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Cactus 2016 : dimanche 10 juillet

Écrit par Bernard Dagnies - dimanche, 10 juillet 2016
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Cactus
Minnewaterpark
Bruxelles
10-07-2016

C’est déjà le troisième jour du festival Cactus et l’ambiance est toujours aussi excellente. Sur la route, après avoir garé mon véhicule, un papa et son fiston –en vélo– s’arrêtent pour me demander pourquoi je prenais des notes. Quelques explications plus tard, ils reprennent leur chemin en direction du site. Et tout au long du Cactus, des festivaliers viennent tailler une bavette, sollicitant ou demandant notre avis sur les prestations des artistes. En français ou en anglais. Certains médias l’ont déjà souligné, ce festival a conservé une taille humaine, ce qui explique ce esprit convivial qui y règne en permanence… 

Goat est une formation suédoise qui pratique une forme de fusion expérimentale entre (hard) rock, psychédélisme, afrobeat, worldbeat et world (Niger et Mali). Notamment. Sur les planches, ils sont masqués et ont revêtu des parures ésotériques. Dont deux filles, chanteuses et danseuses ; mais les leurs sont particulièrement colorées. Le reste du line up implique deux gratteurs, un bassiste, un drummer et un percussionniste. Préposé au djembé, c’est lui qui balise les rythmes. Le plus souvent tribaux. Parfois, la musique semble évoluer quelque part entre Hawkwind et Tamikrest. Les deux nanas sont absolument déchaînées et si l’une se sert d’un tambourin et l’autre de maracas, il faut reconnaître qu’elles font le show. Et hormis un morceau un peu trop rapide, le set se révèle terriblement excitant. Le public remue et applaudit chaleureusement un spectacle qui devrait faire un malheur dans le cadre de Couleur Café ou de l’Esperanzah.

Place ensuite à Kurt Vile et ses Violators. Et on ne peut pas dire que le départ soit donné en fanfare. On s’ennuie ferme. Kurt essaie –enfin– de communiquer avec le public en balançant quelques onomatopées, du style ‘Hey’. Mais au bout d’une vingtaine de minutes, il aborde un titre acoustique en solo que plus personne n’écoute. Et au moment où on craint que le concert ne tourne au fiasco, les musicos se réveillent et lancent enfin la machine. A partir de cet instant, le set entre dans une toute autre dimension. Les riffs de guitare giclent. Le climat devient carrément hypnotique et on se rend alors compte que le quatuor (de temps à autre enrichi d’un 5ème musico) a un potentiel incroyable… qu’il doit encore explorer. Et lorsque le saxophone entre en piste, pour un long titre, le band est alors au sommet de son art. Manifestement, Kurt essaie d’aller de plus en plus à la rencontre de son public. Il lui reste à trouver les mots justes, et puis pourquoi ne pas utiliser l’arme de l’humour ? Pourtant, après le concert, en backstage, il est venu à la rencontre de fans, posant sur des selfies ou bavardant spontanément en leur compagnie et surtout cassant cette image de personnage introverti. C’est un fameux pas dans la bonne direction…

SX est une formation courtraisienne drivée par la chanteuse/claviériste Stefanie Callebaut. Ce soir, outre le drummer Jeroen Termote, elle est soutenue par deux membres d’Amartorski. Aux synthés. Expérimentale, l’électro du combo n’est pas facile à digérer. D’autant plus que le volume sonore est bien trop puissant. Stefanie a une superbe voix. Elle est vêtue d’une veste en (simili ?) cuir et une robe flamboyante (NDR : elle est mannequin dans l’univers de la mode vestimentaire). Un logo ‘SX’ ténébreux tourne régulièrement en fond de scène. Le public est aux anges. Votre serviteur un peu moins, même s’il reconnaît une belle cohésion dans l’ensemble. Et c’est paradoxalement lors des titres les plus accessibles, au cours desquels Stefanie se concentre sur les claviers, que la mayonnaise prend le mieux. Mais honnêtement, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé…

Neuf ans déjà que The Cinematic Orchestra n’a plus publié d’album. Mais un nouvel essai est prêt à sortir. Bref, la bande à Jason Swinscoe est très attendue. Ils sont 13 artistes sur les planches, dont une section de cordes, réunissant un violoniste, un altiste, un violoncelliste et un contrebassiste. Enfin, de ce qu’on peut deviner, car ces musicos sont cachés derrière un claviériste au matos conséquent. Circonstanciellement, deux choristes féminines –de couleur noire– viennent se joindre à l’ensemble, pour ajouter une touche soul à l’expression sonore. Le drummer est protégé par des parois transparentes. Et on est parti pour un concert dont les compos allient acid jazz, musique de chambre et electronica ; le tout imprimé sur un downtempo. Les solos sont impressionnants, surtout ceux du saxophoniste. Mais les compos baignent le plus souvent au sein d’un climat fusion complexe rappelant même l’époque glorieuse du jazz/rock des seventies (NDR : pensez à Weather Report ou à Chic Corea). Peut-être en plus climatique. Filmique aussi. Ben, vu le patronyme. Et le tout sous la houlette de Jason Swinscoe, le maître à penser de ce collectif londonien. C’est excellent, mais un peu trop intello pour être programmé lors d’un festival…

Il revenait au duo français Air, de clôturer l’édition 2016 du Cactus. La paire fêtait ses 20 années d’existence l’an dernier. Nicolas Godin et Jean-Benoit Dunckel n'ont pas la réputation de briller sur les planches. Et pourtant, ce soir, ils vont démentir l’adage. Les musicos sont vêtus de blanc. Et le light show colle parfaitement à leur look rétro futuriste. Ils conjuguent leurs voix falsetto. Comme sur disque. Ils sont soutenus par un drummer/percussionniste, planté en retrait, sur la droite. Les singles se succèdent : « Venus », « Cherry Blossom girl », titre à la fin duquel le vocodeur émet un ‘Merci beaucoup’ totalement hilarant, le nostalgique « Playground love » ou encore « Alpha Beta Gaga », un morceau pimenté par des accords de banjo. Caractérisée par une voix computarisée, mais tellement séduisante, les aventures érotiques de Stephen Hawking sont décrites tout au long de « How does it make you feel ». « Kelly watch the stars » nous propulse du côté de la voie lactée. Après l’incontournable « Sexy boy », « La Femme d’argent » clôt le spectacle, une compo tramée sur une ligne de basse chaude et profonde. De quoi terminer en beauté cette 34ème édition du festival Cactus. A l’année prochaine ! (*)

(Organisation : Cactus)

Merci à Nick Nijfels (*)
 
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