Cry All Day
4. I Am Trying to Break Your Heart
5. Art of Almost
6. Pickled Ginger
7. Radio Cure
8. Company in My Back
9. The Joke Explained
10. Misunderstood
11. Someone to Lose
12. Reservations
13. Impossible Germany
14. Happiness
15. We Aren't the World (Safety Girl)
16. Locator
17. Heavy Metal Drummer
18. I'm the Man Who Loves You
19. Dawned on Me
20. Hummingbird
21. The Late Greats

Encore

22. Jesus, Etc.
23. Random Name Generator
24. Red-Eyed and Blue
25. I Got You (At the End of the Century)
26. Outtasite (Outta Mind)
27. I'm a Wheel

Encore 2:

28. Spiders (Kidsmoke)

(Organisation : Live Nation)

 





 
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