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Esperanzah ! 2009 : vendredi 31 juillet

Écrit par Sindy Mayot - vendredi, 31 juillet 2009
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Esperanzah!
Abbaye de Floreffe
Namur
31-07-2009

Holà Esperanzaaaaah!

Chaque premier week-end du mois d’août, à l’intérieur des hauts murs de l’enceinte de l’abbaye de Floreffe, l’espace est occupé par des citoyens du monde. Nous. Festivaliers, bénévoles et organisateurs. Eux. Musiciens, artistes et autres saltimbanques. Originaires du terroir ou de terres plus éloignées. Ensemble, on se mélange, on découvre et on partage.

Carrefour des Musiques du Monde, Esperanzah ! se définit comme un festival des musiques nomades, engagées et plurielles. Fidèle à ses valeurs, l’année 2009 s’est clôturée dimanche par un bilan très positif. Invitation à un parcours non exhaustif de l’ambiance et des groupes qui ont permis à cette édition de se traduire en un moment de convivialité et de découvertes.

Quelques têtes d’affiche, incontournables telles Charlie Winston ou Abd Al Malik pour aguicher celles et ceux qui n’oseraient pas s’aventurer sur les traces d’un festival dont la priorité vise surtout la découverte de talents. Les invités ont tous conscience des valeurs humanitaires du projet. L’esprit du festival et son identité artistique sont étroitement liés. Le résultat engendre une programmation ouverte au monde et à la solidarité.

Vendredi, sous le soleil.

Les campeurs s’installent, le public prend possession des lieux. Pour ouvrir les festivités, Domguè et son complice Doctor Pimp tentent de secouer les premiers arrivés. Sans trop y parvenir. Leur cocktail –voix gutturale, sax et ‘groove box’– ne parvient pas à réveiller l’ensemble des spectateurs. Il faut dire que des shoots d’électro à 15h, c’est surprenant et surtout trop tôt !

Hindi Zahra est une chanteuse née au Maroc. Son folk est teinté de blues, juste. Elle a déjà partagé l’affiche de Suzanne Vega et de Yaël Naïm. Sa musique est douce et aérienne ; mais elle manque peut-être encore de force. Et surtout de charisme. Une identité à développer pour faire jaillir l’étincelle. Elle est néanmoins promise à un futur certainement très prometteur.

L’après-midi était jusque là fort calme. Mais l’arrivée sur la scène Côté Cour de Firewater va enfin attiser l’ambiance. A l’origine du projet, Tod Ashley. Ulcéré à l’époque, par la réélection de Bush, ce citoyen américain a fui l’étroitesse politique de son pays, en voyageant pendant 3 années. Durant ce périple il a rencontré des musiciens du monde et opéré des collaborations pour nourrir sa musique. Son set world-punk jubilatoire est soutenu par Yuval Gabay, un percussionniste acrobate et endiablé… Leur dernier album, « The Golden Hour », (2008) est sans aucun doute un concentré vitaminé à avoir sous la main pour les barbecues animés de cet été.

Surfant sur des vagues free-jazz, funk et soul, Anthony Joseph a provoqué les déhanchements de la foule. Flanqué de son Spasm Band, ce guerrier du verbe, poète envoûtant, nous transporte tout en légèreté vers les sables chauds de Trinidad. Un groove hypnotique sur les traces de Fellah Kuti ! Anthony Joseph, sa voix caverneuse et sa bouteille de rhum (NDR : jamais très loin) est parvenu à faire grimper la température de plusieurs degrés. Le public bouillonne et s’agite. La fête ne fait que commencer !

SoCalled ou quand modernité se marie aux sons tziganes. Celle et ceux qui apprécient les mélanges incongrus entre hip hop, jazz, electro et gipsy ont aimé. Personnellement, la prestation de leur leader, Josh Dolgin, ne m’a pas convaincue.

La nuit tombe sur le somptueux décor de l’abbaye. Avant de prendre le bain de foule qui attend Charlie Winston, un passage furtif du côté de la 3e scène s’impose. Podium quelque peu négligé mais qui regorge pourtant de très bons groupes belges. Le Wild Boar & Bull Brass Band est un exemple en matière de combinaison de styles. Des musiciens jazzy s’adonnent à cœur joie sur des rythmes hip hop. Un mélange original, explosif et décapant.

Le très attendu et séduisant Charlie entre en scène à 22h tapante. Des fans féminines sont au bord de l’évanouissement et s’époumonent à la vue du charmant jeune-homme. Comparativement aux Nuits Botanique, le début du concert manque d’énergie. Les premiers morceaux s’enchaînent sans manifester beaucoup de dynamisme… L’homme au chapeau serait-il fatigué ce soir ? Il lui faudra d’ailleurs ¾ d’heure avant de parvenir à s’imprégner des lieux et enfin nous offrir une prestation digne de ce nom. Les rappels font tout oublier. L’incroyable Benjamin Edwards souffle dans son harmonica. Charlie Winston invite une petite fille du public à monter sur les planches pour exécuter quelques pas de danse. Le tout devient magique. Le sourire aux lèvres, l’audience est rassasiée.

Caravan Palace clôturait la journée. Cette formation parisienne participe à une multitude de festivals d’été. Son concept est aussi très particulier. Une rencontre entre jazz manouche des années 30 et electro moderne. Un brin dément, le sextet est rôdé et semble laisser peu de place à l’improvisation. La chanteuse, Zoé Colotis, ajoute une touche très glamour à l’ensemble. C’est surprenant et plutôt intriguant mais on finit vite par décrocher. Cette mode de poser de l’electro sur de la musique traditionnelle, c’est festif et joyeux. Par contre, on s’en lasse vite aussi.

Une première journée très éclectique, marquée par Firewater, Anthony Joseph et Charlie Winston. Le lendemain, d’autres nouvelles surprises. Vite ! Dodo !

Retrouvez tous les groupes cités sur leurs pages personnelles :

http://www.myspace.com/domgue
http://www.myspace.com/zahrahindi
http://www.myspace.com/realfirewater
http://www.myspace.com/adjoseph
http://www.myspace.com/socalled
http://www.myspace.com/charliewinston
http://www.myspace.com/caravanpalace

(voir également notre section photos)

 

 





 
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