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Amphi 2016 : samedi 23 juillet

Écrit par Sebastien Leclercq - samedi, 23 juillet 2016
Image
Amphi
Tanzbrunnen
Cologne
23-07-2016

Visiter la cathédrale gothique de Cologne le temps d’un week-end ! Oui, mais il n’y a pas que ce monument qui est gothique, mais également le festival Amphi. Aussi, pour la circonstance, les ‘corbeaux’ pullulent par dizaine de milliers dans la ville. Vous en croisez à chaque coin de rue et même aux terrasses de bistrots ; vous en rencontrez dans le couloirs de votre hôtel ou attablés au restaurant que vous fréquentez. Un défilé de mode digne du carnaval de Venise. Malgré la température caniculaire, ils portent des vêtements en cuir, ‘fetish’, médiévaux, militaires et on en passe… Et tout ce beau monde s’est donné rendez-vous au Tanzbrunnen.

Après avoir opéré une escale, l’an dernier, à la Lanxess Arena, le festival est à nouveau de retour sur ce superbe emplacement, en bordure de Rhin. Innovation, la répartition des scènes a été modifiée. Si la Main Stage a été maintenue au même endroit, et en plein air, La ‘Theater stage’ a pris ses quartiers en indoor, à l’entrée du site (NDR : là se déroulait uniquement les ‘after-party’, les années précédentes). Vu les récents attentats qui ont touché Munich, les mesures de sécurité ont été renforcées. Et la file pour entrer dans cette Theater Stage peut s’allonger sur une centaine de mètres. Néanmoins, les gardes et membres de sécurité sont bien plus sympathiques qu’ailleurs (NDR : l’état de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a la réputation de recenser la population la plus chaleureuse d’Allemagne).

Le nouveau podium ‘Orbit’ a été aménagé sur un bateau. Il est visible depuis son balcon dont le pont sert de terrasse romantique donnant vue sur la cathédrale ! C’est au sein de ce superbe endroit que notre soirée débute, en compagnie des revenants Nosferatu. Un groupe issu d’Outre-manche qui fêtera bientôt ses trente années d’existence, nonobstant quelques pauses et changements de line up. Fin des nineties, il avait publié un très bon elpee, « Reflections Through A Darker Glass » ; un disque enregistré au sous-sol du club Cactus (NDR : à l’origine de l’organisation et du festival). Pour info, il bosse actuellement sur un tout nouvel opus. Le set accuse un peu de retard, lorsqu’il démarre. Faut dire que lors du soundcheck, le band est confronté à de nombreux problèmes techniques. Et puis, en début de parcours, le public est clairsemé. Malgré son look de vampire et son flegme bien britannique, Damien Deville (NDR : guitariste, c’est le dernier membre originel) charme par son attitude sympathique. Chanteur, Tim Vic a conservé sa rituelle dégaine de rockeur, à mi-chemin entre celle de Wayne Hussey et Len Liggins. Malheureusement, il est victime de trous de mémoire et son prompteur –défaillant– semble ne lui être d’aucun secours. Ce qui oblige le combo à improviser les morceaux dans des versions davantage instrumentales. Le navire est constamment au bord du naufrage, mais les musicos font le max pour éviter qu’il ne sombre. C’est d’ailleurs tout à leur honneur. N’empêche, il serait sans doute judicieux de revoir la formation, sous un jour meilleur ; quoique ses apparitions se révèlent de plus en plus rares…

La file d’attente résorbée devant la Theater Stage, on assiste à la fin du concert de Front Line Assembly. Eux aussi célébreront bientôt leurs 3 décennies d’existence. Ex-Skinny Puppy, Bill Leeb (NDR : c’est le frontman) semble ne pas avoir vieilli. Sans doute que l’air canadien lui fait le plus grand bien. Le light show et les fumigènes entretiennent un climat brumeux. D’ailleurs on distingue à peine les images qui défilent, sur l’écran vidéo, en front de scène. Tout comme le batteur et les deux claviéristes. Les morceaux proposés oscillent de l’EBM à la techno dansante que propose, en général, Letfield. A l’instar du titre final du spectacle, « Mindphaser », compo qui lorgne quand même vers le « Tragedy for you » de Front 242.

La programmation du festival est quand même curieuse ; et pour cause, les trois derniers groupes sont programmés tôt, soit à 20h45, et simultanément. Donc difficile de s’autoriser un zapping, à l’instar des autres festivals. Blutengel se produit sur l’estrade principale. Un groupe berlinois né en 1998. La foule réunit des spectateurs plus jeunes, dont des cyber-goths aux cheveux fluo. Les compos sont davantage pop. La voix de Chris Pohl est monocorde. S’il n’y avait celle d’Ulrike Goldmann (NDR : c’est la choriste), la musique le serait tout autant. Son timbre est d’ailleurs aussi éclatant que sa chevelure, de couleur rouge. Il n’est même pas 22 heures, et il n’y a plus rien à se mettre sous la dent (NDR : dans le creux de l’oreille ?) Bref, demain on a intérêt à débarquer bien plus tôt afin d’assister à davantage de concerts…

(Organisation : Amphi Festival)

 

 

 





 

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