La crucifixion selon Protomartyr…

Protomartyr
Botanique (Rotonde)
Bruxelles
21-11-2017
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Brussels Summer Festival 2016 : samedi 6 aoűt

Écrit par Sebastien Leclercq - samedi, 06 aoűt 2016
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Brussels Summer Festival
Mont des Arts + La Madeleine
Bruxelles
06-08-2016

Il est 19h15. Votre serviteur débarque au Monts des Arts. Il y recense à peine 40 âmes devant le podium, alors qu’une centaine d’autres profitent des derniers rayons de soleil qui dardent le côté droit des marches du complexe urbanistique. Serait-ce dû à la concurrence de plus en plus forte exercée par les autres festivals ? Entre celui d’Esperenzah et de Ronquières, qui affichent complet, et le Micro de Liège, consacré exclusivement aux découvertes (NDR : malheureusement pas vraiment d’actualité ici), le choix devient de plus en plus difficile pour le mélomane. Néanmoins, la veille, 8 000 personnes avaient participé à la soirée d’ouverture ; ce qui manifestement avait l’air de réjouir les organisateurs…

Antoine Hénaut aurait mérité un auditoire bien plus conséquent. Le teint pâle et chaussé de lunettes fumées, il accuse un bon quart d'heure de retard lorsqu’il grimpe sur l’estrade. Il est flanqué de son backing group ; soit un second gratteur, un bassiste/contrebassiste, un batteur et un claviériste. Le Montois tente de chauffer l’ambiance en invitant régulièrement le maigre public à faire du bruit. Entêtants mais parfois aussi un peu trop simplistes ses refrains laissent dubitatifs ; à l’instar de « La vie s’écoule ». Mais progressivement, le site se remplit et le set gagne en vitalité. Il atteint même son point d’orgue lors de l’interprétation du single « Inévitable », avant qu’il ne s’achève par « For intérieur ».

Paranoïa anti-terroriste oblige, chaque spectateur est fouillé minutieusement (au détecteur de métaux) avant de pénétrer dans la Madeleine. Il est 20h30 et Brisa Roché monte sur les planches à l’heure pile. Il n’y a que 200 personnes pour l’accueillir, soit un quart de la capacité de la salle. Néanmoins, les musicos se révèlent plus qu’enthousiastes et tout particulièrement la choriste, plantureuse. Brisa est vêtue d’une longue robe aux motifs asiatiques. Huit ans plus tôt votre serviteur l’avait découverte dans le cadre des Nuits Botanique (NDR : voir la review ici). Bien que d’origine américaine, elle s'exprime en français. Et dès le deuxième titre, elle brise (?!?!) le talon d’une de ses chaussures et sollicite son remplacement (NDR : de son soulier, of course !) Mais finalement, elle décide de se produire pieds nus après avoir invité l’auditoire à exprimer son choix sur le sujet. Belle opération de com’ ! Elle se révèle très à l'aise sur scène. Haut perchée, sa voix évoque tour à tour Björk, Bianca Casady (CocoRosie) voire Chelsea Wolfe, dans les rares moments plus sombres. Un show multi facettes qui réserve des morceaux plus électro et dansants, dans le registre du dernier Ep, « Disco », paru en mai dernier.

Place ensuite à Mickey 3D. Ses membres semblent s'ennuyer ferme, que ce soit le leader Mickaël ou la choriste/claviériste Najah, jadis pourtant passionnée. Résultat des courses, l’ambiance retombe d’un cran. Et de toute évidence, ce spectacle ne va pas nous faire mourir de rire. Après avoir plongé la foule dans une profonde léthargie, « Matador » la réveille (enfin) quelque peu. Mais le sursaut est de brève durée, car « Respire » qui embraie, est tout bonnement peu inspiré. Les déclarations se limitent à des poncifs du style ‘Merci et bonne fin de soirée’. Un rappel quand même, « Rallonge tes rêves », un morceau censé nous plonger dans un univers féerique. Mais qui n’y parviendra pas. Finalement, Furnon va miraculeusement retrouver son enthousiasme pour aborder le dernier morceau, « Le chaudron », c’est-à-dire le stade Geoffroy-Guichard, une compo qui glorifie son équipe de foot de cœur, Saint Etienne. A défaut de se montrer grand orateur ce soir, il a rappelé qu’il était un fervent supporter des Verts. Mickey 3D est probablement en bout de course ; et pourtant, en 2005, la formation avait accordé un show autant électrique que sympathique, au festival de Dour. Depuis de l’eau a coulé sous les ponts. De la Loire, bien sûr.

Feu ! Chatterton jouit d’une belle popularité en Belgique. Popularité qu’il a acquise en se produisant, notamment, au Botanique (Rotonde et Orangerie) ainsi que dans le cadre du festival des Ardentes. C’était en 2015. Mais il y a quelques mois, il s’est révélé encore plus performant, tant au Cirque Royal que lors des Nuits Botanique. Logique donc que la foule se presse au Mont des Arts. Fougueux, « Ophélie » ouvre le set. « Fou à lier » et « Côté concorde » s’enchaînent pour le plus grand bonheur des fans. « Boeing » prend son envol et incite l’auditoire à esquisser quelques pas de danse. Tout comme lors du final, « La Malinche ». En rappel, « Je l’ai toujours aimée », un titre empreint de tendresse, se révèle digne du meilleur de Dominique A. Faut dire qu’Arthur a un don particulier pour narrer ses histoires peuplées de métaphores, des contes aux envolées lyriques et théâtrales. Mais perso, j’estime qu’elles passent mieux la rampe au sein d’une salle sombre et intimiste qu’en open air. Le peuple qui est venu assister au concert semble principalement constitué de Bobos, qui ont acquis un pass de 10 jours pour passer le temps en ‘after-work’ ou en début de soirée, afin de siroter quelques bières et passer du bon temps, plutôt que réellement aller à la découverte des artistes en devenir. 

(Organisation : BSF)

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