Texas a manifestement encore des planches…

Texas
Forest National
Bruxelles
14-11-2017
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Dour Festival 2015 : dimanche 19 juillet

Écrit par Adrien Mouchet - samedi, 18 juillet 2015
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Dour Festival
Plaine de la Machine à Feu
Dour
19-07-2015

Nous y sommes ! C’est ce dimanche que se termine le Dour Festival 2015. Les petits plats ont été mis dans les grands afin de clôturer en beauté cette très belle édition ensoleillée. Enfin, aujourd’hui c’est un peu moins le cas. Ce début d’après-midi est pluvieux mais pas de panique, le beau temps est annoncé pour le début de soirée, une journée qui sera ponctuée par le show d’un monstre du Hip-Hop… C’est parti pour une dizaine de concerts !

Et le départ est complètement dingue. Pourquoi ? Raketkanon se produit sur la ‘Cannibal Stage’. La formation gantoise jouit d’une solide réputation sur les planches. Les musicos sont complètement déjantés. Faut dire que leur hardcore s’y prête plutôt bien. Le chanteur focalise tous les regards. Davantage pour son attitude que pour sa voix. Sous ses longs cheveux blonds, son cerveau semble complètement déconnecté du reste de la planète. Le deuxième titre est à peine terminé, qu’il balance une piscine gonflable dans la foule et plonge dedans. Il va d’ailleurs chanter l’intégralité du morceau suivant dans cette position plus qu’inconfortable. Mais c’est désopilant. Musicalement, les compos sont fort semblables et peu intéressantes. Mais ce n’est pas la raison pour laquelle on assiste à un show de Raketkanon. Malheureusement, un incident grave va ternir leur prestation. En fin de parcours, un des musicos a la mauvaise idée de vider un extincteur sur la foule. Ce qui semble drôle au départ se révèle in fine dangereusement toxique… Pas très malin non plus de la part de nos amis gantois, car une plainte a été déposée à leur encontre… Le chanteur achève le show en explosant son synthétiseur sur la batterie. Il lui manque vraiment une case à ce type ! Bref, si la fantaisie est souvent bénéfique, elle peut se révéler stupide quand elle est irréfléchie. Dommage, car le spectacle était vraiment total…

Un des moments les plus attendus du festival pour votre serviteur est certainement le set d’Eagulls. Il va nous réserver 40 minutes de post/punk bien ‘british’. Face à la ‘Cannibal Stage’, c’est le désert ; mais peu importe, cette situation me permet de camper juste devant le chanteur. Manifestement, il a du plomb dans l’aile. Il tient à peine debout alors qu’il n’est pas encore 15h30. Il va même vider la moitié d’une bouteille de whisky, lors du concert, alors que celle contenant de l’eau restera bien fermée tout le spectacle… Un peu excessif non ? Pourtant, la musique proposée par la formation est vraiment géniale. Sous ce chapiteau, le son est excellent ; ce qui permet de bien profiter des arrangements complexes élaborés par les Anglais. Le style n’est pas toujours très accessible, mais Eagulls a le don de torcher des refrains contagieux. Sans pour autant se départir d’une approche rugueuse, une approche très caractéristique de leurs compos. Et puis, il y a la voix exceptionnelle de George Mitchell qui colle bien au genre. Un vrai régal ! La setlist est puisée au sein de leur seul album, au sein duquel « Possessed » et « Amber Veins » constituent les points d’orgue. Y compris sur les planches. Une belle claque et, à mon humble avis, un des meilleurs concerts du festival. 

Petite pause avant d’attaquer Circa Waves. Encore un band issu de l’Albion. Mais de Liverpool. La scène musicale y est encore aujourd’hui, en pleine effervescence. Ce quatuor a publié son premier elpee en mars dernier, après nous avoir gratifiés de teasers alléchants pendant près de deux ans. Son style s’inscrit bien dans la tradition du rock insulaire. A l’instar des Wombats qui émanent également de la même métropole et qui se sont d’ailleurs produits sur la plaine douroise, ce vendredi. Les mélodies sont simples et les refrains efficaces. A l’instar de nombreux groupes britanniques, l’influence des Arctic Monkeys est palpable. Sans pourtant atteindre le même niveau que le combo de Sheffield. Circa Waves manque aussi d’originalité et surtout use ou abuse de chœurs un peu trop faciles (‘Wouhou !’ et autres onomatopées). Mais ne soyons pas trop exigeants, car le set s’avère quand même agréable ; et le single « T-Shirt Weather » est aussi superbe qu’accrocheur. Le band a encore du pain sur la planche, mais il serait malhonnête de ne pas lui reconnaître un potentiel certain…

