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Lokerse Feesten 2017 : mardi 8 août

Lokerse Feesten
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Lokeren
08-08-2017
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Dour festival 2017 : jeudi 13 juillet

Écrit par Adrien Mouchet - jeudi, 13 juillet 2017
Image
Dour Festival
Plaine de la Machine à Feu
Dour
13-07-2017

Le réveil est très ‘matinal’ pour un festival (NDR : ça rime !) Faut dire que la journée est plus qu’intéressante ; et dès le début d’après-midi. Il y aura d’abord Animal Youth et puis surtout Lemon Twigs, Iddles ainsi que Temples. Quand on débarque un peu après 13h, il n’y pas grand monde sur la Plaine de la Machine à feu. Mais qu’importe, le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt… enfin, presque… Comme quoi regarder ‘loin’, c’est regarder ‘tôt’…

Ainsi à 13h20, Animal Youth ouvre le bal, au sein de la Caverne. La formation drivée par Guy Tournai pratique une musique dite ‘shoegaze’ ; mais en l’enrichissant de quelques touches post/punk, elle prend une autre dimension. Le combo belge est venu plaider la cause de son premier elpee, et il le défend plutôt bien. Le set s’achève par une version plus longue de « You Don’t Know Love », véritable tube en puissance. Dommage que la prestation n’ait duré qu’à peine plus d’une demi heure…

Prochain arrêt à la Petite Maison dans la Prairie, juste en face, pour assister au set de Lemon Twigs. Le duo new-yorkais a vraiment surpris tout son monde, lors de la sortie de son premier opus, en 2016. Ces gamins semblent vivre dans une faille spatio-temporelle tellement leur musique est contaminée par les 60’s et les 70’s. Les musicos affichent un dynamisme incroyable et une maîtrise instrumentale hors du commun, échangeant même plusieurs fois de rôle. Impressionnant ! Les tubes potentiels défilent tout au long de ce show bourré d’énergie. Une des premières grosses découvertes du festival !

Iddles va ensuite nous démontrer que Bristol est vraiment une ville qui se nourrit de musique. La formation anglaise pratique un punk ‘old school’. Véritable fanatique, le chanteur possède une voix puissante. Et quand il ne se sert pas du micro, il crache… Le band vient de publier un premier LP, unanimement acclamé par la critique, outre-Manche. Et s’il se distingue par ses compos solides, il est constitué de musiciens charismatiques qui aiment faire le show. A l’instar des deux guitaristes qui finiront par se lancer dans le crowdsurfing. Mais avant le son, c’est le fun qui prime pour les bad boys bristoliens. Ils possèdent l’art de la mise en scène ; aucun doute là-dessus. Et le public est réceptif. Une nouvelle bonne surprise pour cette édition 2017 !

Petite pause pain saucisse avant de se diriger vers la Caverne, où Temples va se produire. Et tout comme pour Lemon Twigs, le quatuor insulaire va nous proposer un voyage dans le temps. Leurs compos puisent leurs racines dans la musique britannique des seventies, et tout particulièrement chez Pink Floyd et ELO. Le combo a passé brillamment l’épreuve –souvent très délicate– du second long playing. Il est même meilleur que le premier. Dès l’entame du set, les morceaux s’enchaînent naturellement. Qu’ils soient extraits du premier ou du deuxième opus. Mais si « Keep In The Dark » (« Sun Structures »), passe parfaitement la rampe, ce sont surtout les compositions issues de « Volcano » qui enthousiasment la foule. A l’instar de « Mystery of Pop » et « Certainty » qui font forte impression. Mais le sommet de la prestation nous viendra, bel et bien, d’un titre plus ancien. En l’occurrence « Mesmerise », pourtant sans grand éclat sous sa version studio. Mais en live, elle est incroyable ! En fin de parcours, l’auditoire, connaisseur, reprend les paroles en chœur, durant de longues minutes. Et tant qu’il n’arrête pas, le groupe continue à jouer. Une situation qui va se prolonger pendant une bonne dizaine de minutes. Le chanteur n’en revient d’ailleurs toujours pas. Il ne s’attendait certainement pas à un tel accueil en Belgique. Ces jambes se plient et aucun doute, les larmes perlent de ces yeux. L’émotion est réelle et non simulée. Un moment de partage exceptionnel ! Et à l’issue du spectacle, cet air va trotter encore et encore pendant de longues heures, dans les têtes… Une énorme claque ! Manifestement, le groupe s’est considérablement bonifié depuis son passage à Tourcoing, en mars dernier. Pour le déloger de sa place de meilleur concert du festival, les autres concurrents vont certainement devoir courir…

The Strypes est donc venu défendre son nouvel album. Et, au cours de l’après-midi, il n’était pas rare de croiser un aficionado, vêtu d’un t-shirt à l’effigie du band. Sa ‘fan base’ est manifestement conséquente. Le rock/garage du combo est plaisant, mais en outre, il ne manque pas de charme. Les musicos ont acquis de l’expérience depuis leur dernier passage à Dour. Malheureusement, il faut regretter l’absence de prise de risques. Tout est un peu trop prévisible. Hormis, sans doute, la reprise du « Psycho Killer » de Talking Heads. Le petit grain de folie qu’on n’attendait plus. Bref, The Strypes aurait tout intérêt à se lâcher davantage, s’il veut passer à la vitesse supérieure…

L’heure de l’électro a sonné ! Et Todd Terje y connaît un rayon dans ce domaine. Le Norvégien a le don de composer des titres qui entretiennent la bonne humeur. Son positivisme contraste avec la nuit d’encre qui baigne la plaine. Les jeux de lumières sont superbes, et tout particulièrement, tout au long de son tube « Dolorean Dynamite ».

Un bon set avant de se diriger, le sourire aux lèvres, vers la tente, après un détour –il est 3 heures du mat’, quand même– par l’incroyable scène Elektropedia, qui accueille alors le drum&bass de Chase and Status. La foule est tellement dense qu’on peut à peine apercevoir le podium. Peu importe, nous nous posons quelques minutes avant de rentrer à la ‘maison’. Le festival est encore long et il est nécessaire de se reposer un peu. Même si dans le camping de Dour, cette notion de repos est toute relative…

(Organisation : Dour Festival)

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