Pour The Wombats , tout ce qui brille n’est pas or

“Beautiful People Will Ruin Your Life”, c’est le ...Lire la suite...

Discovery Box III : samedi 6 février 2016

Écrit par Didier Deroissart - vendredi, 05 février 2016
Image
Discovery Box
Salle Communale Baudouin IV
Braine-le-Compte
06-03-2015

Il s’agit déjà de la troisième édition du Discovery Box, un petit festival qui se déroule dans la salle communale Baudouin IV, à Braine-Le-Comte. Cet événement est organisé par l’association Organic. Ce soir, The Experimental Tropic Blues Band constitue la tête d’affiche. C’est la toute dernière date du combo le plus déjanté de la scène belge, avant qu’il ne rentre en studio pour enregistrer son quatrième elpee. En général, fin de tournée, les artistes n’hésitent pas à se lâcher ; et Jeremy (alias Dirty Wolf ou Dirty Coq) ne va pas s’en priver. Un deuxième podium, de dimension respectable, a été installé, devant la scène principale. Elle est destinée à accueillir les artistes. 

(run) SOFA ouvre donc les hostilités. Un trio carolo réunissant le chanteur Antoine Roméo, le guitariste Julien Tassin et le drummer Wilson Rose. A cet instant, on ne dénombre qu’une cinquantaine de personnes dans la salle. Evidemment, le chanteur invite le public à s’approcher de l’estrade. Pas facile d’entamer un festival, quand il y a si peu de peuple. « Intro » (of course !) ouvre le set, un instrumental atmosphérique qui tient la route. Le bassiste est gaucher, mais ce n’est pas Macca ! Antoine –chapeau vissé sur la tête– débarque ensuite sur les planches pour attaquer « Champignon ». Dès « Let Me Stay », il empoigne une gratte électrique. Si sa voix peut envoûter, elle manque quand même de relief. Peu importe, elle colle à la musique du band. Antoine ne tient pas en place et arpente le podium de long en large. Avant que ne se produire un coup de théâtre. Le drummer abandonne ses fûts et cède ses baguettes au photographe. Un relais, ma foi, judicieux, car le remplaçant se révèle plutôt doué à la batterie, alors que Wilson se prend pour mime Marceau, sans pour autant avoir le visage grimé de blanc. L’expression sonore évolue alors au cœur d’un cocktail de math rock primaire et de psychédélisme. Single, « Papillon » se singularise par son riff de guitare agressif et une voix légèrement vocodée. Un morceau dont la vidéo nous replonge carrément au sein des 70’s (voir ici

Ilydaen embraie. Il vient de publier un album baptisé « Maze ». Ce power trio, qui pratique une forme de post/math/rock aux relents métalliques de nature scandinave, implique le chanteur/bassiste Erick Braun, le guitariste Daniel Schyns et le drummer Anthony Leusch. Les musicos sont issus de La Calamine et rencontrent un franc succès au Grand-duché de Luxembourg, en Allemagne et aux Pays-Bas. Instrumentalement, la précision des instrumentistes est manifestement germanique. Donc irréprochable.

Dès les premiers accords de gratte dispensés par Daniel sur « Lux » –et ils sont incisifs– on est scotché par sa dextérité. Il semble hanté par Steve Vai, Jeff Beck et Joe Satriani à la fois ! Notre regard se focalise le plus souvent sur son manche. Sa technique est sidérante ! Faut dire qu’il peut aussi compter sur une section rythmique particulièrement solide. Tour à tour sauvages, percutantes, atmosphériques, les compos défilent comme de véritables claques. Quoique agressif, « 1/121 » se distingue par son sens mélodique, les vocaux achevant le morceau par une intervention délicatement atmosphérique. Une belle surprise !

