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Texas
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14-11-2017
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Dour Festival 2015 : jeudi 16 juillet

Écrit par Adrien Mouchet - mercredi, 15 juillet 2015
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Dour Festival
Plaine de la Machine à Feu
Dour
16-07-2015

Après une première soirée assez terne, les choses sérieuses peuvent commencer. Ce jeudi constitue un premier jour complet et bien rempli. Le programme est en outre très varié ; ce qui devrait satisfaire un max de monde. Perso, c’est une bonne occasion d’enfin découvrir la plaine de la Machine à Feu !

C’est à 14h sous ‘La petite maison dans la prairie’ que mon parcours de la journée commence. Comme souvent, un groupe belge ouvre le bal. Recorders propose un pop/rock atmosphérique teinté d’électro à un public trop peu nombreux lors de l’entame. Non seulement les Bruxellois sont venus défendre leur dernier elpee, mais ils nous réservent quelques nouveaux titres. Plus d’un an après la sortie d’« Above The Tide », les cinq jeunes artistes n’ont guère chômé. Ces nouvelles compositions sont très réussies et augurent le meilleur pour le futur. C’est sur le très puissant « Beach » que le set s’achève, après 40 minutes. Le chanteur grimpe sur un pylône afin de saluer une dernière fois l’audience, un peu plus consistance qu’en début de show. Pas étonnant en tout cas que certains membres de la troupe pointent les Anglais de Breton parmi leurs références majeures. Leur expression sonore est proche et aussi addictive. Une bonne manière de lancer son festival !

Direction la ‘Jupiler Dance Hall’, grande scène à tendance électro située à quelques pas de la main Stage. Le groupe qui s’y produit milite pourtant dans un tout autre registre. Ce sont les rockeurs maliens de Songhoy Blues qui sont venu présenter leur premier LP, « Music In Exile ». Guère notoire, ce groupe respire la joie de vivre ! Son style, fortement inspiré par la tradition africaine, ne peut que vous rendre de bonne humeur. Hymnes allègres et danses folles sont au programme. Aliou Toure, le chanteur, a le rythme dans la peau et pas qu’un peu ! Quel plaisir de le voir se déhancher devant nos yeux ébahis. Tout le monde se prendra d’ailleurs au jeu et va se remuer sous les directives de Toure. Et c’est sous un tonnerre d’applaudissements que Songhoy Blues quitte les planches. La première révélation de Dour 2015 !

Avant le concert très attendu d’Unknown Mortal Orchestra, je me pose quelques instants devant Tokyo Ska Paradise Orchestra. Référence en terme de ska, le collectif ne parvient pas vraiment à faire oublier la fournaise causée par un soleil flamboyant qui brûle au-dessus de la Main Stage.

Retour donc dans ‘La petite maison dans la praire’ où se produit Unknown Mortal Orchestra, ensemble réunissant des Américains et des Néo-Zélandais. En partant du rock indépendant, le quatuor consomme de la pop, du garage et même parfois du R&B. Un cocktail judicieux qui alimente un set très varié sans aucun temps mort. Le combo termine sa set list par une des meilleures chansons cuvée 2015 : « Multi-Love ». Sorte de synthèse de tout ce qu’il fait de mieux, elle clôture à merveille une très bonne prestation.

La ‘Cannibal Stage’ a, en principe, le but de concentrer les artistes qui font le plus de bruit sur la plaine de La Machine à Feu. Premier crochet pour y admirer A Place to Bury Strangers. Les New-yorkais ont pris la bonne habitude de façonner un son à mi-chemin entre le post/rock et le post/punk, en plaçant une guitare puissante bien en avant. Pour ce concert, le trio a mis les petits plats dans les grands. Même si le chapiteau n’est pas aussi rempli qu’espéré, APTBS va mettre le feu pendant 50 minutes. Malgré une attitude classique, Oliver Ackermann, le chanteur et guitariste, et Dion Lunadon, le bassiste, se lâchent complètement durant le show. Et ils se déchaînent sur absolument tout. A commencer par leurs pauvres instruments. Guitare et basse explosent sur le sol à de nombreuses reprises. Lunadon s’amuse même à lancer son engin à quatre mètres de haut. Sans provoquer de gros dégâts d’ailleurs. A croire que leurs instrus sont en caoutchouc ! La fin de parcours est complètement épique. Les deux compères se jettent dans la foule et jouent leurs deux dernières chansons au beau milieu d’un auditoire totalement ébahi. Plus personne ne regarde le podium et on comprend pourquoi : le batteur l’a tout simplement quitté ! Et on ne le reverra plus. C’est donc sur ce moment complètement dingue que se clôture le spectacle. Après quelques poignées de mains accordées à leurs fans, les deux hommes rentrent incognito ou presque en coulisses, avec le sentiment du devoir accompli. Quelle claque !

Je décide de rester dans les parages, en attendant la suite, mais également afin de pouvoir m’alimenter. Yelle joue au même moment, mais impossible de tout voir. Les échos recueillis sont plus positifs qu’imaginés. Apparemment il y a moyen de bien rigoler en compagnie de la Bretonne, mais il faut absolument tout prendre au second degré. Et on comprend pourquoi, vu la richesse de ses textes…

C’est l’heure du metal sur la ‘Cannibal Stage’. Kvelertak nous vient de Norvège. Son style ? Typiquement scandinave mais aussi très puissant. Erlend Hjelvik, le chanteur, affiche un look de Viking. Il arbore une longue chevelure, se distingue par une certaine largeur d’épaules et a décidé de passer une bonne partie du concert torse nu. Autant dire que ça décoiffe, c’est le cas de le dire ! Si je suis peu amateur du genre, le public semble y trouver son compte et remue sec à hauteur des premières rangées. Il ne faudra d’ailleurs pas très longtemps avant de voir éclater les premiers pogos. Et ceux-ci vont durer jusqu’à la fin d’un concert mené tambour battant par la formation.

Après un bref détour par le set de Squarepusher –peu convainquant, par ailleurs– je décide de mettre un terme à cette journée. La chaleur est devenue presque insoutenable et la fatigue commence à gagner. Il faut quand même encore tenir trois jours. A demain !

(Organisation : Dour festival)

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