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Dour Festival 2015 : samedi 18 juillet

Écrit par Adrien Mouchet - vendredi, 17 juillet 2015
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Dour Festival
Plaine de la Machine à Feu
Dour
18-07-2015

Déjà plus que deux jours de festival. Que le temps passe vite… La programmation annoncée ce samedi semble moins intéressante. Enfin, à première vue ; car il st toujours imprudent de tirer des conclusions hâtives. Et pour cause, certains artistes ou groupes à l’affiche sont souvent très susceptibles de surprendre agréablement. Notamment dans le domaine de la découverte. On verra à l’autopsie…

La journée de votre serviteur commence en douceur par le duo électro Rangleklods. Il se produit sous le ‘Jupiler Dance Hall’. Son expression sonore est plutôt rudimentaire et se singularise par la conjugaison de la voix masculine et féminine. Pas de quoi fouetter un chat ; m’enfin, on a déjà vu pire. Un peu trop calme quand même. Peut-être que si le tandem avait été programmé en fin de soirée…

Cap sur la ‘Cannibal Stage’ afin de se nettoyer les oreilles. Deez Nuts est venu défendre son nouvel album, et on s’attend à du lourd ! Le chapiteau est d’ailleurs presque comble. Il n’est pourtant que 15h30 et en général, il y a moins de monde à ce moment de la journée. Les festivaliers semblent attendre impatiemment ce concert. Le combo de hardcore australien revient sur la plaine de la Machine à Feu après une absence de trois éditions ; et il veut marquer le coup. Dès le début du set, on en prend plein la tronche. Pendant 45 bonnes minutes Deez Nuts va faire un boucan d’enfer. Le choc des extrêmes, par rapport au show précédent. Mais c’est même un peu ‘too much’ à mon goût. Je décide donc de passer les dernières minutes de ce pilonnage en règle à l’extérieur. Et commence tout doucement à comprendre l’utilité des bouchons de protection pour les oreilles…

Le rendez-vous suivant est important. Et pour cause, il s’agit d’un de mes groupes fétiches.  En l’occurrence BRNS. La formation bruxelloise va investir le podium de ‘La petite maison dans la prairie’. Malheureusement, elle n’a droit qu’à 40 minutes de ‘live’. Que c’est court… Et même frustrant ! Le quatuor compte tellement de bons morceaux dans son répertoire, qu’il devra faire des choix. Et grosse surprise, c’est « Mexico » qui passe à la trappe ! Il a certainement voulu prendre du recul par rapport à ce titre qui lui colle à la peau, mais cette option n’est vraiment pas du goût de l’auditoire. Qui finalement a le droit d’être déçu de la prestation. Trop brouillonne et mal équilibrée. En outre, les musicos ont chaque fois mis un temps fou pour accorder leurs instruments. Une situation qui a complètement brisé leur élan. Seul le morceau final, « Our Lights », s’est révélé à la hauteur. Dommage, le band m’avait habitué à mieux…

Je décide donc d’aller casser la croûte en attendant Timber Timbre. Le groupe de folk/rock débarque une demi-heure après BRNS. Les Canadiens sont responsables d’une musique atmosphérique plutôt originale. A cause des interventions ténébreuses et hantées de la violoniste. Malheureusement, la transposition ‘live’ ne parvient pas à décoller. C’est bien beau, mais qu’est-ce que c’est mou. Et il n’est que 18h30. A ce moment de la journée, on a davantage envie d’un coup de boost. Pour l’instant, le quatrième jour fait vraiment pâle figure.

Heureusement, la suite va enfin faire la différence. Carl Barât, tout d’abord. Lui et Pete Doherty sont quand même les fondateurs du mythique The Libertines. Sur les planches, Carl est flanqué d’un backing group baptisé Jackals. Et le combo pratique un rock bien british comme votre serviteur apprécie. Une set list de 15 titres qui font du bien aux tripes et au sein de laquelle on épinglera une adaptation du « France » des Libertines. Rien que du bonheur ! Barât suscite même la sympathie. Il se montre très proche de son auditoire tout au long de ce show d’excellente facture. Et cet auditoire a toutes les raisons de s’enthousiasmer…

Sur la Main Stage, Goose balance son électro/rock. La formation courtraisienne compte sur son superbe light show. Malheureusement, entre 21h et 22h, la nuit n’est pas encore tombée. Dommage ! Ce spectacle aurait mérité de figurer en clôture sur la grande scène. Perso, le style du quatuor ne me botte pas trop. Mickael Karkousse, le chanteur, en remet plus d’une couche, alors qu’il n’est guère charismatique. Et sans les jeux de lumières, l’ennui finit par vous envahir. Finalement, ce sont les quelques hits qui vont sauver le concert. C’est toujours ça de pris…

Pour terminer la journée, j’opte pour le set de The Drums. Cette formation new-yorkaise excelle dans son style indie pop, un style chargé de nuances. L’expression sonore est tour à tour alimentée par des interventions de guitares math-rock, des accès de basse puissants ou des poussées de drums alertes. La voix de Jonathan Pierce est atmosphérique. Exténués, de nombreux festivaliers décident de s’asseoir sur le sol. Non pas par ennui, mais tout simplement pour s’abandonner au cœur d’une ambiance cool. Je déroge à cette règle et me plante devant le bassiste. Et finalement, le set touche au sublime. A tel point, qu’on ne voit pas le temps passer. C’est toujours bon signe. On a même droit à un rappel de deux morceaux, dont le magnifique « Down by the Water », en finale. Quelle claque !

La journée a finalement été sauvée par Carl Bârat et The Drums. Ces deux concerts étaient vraiment excellents et démontrent une nouvelle fois que les préjugés sont de très mauvais conseillers. Une dernière journée de folie s’annonce demain, le repos est indispensable pour débarquer en pleine forme !

(Organisation Dour Music Festival)

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