Pour The Wombats , tout ce qui brille n’est pas or

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Pros jusqu’au bout des ongles…

Écrit par Béber - lundi, 14 avril 2014
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Wild Beasts
Botanique (Orangerie)
Bruxelles
15-04-2014

Wild Beasts vient donc d’enregistrer son quatrième album. Intitulé « Present Tense », il est paru sur le label Domino. En se produisant au Botanique ce mardi 15 mai, on se demandait si la formation insulaire (NDR : elle nous vient de Leeds) allait confirmer en ‘live’, le léger virage pris en direction d’une électro-pop à tendance 80’s, sur disque. De quoi confirmer tout le bien que la critique pense d’eux depuis maintenant près de six ans. C’est, en outre, la cinquième fois que le groupe foule la scène de la salle bruxelloise.

Pour assurer leur première partie, Wild Beasts a invité des compatriotes : Money. Un combo mancunien qui marche sur les traces de leurs hôtes. Et pour cause, il est également réputé pour dispenser une pop classieuse et théâtrale. Je suis malheureusement arrivé en retard et je n’ai pas eu le loisir d’assister à leur set. Néanmoins, en recueillant quelques échos auprès de quelques spectateurs, il appert que leur prestation était de bonne facture. A ne plus manquer la prochaine fois, donc…

En pénétrant dans la salle, je jette un coup d’œil furtif vers le podium. On y remarque la présence de deux claviers installés au centre de la scène ; et ils se font face. Le virage synthétique semble donc se confirmer. Vers 21 heures, le quatuor monte sur l’estrade, sous les acclamations du public. Professionnels, ils ont prévu une introduction qui en jette. Malheureusement, la magie du direct les stoppe illico dans leur élan. Un des claviers ne fonctionne pas ! Faux départ ! Les musicos retournent derrière les rideaux pendant que plusieurs techniciens s’activent à réparer la panne. Après dix bonnes minutes et face à un public devenu sarcastique, ils reviennent sur les planches. Les choses sérieuses peuvent maintenant enfin commencer.

D’emblée, deux éléments impressionnent : la voix sensuelle et maîtrisée de Hayden Thorpe (également au clavier, à la basse et à la guitare) et l’éclairage. Sa voix constitue clairement la valeur ajoutée de Wild Beasts. C’est elle qui véhicule les émotions au sein des compositions du groupe. Tom Fleming (chanteur, clavier, guitare, basse) est également préposé au micro, mais s’il a également un bel organe, il fait un peu pâle figure par rapport à celui de son acolyte. Deuxième élément, scéniquement, malgré une intro ratée, les Anglais maîtrisent leur sujet. Chaque morceau, grâce surtout à la qualité du light show, baigne au sein d’une atmosphère spécifique. Les tons et les rythmes sont adaptés aux morceaux. Autrement dit, chaque titre interprété est une découverte ; et on n’a pas le temps de s’ennuyer.

Pendant un peu plus d’une heure, Wild Beasts va alterner anciennes et nouvelles compos. Mais votre serviteur a surtout apprécié les morceaux issus du grandiose deuxième elpee, « Two Dancers ». A mon humble avis, elle restent un ‘must’ tant au niveau des mélodies, des rythmes que des ambiances. Certaines évoluent malheureusement à la limite du mauvais goût. Et on même failli faire perdre à l’auditoire le fil conducteur du concert. Heureusement, à chaque fois, la bête s’est relevée.

Que ce soit à travers des moments solennels ou plus difficiles, la formation anglaise a démontré qu’elle était devenue pro jusqu’au bout des ongles. Et la mise en scène particulièrement efficace en est certainement une autre illustration…

(Organisation Botanique)

 

 





 
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