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Dour Festival 2017 : samedi 15 juillet

Écrit par Adrien Mouchet - samedi, 15 juillet 2017
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Dour Festival
Plaine de la Machine à Feu
Dour
15-07-2017

On en arrive déjà au week-end ! L’occasion de rapidement faire un crochet par le domicile, sis à quelques kilomètres, afin de profiter de sanitaires corrects (NDR : une des plus importants désagréments du festival) et de manger un peu moins gras que les jours précédents ! En outre, la journée est un peu plus calme. Et clairement la plus faible de la programmation. Mais ce n’est pas une raison pour faire la fine bouche, car vers 1 heure du matin, la tornade Die Antwoord devrait balayer la Plaine de la Machine à Feu !
Malheureusement, les files qui se forment pour atteindre le parking sont interminables. Résultat des courses : on manque les premiers concerts. Deux petits accès pour laisser pénétrer des milliers de véhicules : c’est largement insuffisant. Sans oublier, qu’il reste encore plusieurs bornes à marcher avant d’arriver sur le site. Une indication ? Certains jours notre podomètre indiquait plus de 25 kilomètres au compteur ! Les organisateurs en sont néanmoins conscients et devraient améliorer cette situation, lors des prochaines éditions…

Bref, on débarque au Labo, au beau milieu du set de Frànçois and the Atlas Mountains. Il est le premier groupe francophone à être signé sur le prestigieux label Domino. Une sacrée référence ! Le combo de french pop transpire la bonne humeur ; et peu importe si la fosse est peu garnie, les musicos ont tous l’air très heureux d’être présents. La diversité instrumentale favorise également une immersion dans ce ‘Monde poétique’, créé par la formation hexagonale. Et « Les Plus Beau », morceau choisi pour final, synthétise à merveille le set. Le refrain, ‘Soyons les plus, soyons les plus beau’, est repris en chœur par les spectateurs qui affichent de grands sourires. Un joli moment de communion entre auditoire et un collectif qui a le soleil au bord des lèvres…

C’est à la Petite Maison dans la Prairie que Jagwar grimpe sur l’estrade. Un trio dont la musique émargerait au rock progressif. Enfin, d’après les infos recueillies sur le net. En fait, on est loin du compte. Elle baigne au sein d’une électro-pop particulièrement paisible et sans relief. Pas de quoi fouetter un chat (NDR : un Jagwar ?) Sur les planches, le band témoigne de tellement peu de dynamisme, qu’on n’a pas envie de s’éterniser...

Surtout que juste en face, à la Caverne, le tour d’Alcest est arrivé… Et c’est un tour de force ! Le climat ténébreux entretenu par le combo français est considéré comme un must sur la scène shoegaze hexagonale. Les plages peuvent paraître interminables, mais elles ne suscitent jamais l’ennui. En fait, elles durent toujours exactement le temps qu’il faut. Jamais trop, jamais trop peu. Ce qui démontre la parfaite maîtrise manifestée par les chevelus nés outre-Quiévrain. ‘Dark’, le light show colle parfaitement au concert. Pas de doute, les musicos ont acquis une belle expérience. Et pourtant, nonobstant cet évident self control, certaines compos s’autorisent quelques envolée délirantes, comme si le band avait besoin de lâcher prise, de temps à autre. Et lorsque ces riffs se révèlent bien moins nets, s’abandonnant au cœur d’un désordre organisé, le résultat est particulièrement jouissif. Finalement, c’est la faiblesse du set de Jagwar Ma qui nous a permis de découvrir et d’apprécier Alcest ; et à ce titre, on doit le remercier…

Rapidement, cap vers le Labo pour vivre la deuxième partie du show de Timber Timbre. Au sein d’une ambiance diamétralement différente. Il n’existe finalement, à Dour, qu’une centaine de mètres, entre brutalité est sensualité… Drivé par le très charismatique Taylor Kirk, le combo canadien est venu défendre son dernier opus, en Belgique. Tramé dans un folk alternatif, son expression sonore est classieuse. De quoi se remettre de ses émotions partagées, lors du concert précédent. Un moment de détente suprême avant de savourer les deux têtes d’affiche de la journée !

Phoenix accuse 20 minutes de retard, quand il monte sur la Main Stage. Pas très sérieux, ce comportement… Heureusement, dès les premiers accords, le charme opère. Et le combo français démontre qu’il mérite le statut de tête d’affiche. Incontournables, ses refrains font rapidement mouche. Et « If I Ever Feel Better » mérite franchement de figurer parmi les meilleures chansons dispensées au cours de l’édition 2017 du festival de Dour. Le léger accent frenchy du chanteur est rafraîchissant. De quoi apporter une touche supplémentaire d’originalité à une musique qui n’en manque pourtant pas. La séduction opère donc… sauf que le concert se limitera à 45 minutes. Une grosse frustration, malgré une excellente prestation…

Une heure plus tard, Die Antwoord débarque. Précisons quand même que votre serviteur s’est réservé une place parmi les 15 premières rangées de l’auditoire. Un détail qui a son importance, car il semble que les festivaliers qui sont restés en retrait n’on pas trop apprécié le spectacle consenti par le band sud-africain. Pourtant, il est unique en son genre. Extraverti, le couple affiche un look extravaguant. La voix de la chanteuse est étrange. Le son, particulièrement agressif. Une forme de rébellion qui se traduit également par des hurlements, des danses suggestives et des sauts dans la fosse… Rien ne nous est épargné. Tout le monde est crevé, mais impossible de s’endormir… Le jeu de lumière est tellement puissant qu’on doit l’apercevoir depuis la place de Mons. Les morceaux à succès défilent. Et tout particulièrement « Baby’s On Fire », un titre qui embrase littéralement la Plaine de la Machine à Feu. A la fin du set, le très jeune fils du duo diabolique fait irruption sur l’estrade. Un moment surréaliste qui conclut finalement et assez logiquement le concert d’un groupe complètement à part.

Le samedi s’achève déjà. Il reste un jour à couvrir pour cette édition du Dour Festival, avant de patienter jusque l’année prochaine. Ce dimanche sera placé sous le signe du rap. On devrait y battre le record d’affluence. On verra demain ! Un peu de repos est le bienvenu…

(Organisation : Dour Festival)

Voir aussi notre section photos ici

 





 
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