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European Blues Challenge Contest 2015 : jeudi 12 mars

Écrit par Didier Deroissart - mercredi, 11 mars 2015
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European Blues Challenge Contest
Ancienne Belgique
Bruxelles
12-03-2015

C'est la cinquième édition de l'European Blues Challenge Contest. L'an dernier, l'évènement avait été programmé à Riga, en Lettonie. Cette année Bruxelles, c’est Bruxelles qui a été désigné, et plus particulièrement l'Ancienne Belgique. Un choix posé par l'European Blues Union. Cette compétition est organisée par la Brussels Blues Society en collaboration avec la région de Bruxelles-Capitale et elle se déroulera les 13 et 14 mars 2015.

Mais en préambule, ce 12 mars, une journée inaugurale a été planifiée. A laquelle Hideaway, Howlin' Bill et Fred And The Healers, qui célèbre son vingtième anniversaire, participent. Responsable d’un nouvel elpee l’an dernier (« Hammerbeatmatic », son cinquième, un disque chargé de testostérone), Fred avait fêté les 10 ans d'existence de son projet à l'AB, lors d’un concert d'adieu sold out, en 2004. Avant de remonter le combo, en 2012. Sous un nouveau line up. L'Ancienne Belgique est en mode Flex semi-assis. Ce qui permettra aux agités du bocal de pogoter. Un espace au sein duquel pourront s’ébrouer au moins 300 personnes. Après le spectacle, d'autres concerts de blues se dérouleront dans les cafés Bizon, Kafka, Merlo et Roskam, tous situés à deux pas de l'institution.

C'est un peu l'Eurovision du blues. Et c’est Francis Delvaux, animateur du Classic 21 Blues qui est chargé de présenter les artistes. Hideaway ouvre le bal. Un sextuor issu du Nord du pays réunissant les gratteurs Ralph Bonte et Jean-Marie Herman, le bassiste Eric Vandekerkhove, le saxophoniste Geeraard, le pianiste/organiste Patrick Cuyvers (NDR : il se sert d’un Hammond) ainsi que le drummer Johan Guidée. En général l’âge des musicos oscille entre la quarantaine et la cinquantaine. Tout comme celui de la majorité du public. Les trois groupes programmés ce soir ont déjà représenté notre pays lors des quatre précédentes éditions, dont la première, à Berlin.

Hideaway pratique un blues/rock consistant, parfois teinté de rockabilly ou de bluegrass. Mais c’est surtout le Hammond qui apporte la touche d’originalité à leur musique. Ce claviériste est ma foi, particulièrement doué. Il va même se consacrer à l’accordéon pour un titre. Le préposé au sax souffle à la manière de Clarence Clemons du E Street Band de Bruce Springsteen. Sur les planches, les musicos prennent leur pied. Le volume sonore est un peu excessif. J’enfonce mes bouchons salvateurs dans les oreilles. Néanmoins, il faut reconnaître que cette bonne mise en jambes –d’une durée de 60 minutes– ne manquait pas d’allure.

Après un changement sommaire de matos, Howlin Bill embraie. Et va privilégier les plages de son dernier elpee, « Hungry », paru en 2014. Le gaillard doit mesurer au moins 2 mètres ! Il se charge des vocaux et de l’harmonica. Il est soutenu par Walkin’ Winne à la basse. Qui a le pied dans le plâtre. Il s’installe à droite du podium. Le line up est complété par Little Jimmy à la six cordes et le drummer/percussionniste Daddy T. Le guitariste tire régulièrement son épingle du jeu. Ses duels avec l’harmo de Bill sont fréquents. La section rythmique est très efficace et la voix de Howlin graveleuse. Au beau milieu du set, un premier Challenge est remis à Howlin' Bill. Il ne l’avait pas reçu, en 2011, à Berlin. C’est donc chose faite…

Fred a de nouveau changé de line up. Il a recruté un nouveau batteur. En l’occurrence Nicolas Sand. Il a constamment le sourire aux lèvres. Son drumming est tour à tour nerveux ou métronomique. Le bassiste, Cédric Cornet, a de nouveau enfilé sa terrible chemise aux motifs de têtes de mort. Et pourtant, c'est un peu la force tranquille du groupe. Fred a un pris un peu de poids depuis la dernière fois que je l'ai vu. Il va donc tester les planches de l’AB. Elles sont solides. Il n’est pas passé à travers quand il a bondi comme un kangourou. La première partie de son répertoire est plutôt hard. A l’instar de « I'M Back », tiré de l’elpee « Electerrified », « Doyle The Hunter » et la cover bien carrée du « Thickefreakness » des Black Keys. La section rythmique en profite pour tout dévaster sur son passage. « New Funk » est une nouvelle compo. Plus funk, évidemment. Dans l’esprit de Nile Rodgers.

La rumeur avait laissé planer la présence d’invités surprise. Giacomo Panarisi est le premier à rejoindre Fred sur le podium. L’Italian Stallion a emprunté un look glam bowiesque : pantalon doré, ceinture et tee-shirt à l'effigie de son idole. Giacomo et Fred partagent le chant sur « Roots And Roses », extrait d'« Hammerbeatmatic ». Le leader de Romano Nervoso arpente la scène de long en large pour participer à la version percutante du « Have Love Will Travel » des Sonics, une cover qui figure au répertoire des Black Keys. Beverly Jo Scott assure ensuite les backing vocaux sur « That's All Right » et « Dreams ». Classieux ! Le frère Bertrand vient gratter quelques riffs sur « Remedy » et « Avd ». Howlin Bill souffle dans son harmonica tout au long de « The Best Thing ». Et en apothéose, tout ce beau monde va apporter sa contribution à l’interprétation d’un « Lovers Boogie » d'enfer. A ma gauche, j’ai remarqué la présence d’un journaliste britannique qui semblait subjugué par la prestation de Fred & The Healers. A mon avis, le panda blues pourrait bientôt susciter l’intérêt du public insulaire…

(Organisation: Brussels Blues Society)

Fred And The Healers + Howlin' Bill + Hideaway

 

 

 





 
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