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Ardentes 2015 : dimanche 12 juillet

Écrit par Adrien Mouchet + Akim Serar - samedi, 11 juillet 2015
Image
Ardentes
Parc Astrid
Liège
12-07-2015

A défaut d’être très reposante, la nuit a au moins été assez longue pour reprendre sereinement le chemin des concerts.
Vos deux chroniqueurs, se déplaçant sur différents plans astraux et temporels pour mieux croiser leurs points de vue, leurs points de chute et leurs points de suspension, considèrent cette dernière journée comme une ultime occasion de croiser la plume et d’échanger les premiers avis.
Compte rendu diagonal de la der des ders sur ce site du Parc Astrid.
Une dernière marquée par l’absence d’une véritable tête d’affiche, le retour d’un ciel pluvieux et une baisse de régime flagrante de la programmation, s’achevant par un ‘ping-pong’ horaire qui laissera de grandes brèches propices à reprendre son second souffle.
Allez, c’est parti !

Pas de cafés ou de croissants pour débuter la journée, mais bien une bière et Mountain Bike. Le réveil parfait en quelque sorte ! S’ils ne sont pas encore de la trempe des Foo Fighters (qu’ils déclarent d’ailleurs être en arrivant sur les planches), les quatre compères ont de nombreuses qualités à faire valoir. Les plus flagrantes, en ce début de set, sont l’insouciance et la décontraction. Dans la ‘HF6’, ils sont comme chez eux. La claque ‘matinale’ (entre guillemets, car il est quand même 13h…) peut débuter. Très actif depuis maintenant deux ans, les ‘bikers’ proposent un savant mélange entre anciennes et nouvelles compositions. Si les morceaux plus connus comme « Got Power » et « I Lost My Hopes (In Paradise) » fonctionnent toujours aussi bien, c’est un nouveau titre qui sort indéniablement du lot. « Good For Nothing » a tout d’un tube. Une construction en crescendo et un pont plus que réussi qui se lie aux sonorités garage : la recette est payante et la sauce prend une bien belle texture. Six minutes de plaisir intense. Le reste du concert est tout aussi agréable et c’est sur la nouvelle chanson « Sandwich », fraîchement préparée, que le groupe se retire après 50 minutes rondement menées. De quoi ouvrir l’appétit pour le reste de la journée.

Direction l’‘Open Air’ pour découvrir Alice On The Roof.

La jolie Montoise, révélée dans l’émission ‘The Voice’, entame son set sous un ciel bien menaçant. Un mauvais présage. Car malheureusement, l’électro-pop de la demoiselle a bien du mal à convaincre. On s’ennuie même ferme et si on excepte le tube « Easy Come Easy Go » (joué deux fois d’ailleurs…), le set est mou et plat. Loin de juger la jeune femme sur ce concert, il faut admettre que les conditions ne lui étaient pas favorables. N’aurait-il pas mieux valu la programmer dans la salle au lieu de Mountain Bike ? Et vice-versa ? La question mérite d’être posée…

Pour votre serviteur peu amateur de rap, les trois heures suivantes ne seront pas les plus passionnantes du week-end. Ratking peu emballant, c’est vers Big Flo & Oli que je me dirige. La pluie a fait son apparition mais elle ne semble pas décourager le public. Car quoique mal placé pour juger la qualité de l’expression sonore, admettons que l’ambiance créée par le collectif est impressionnante. Une bonne surprise finalement car le principal en festival, c’est de prendre du bon temps. C’était le cas pour la plupart des spectateurs. Derrière, Sleaford Mods peine vraiment à me convaincre. Son concept de standing est vraiment trop particulier.

À la croisée des chemins, nos deux chroniqueurs font à présent route ensemble.

Le second arrivé emboîtant le pas au premier et arrivant tout aussi en retard que Black Rebel Motorcycle Club, dont les musicos sont retenus dans les loges à cause d’un problème technique majeur. Retard enregistré : quarante-cinq minutes.

De quoi déstabiliser une affiche qui pourrait voir alors les artistes, non plus se succéder sur les deux scènes restantes, mais bien se chevaucher.

Mais c’est sans compter sur la rigueur du staff liégeois qui réalisera l’exploit de remettre de l’ordre dans la programmation.

En attendant, le BRMC pénètre l’obscurité du HF6 et tente de se tailler un son au sein de cet espace résonnant.

Après quelques heures sans guitare, le retour des cordes est fort plaisant. Ca gratte, ça frappe et ça hurle. Bref : ça fait du bien. Le trio relance complètement la journée en nous enduisant d’un son aussi gras que leurs cheveux.

Cigarette au bec pour la frime, Robert Turner chevauche jusqu’au devant de l’estrade, s’offrant aux photographes dans un halo rougeoyant, tandis qu’à l’autre bout des planches, Peter Hayes se concentre sur les premiers accords de « Beat The Devil’S Tatoo », morceau épique qui plante le décor.

Si le set est raccourci de cinq minutes en raison des problèmes susvisés, nos rebelles en cuir ne semblent pas contrariés pour autant ; car finalement, au bout de leur tournée européenne, ils semblent assez épuisés.

Mais ces professionnels sont suffisamment courageux pour laisser poindre une quelconque lassitude.

À l’autre bout de ce spectre musical, comme à l’autre extrémité géographique du festival, Erland Øye, qui en principe devait enchaîner, ne bénéficie que d’un parterre de spectateurs, divisé en deux.