La salle se peuple progressivement, mais ne dépassera jamais la barre de la centaine de spectateurs. La dernière fois que Thyself s’était produit en ces lieux, il n’y avait que 4 personnes pour les applaudir. Faut dire que c’était juste après les attentats de Paris. Ce soir, l’auditoire est quand même plus conséquent. Constitué de barbus, ce quatuor namurois réunit les gratteurs Florestan Thiry et Benoit Petit, le drummer Ulysse Wautier et le bassiste Lucas Serruya. Le premier assure le lead vocal. Les deux derniers les chœurs. Les musicos reconnaissent pour influences majeures Radiohead, Portishead, James Blake, Archive, Alice in Chains et Queens of The Stone Age. Un Ep éponyme à l’actif de ce combo, dont la musique oscille entre l’alt et le post rock. Et un album est en préparation. Lauréat du concours Verdur Rock et finaliste du Concours Circuit, il s’est produit dans le cadre de l’édition 2015 du festival ProPulse.

Le set s’ouvre par « Framus » et « Behind Clouds », deux morceaux qui font la part belle aux six cordes. Une des grattes est frémissante, l’autre plus sauvage. Tout au long de « Behind Clouds », la voix est atmosphérique. Caractérisé par son intro post rock, « Wasted All » lorgne carrément vers Archive. Plus accessible, « Come To Pray » est un titre plus pop et sucré, à la rythmique légèrement reggae. Sympa comme prestation !

Pour le concert de The Experimental Tropic Blues Band –qui fête ses 15 ans d'existence– aucune setlist n’a été prévue. Le trio achève sa tournée consacrée au concept ‘The Belgians’. Il s’attend donc à des projections pendant le show. Les trois musicos s’installent dans la fosse et attaquent immédiatement le répertoire. Jeremy a décidé de faire le show. Il annonce que nous sommes tous réunis pour parler d'une sujet difficile : l'amour. Pour lui, c’est important ! Il va d’ailleurs insister à de nombreuses reprises sur cette question. Et invite tout le monde s’exécuter. Son système 3 pièces le démange. Il ne l’exhibera pas, car la tirette semble coincée. Grand amateur de gingembre, il incite à pratiquer le Gang Bang. La pression commence à monter, surtout du côté de quelques meufs qui semblent particulièrement excitées. Sans pour autant passer à l’acte. Devil D'inferno est intrigué par les frasques de ses compères. Qui va lancer le premier riff ? Il doit imprimer le tempo. Dirty Coq continue de tailler une bavette avec les spectateurs, alors que les deux autres se lancent dans une ancienne compo. Place ensuite à une sorte de rockabilly improvisé. Jean-Jacques reprend le contrôle, mais dès le titre suivant, Jeremy entre dans un nouveau délire et sollicite un ticket. Lors d’un blues old school les deux sixcordistes s'affrontent en duel, manche contre manche. J-J souffle dans son harmo, alors que Dirty Wolf complimente les filles. Il empoigne la bouteille d’une d’entre elles et avale d’une bonne rasade de moinette. Il déteste la bière et préfère le Jack Daniel's. Résultat, il recrache le liquide au sol. Il extrait de sa poche arrière ‘un baby bamboo’, c’est-à-dire une sèche au gingembre. Dès qu’il l’a allumée, l’odeur nauséabonde emplit l’espace. Il vocifère dans le micro. Et nous fait croire que n’est Noël. Il invite Boogie Snake à produire un riff sur sa gratte. Ce dernier s'exécute. C’est le moment choisi par le trio de se lancer dans un titre de garage/rock burné, au cours duquel Jeremy glisse quelques mots en français : ‘Hey baby, si tu veux faire l'amour avec moi, tu dois être agile et mobile’. Place ensuite à une version originale d’un titre de Run DMC. Jeremy signale que le band a pas mal voyagé, mais confesse que les plus bizarres, ce sont eux. Ce délire va durer pendant deux bonnes heures, au cours desquelles on aura droit à des titres de leur répertoire, pas mal de reprise de standards de l’histoire du rock’n’roll et même à des jams. Lors de l’une d’entre elles, un spectateur récupère le micro de J-J et s’improvise quatrième membre du band. Un vrai show de rock’n’roll !

(Organisation : Centre Culturel de Braine Le Comte)

The Experimental Tropic Blues Band + Thyself + Ilydaen + (run) SOFA + ex-Zero Tolerance for Silence

 





 

Qui est en ligne

Il y a actuellement 1 invité en ligne
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement