The Machine That Made Us

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Pop/Rock
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Trop long et sans grand relief…

Écrit par Béber - lundi, 28 octobre 2013
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Willard Grant Conspiracy
Botanique (Rotonde)
Bruxelles
28-10-2013

Fondé en 1995, Willard Grant Conspiracy ne compte plus que Robert Fisher comme membre permanent. Si au départ, son style est bien ancré dans le country/folk américain, WGC s’autorise régulièrement des incursions dans la pop, le psychédélisme et surtout le rock. Depuis 2002, Bob milite également au sein de The Transmissionary Six, en compagnie de Terri Moeller des Walkabouts, formation au sein de laquelle il tourne régulièrement. WGC se produisait ce soir au Botanique, pour défendre son dernier elpee, « Ghost Republic ». Il est vrai que le projet de Fischer ne rencontre pas un succès planétaire ; et pourtant, il est responsable de quelques long playings qui tiennent bien la route. Publié en 2006, « Let it roll » est ainsi un petit chef-d’œuvre. A contrario, ses essais sculptés dans l’americana manquent souvent de punch. Mais tout en préservant un paramètre : la qualité des lyrics. Et c’est sous un format dépouillé que WGC va nous livrer son set, dans une Rotonde qui compte une cinquantaine de spectateurs. Probablement des membres de son fan club… 

Physiquement, Robert Fisher ressemble à feu Carlos qui se serait laissé pousser la barbe et aurait troqué sa chemise à fleurs contre une veste en cuir. Sa carrure est impressionnante. Sur les planches, il est flanqué d’un violoniste. Le concert sera donc bien minimaliste. Les deux musiciens prennent place sur deux chaises placées au centre du podium. L’ambiance est détendue, tout le monde est assis sur les marches de la Rotonde. Ce n’est d’ailleurs pas plus mal, vu le climat au sein duquel nous allons être plongés…

Dès le premier morceau, le baryton de Fisher impressionne. Ténébreux, il résonne dans la Rotonde. Il est armé d’une gratte sèche et les interventions de son comparse au violon sont solides. En toile de fond, des projections défilent. Des images. Celles du désert de Mojave ou de villes étasuniennes abandonnées. Mais aussi des textes. Nous rappelant qu’après avoir séjourné quelques années à Boston, Robert est retourné vivre en Californie. De quoi permettre à l’auditoire de décoller. Une petite demi-heure cependant, pas plus. Car passé ce cap, l’attention des spectateurs se disperse et se rend compte que musicalement, Willard Grant Conspiracy tourne en rond. Si la voix du leader est irréprochable, son jeu de guitare est limité. Certes, pas besoin d’être un soliste de génie pour enflammer le public : mais trois accords, c’est tout de même un peu léger. En outre, au cours de sa prestation, jamais il ne haussera le ton. Pas la moindre bouffée d’excitation. Enfin, si en début de parcours, le jeu décousu et expérimental du violon bouleverse, trop rapidement l’effet de surprise s’estompe. Même le visuel se mord la queue. Au cours de l’heure et demie de spectacle (?!?!), les mêmes photos et les mêmes écrits seront projetés à 3 reprises. Pour rompre la monotonie du concert, on aura quand même droit à deux morceaux qui sortent du lot. Tout d’abord, lorsque le violoniste chante sa compo, pendant que Fisher exécute trois notes d’harmonica. Malheureusement, le songwriting n’est pas aussi brillant que celui de son partenaire. A cet instant nous avions quitté le désert, en nous imaginant autour d’un feu de camp, lors d’un camp scout. Le second a vraiment surpris tout le monde. Bob interprétant une compo a cappella. Et une telle performance dans la Rotonde, c’est classe !

Finalement, il est préférable d’écouter « Ghost republic » tranquillement chez soi, les paroles devant les yeux. Sa transposition en ‘live’ était trop longue, et manquait surtout de relief. Une petite déception !

(Organisation Botanique)

 





 
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