Affichant son éternel entrain et sa légendaire bonne humeur, la moitié cérébrale des Kings Of Convenience se charge donc de repousser les nuages de pluie qui se sont amoncelés dans le ciel liégeois dès le début de la journée.

Ses titres ensoleillés ne tardent pas à gagner la sympathie d’une assistance, certes frileuse, mais qui succombe rapidement aux accents chaloupés de notre sympathique Norvégien à lunettes.

Et si le soleil, convié à la partie, refuse obstinément de se joindre à la party, au moins, la pluie cesse de jouer les troubles fête.

Retour à la boîte de conserve pour Balthazar.

C’est un des groupes qui monte en Belgique et on comprend pourquoi il va prochainement découvrir Forest national. La salle est bondée et apprécie rapidement leur mélange de rock alternatif et de pop. A nouveaux, une formation belge vient présenter son nouvel opus aux Ardentes. La nonchalance est inscrite dans les gènes du groupe et quand c’est savamment utilisé, c’est un plaisir. Le premier single de « Thin Walls » en est le parfait exemple. « Then What » régale l’auditoire par son ambiance atmosphérique et ce chant complètement brut sur la première partie du titre.

Et si le retard accumulé initialement est en passe d’être résorbé, il est quand même nécessaire de se hâter pour ne pas manquer le premier grand nom du jour, se produisant à l’extérieur.

Metronomy en concert, c’est toujours un grand moment. La pluie ne tombe d’ailleurs plus depuis quelques minutes. Coïncidence ? Pas sûr ! Joseph Mount, le chanteur aux cheveux bouclés se plait d’ailleurs à le souligner. Durant une heure, les Anglais vont parcourir leurs quatre albums sans déchet, enchaînant titres instrumentaux puissants (« Boy Racer ») et tubes plus classiques («  Love Letter », « The Bay » », …). Le public est un peu mou mais qu’importe, le rock à forte tendance électro de Metronomy transporte toujours autant. Quoi de plus sympathique que de regarder Olugbenga Adelekan, le bassiste, frapper dans les mains ou d’admirer la scintillante Anna Prior malmener sa batterie ? Quoi de plus symbolique d’ailleurs de voir le band clôturer son set par une de ses plus vieilles (et meilleures) compositions : le fracassant « You Could Easily Have Me » ?  Un bonheur !

Restait à se partager D’Angelo d’une part et Fauve d’autre part.

Le premier s’est fait attendre trop longtemps et ne suscite, de toute façon, aucun engouement chez vos deux reporters ; aussi c’est vers le deuxième que nos regards et nos oreilles se braquent.

Regards emplis d’a priori qui ne loucheront décidément pas dans la même direction.

L’un de nous deux note dans son petit calepin : ‘Je ne dénigre pas ce groupe. Les compositions sont solides et le concept autour du collectif intéressant. Mais si j’admets avoir apprécié certains moment de communion avec le public déchaîné, j’ai vraiment beaucoup de mal à prendre du plaisir lors du set des Français. Le ‘chant’ m’est insupportable et leur attitude prétentieuse ne me plaît guère. Je reconnais néanmoins que je devais être un des rares mélomanes peu emballés dans la salle, tellement l’ambiance y était folle. Un bon point pour Fauve sur ce coup là.’

Dans le même temps, le second chroniqueur gribouillait à la hâte : ‘Charriant d’énormes appréhensions et condamnant presque d’avance le groupe parisien, que je pensais truffé de fausses références (ou plutôt de références qui sonnaient faux), je dois rapidement mettre genou à terre.

Loin de la prétention que je croyais voir s’afficher dans ce refus d’offrir leur visage en image (les caméras des Ardentes prennent d’ailleurs soin d’éviter de cadrer de trop près les membres du band), je constate, non sans une certaine surprise, que Fauve sait se montrer humble face à une foule venue en adoration.

D’images, il est néanmoins beaucoup question, puisque le visuel est ébouriffant.

Sur la pellicule s’étalent des extraits de films ou de larges paysages qui contrastent avec la fureur des guitares. Un son énorme qui comme un tsunami, emporte rage, désespoir, révolte et tendresse.

Car il est bien question de ces thèmes dans les paroles qui, éructées tantôt dans un flot affolé, tantôt bercées par une voix suave ou scandées comme autant d’hymnes rebelles, renvoient aux préoccupations majeures d’une jeunesse déchirée (le sexe, l’amour, la haine, la détresse sociale, l’injustice, etc…)

Reniant mes idées reçues, réfutant ce sentiment d’être trop vieux et trop con pour aimer Fauve, je me joins à l’enthousiasme frôlant le délire et me laisse emporter, chahuter, bousculer par ce qui restera pour moi, l’ultime révélation de ces Ardentes.

À l’impassible, nul n’est tenu !!!!!’

La lecture croisée de ces deux témoignages reflète somme toute assez bien les avis partagés sur un combo qui, décidément, ne laisse pas indifférent.

Les bars pris d’assaut pour écouler les derniers tickets, les portiques de sortie prêts à accueillir la masse de festivaliers encore présente, la nuit se referme sur ces dernières Ardentes vécues sur le site de Coronmeuse.

Quant à savoir où nous nous rendrons en pèlerinage l’an prochain, il faudra encore se montrer patient, car rien n’a été divulgué lors du point presse clôturant cette édition.

Chaque chose en son temps…

Organisation : Les Ardentes.

(Voir aussi notre section photos ici)

 

 

 





 

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