Direction ‘La petite maison dans la prairie’ pour y assister au show du groupe flanqué du patronyme le plus long de cette édition : And So I Watch You From Afar. Son post/rock (NDR : instrumental, of course) est à la fois épique et éclectique. Le mélange de genres repose quand même sur une constante : la puissance du son. La formation nord-irlandaise va nous réserver un set totalement démentiel, au cours duquel les morceaux issus de « Heirs » (NDR : son quatrième opus studio, publié cette année), seront légion. Et le tout en affichant un sourire aux lèvres. Rarement, on aura vu des artistes aussi contents d’être là. A revoir, c’est une certitude…

Aussi incroyable que cela puisse paraître, les membres des Strypes ont tous moins de 20 ans ! Et pourtant, ils se produisent sur la Main Stage à 19h, le dernier jour du festival. Sacré exploit ! Ils puisent leurs références au cœur des 60’s et des 70’s ; et il est plutôt rare de voir de si jeunes artistes maîtriser un style musical que même leurs parents n’ont pas connu ! Leur rock’n’roll semblait émaner d’un autre temps. Un chouette concert, mais quand même très spécial.

A 20h, les Palma Violets montent sur le podium de ‘La petite maison dans la prairie’. La formation est assez notoire outre-Manche ; ce qui explique la présence d’un fort contingent de Britanniques, sous le chapiteau. Qui sont à la recherche de pogos ! Mais pas seulement les Anglo-saxons… Faut dire qu’en cette fin de festival, tout le monde a envie de se défouler ; et que si leur musique n’est pas nécessairement idéale pour cet exercice physique, l’envie dépasse le format ; et il devient très difficile de ne pas être embarqué au milieu de la mêlée. D’ailleurs, je finis par partager l’enthousiasme des Britons. C’est que de temps en temps ce type de défoulement fait du bien ; mais que c’est éprouvant ! Je m’accorde une petite pause pour savourer leur single « Best Of Friends », une compo toujours aussi efficace ! Avant de m’enfoncer, une nouvelle fois, au cœur de ce tumulte, pour conclure un concert bien éreintant !

Pour le spectacle suivant, c’est Antoine Bogataj qui va vous le relater. Il s’agit de celui de Dub FX, qui se déroule dans la ‘Jupiler Dance Hall’.

Au beau milieu d’un carrefour de genres, qui oscille du dub au reggae, en passant par le psyché et le hip-hop, Dub Fx est de retour deux ans après avoir investi la Plaine de la Machine à Feu. Toujours booké dans cette magnifique Jupiler Dance Hall, le roi désormais incontesté du Beatbox était attendu au tournant. Il a tous les atouts en main –notamment un excellent son et un public nombreux– pour attaquer sa performance. Les spectateurs sont immédiatement plongés dans l’ambiance. Les morceaux sont particulièrement contaminés par des accents hip-hop/reggae. Et tout aussi rapidement, l’artiste ne fait plus qu’un avec la masse immense qui remue sur le beat. Les samples s’enchaînent impeccablement. La voix passe parfaitement la rampe. Seul le show n’est guère visible. Et pour cause, d’abord, je suis planté à une certaine distance du podium ; en outre, la scène semble trop large pour un seul homme. Ce qui ne va pas empêcher le set d’emporter –et sans qu’il s’en aperçoive– l’auditoire dans une vague plus dub. La fin du concert monte en puissance avant d’atteindre son apogée sur l’excellent « Love someone ». Le tube est attaqué sous un format moins conformiste, rappelant la plus-value du ‘live’ par rapport à l’album. La prestation d’un artiste qui s’inscrit parfaitement dans l’idéologie de Dour : partir de rien, créer et faire vibrer ! (A.B.)

Votre serviteur reprend son bâton de pèlerin pour se rendre devant la ‘Last Arena’. Il y a plus de 20 000 personnes qui attendent Snoop Dog. Incroyable ! Qui débarque avec (seulement !) dix minutes de retard sur l’horaire. Une véritable star planétaire à Dour. Oui mais rien ne va se passer comme prévu. L’Américain commence par enchaîner ses tubes. Après une grosse demi-heure, il aborde une cover de Bob Marley. Mais, il s’arrête au beau milieu du morceau, et sans aucune raison ni explication, rentre en coulisses. Caprice de star ? Selon les rumeurs, l’interdiction de fumer du cannabis sur les planches, lors de son set, imposée par les forces de l’ordre, l’aurait contrarié. Le buzz est lancé, en tout cas !

Et mon festival de s’achever par John Hopkins et Klangkarussel, responsables de deux sets atmosphériques qui clôturent à merveille cette très bonne édition.

Le Dour Festival confirme qu’il est un des grand rendez-vous musical en Belgique et même en Europe. Eclectique, l’affiche s’intéresse à pratiquement tous les styles, même si parfois des choix cornéliens doivent s’imposer, suite à la programmation d’artistes du même genre, au même moment. A l’année prochaine pour de nouvelles découvertes ou confirmations sur la plaine de la Machine à Feu !

(Organisation Dour Music Festival)

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