Afterglow

Ásgeir
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Texas a manifestement encore des planches…

Texas
Forest National
Bruxelles
14-11-2017
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Nouvel ordre

Écrit par Akim Serar - dimanche, 16 octobre 2011
Image
Yuck
AB Club
Bruxelles
17-10-2011

L’évènement majeur de ce lundi soir d’octobre, qui s’est produit entre les murs de l’Ancienne Belgique, était sans nul doute le concert de New Order. Pourtant, c’est dans le Club que j’avais choisi de me rendre. Certainement quelques uns des spectateurs présents devaient ressentir un pincement au cœur, partagés entre deux affiches aussi alléchantes. Mais peu importe, car le concert des jeunes pousses de Yuck allait ranimer la flamme d’une Indie Pop fière et goguenarde tout en ravivant le souvenir des heures de gloire du genre.

Les premiers accords de Deadsets retentissent alors que je gravis les escaliers. Pénétrant dans la salle, je suis d’emblée frappé par l’impact visuel du combo.  

En rang serré, les trois guitaristes, le bassiste et la claviériste se tiennent fièrement au devant de la scène, tandis que le batteur, seul élément retranché, tient la cadence depuis l’arrière de celle-ci.

Si musicalement leurs compositions n’ont rien de renversant, force est de constater un certain savoir faire et une indéniable générosité qui rend l’ensemble fort sympathique.

Vraisemblablement au goût du public, le groupe s’efface après une quarantaine de minutes sous les applaudissements et les hochements de têtes approbateurs.

Sur la scène, on dresse une toile où le nom de Yuck apparaît en lettres noires grossièrement peintes sur fond blanc. Arty mais pas prétentieux, le groupe londonien se lance alors dans un concert où pêle-mêle, ressurgissent des relents de Dinosaur Jr, agrémentés de vagues Shoegazer rappelant Ride, et saupoudrés de mélodies faussement évidentes mais absolument accrocheuses comme savaient nous les servir les Teenage Fanclub ou encore les Lemonheads.

Définitivement influencés par les nineties, Yuck remet au goût du jour le meilleur d’une scène que bon nombre de personnes présentes ce soir n’ont connu que par procuration.

Tantôt énergiques, tantôt caressantes, tantôt sucrées, tantôt acides, les chansons de l’album éponyme se succèdent entre larsens et échappées mélancoliques.

« Georgia », « Suicide Policeman » et « Get Away » rappellent l’évidence d’un excellent album, agrémenté pour sa ressortie de quelques bonus, dont un « Save Me » un peu mou aujourd’hui.

Qu’importe, puisque après s’être éclipsé pour la beauté du geste, l’espace d’une poignée de minutes, les quatre jeunes gens nous offrent deux autres morceaux, dont en final l’épique et langoureux « Rubber », incontournable dernier titre de leur elpee.

Après coup, je regarde le chanteur se prêter volontiers au jeu des autographes et je ne peux m’empêcher de penser qu’à l’aube des années nonante, aux premiers faits d’armes des Pixies, et consorts, les petits Yuck devaient encore être des enfants.

Quelqu’un pour me dire ce qui est advenu des années 2 000 ?

Organisation : AB

 





 
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