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Francofolies de Spa 2013 : dimanche 21 juillet

Écrit par Akim Serar - dimanche, 21 juillet 2013
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Francofolies de Spa
Village Francofou
Spa
21-07-2013

Sonnez au Roi, résonnez bals musette !
En ce jour National de couronnement altier, dernier du quintuple exercice de style qui me voit revenir inlassablement (quoique...) sur ces terres, trois noms se détachent du peloton dans un sprint final engourdi par la fatigue et la chaleur et dopé à la clameur de la liesse populaire.
God save the King !

Rapidement, le premier candidat au titre de concert du jour perd du terrain.

Axel Bauer est le prototype même du Poulidor musical.

Une carrière discrète, rehaussée de deux victoires d'étape en ont fait, à défaut d'une référence, au moins un nom.

Le « Cargo de Nuit » de 1983 (une année où nombre d'entre vous n'étaient même pas nés!) et une échappée en duo avec Zazie en 2001 pour « A ma place ».

Pour le reste, respecté dans le milieu, il n'en demeure pas moins un second couteau au parcours en dents de scie.

J'étais donc curieux de voir le bonhomme sur les planches.

Si les deux premiers morceaux devaient me laisser une impression honnête m'incitant à me pencher un peu plus sur sa discographie, force est de constater que la suite allait fortement me décevoir.

« Elle et SM » par exemple, écrite pour lui par Brigitte Fontaine manque de le faire choir dans le fossé du ridicule béant mangeant sa roue de devant, tandis qu’« Éteins la lumière » incite juste à munir Axel d'une lampe torche afin qu'il puisse voir les dangers d'une route sinueuse qui semble vouloir le happer au tournant.

Tel un vieux rocker qui veut sonner jeune (horrible!) et dont les gimmicks semblent piqués à Placebo, l'artiste, affable, y va de quelques joyeuses banderilles sur le couronnement Royal (‘Vous avez un roi !’ s'exclame-t-il, et personne dans l'assistance n'a alors le culot de lui rétorquer que ça fait quand même 182 ans que c'est le cas). Bauer et son groupe pataugent entre deux eaux boueuses et s'enlisent au long d'une heure de concert.

Pire ! Galvanisé par des applaudissements polis (mais loin d'être enthousiastes) du public, il s'obstine à faire durer les choses, maladroitement.

C'est que sa version de « Cargo d'ennui » tenait relativement bien la route sur la dernière ligne droite. Mais il a fallu qu'il revienne à la charge, contre l'avis des organisateurs et qu'il joue les prolongations inutiles de son morceau phare qui après avoir épuisé ses piles, n'éclairera même plus sa voie de garage.

Il est clair que je préfère avoir assisté à cette péripétie qu'à l'intronisation, la veille, de Quentin Mosimann en tant que roi des gueux, mais bon...

Amputé d'une marche, mon podium du jour voit alors se profiler le vainqueur haut la main.

À l'ombre, mais éclaboussant de leur lumière, les Stereo Grand vont durant une heure me convaincre de leur réel potentiel, déjà aperçu l'an passé.

Outre les singles du groupe (« Yeah Yeah » et « Stereo » un rien fédérateurs), une très convaincante reprise d'Archive (« F*** You ») et un « Buddy Fisher » qui rappelle Bowie et Arctic Monkeys à la fois, tous les titres présentés ce dimanche ont fini de me convaincre de la force de frappe de ces talentueux Belgo-écossais qui semblent avoir laissé de côté l'impact visuel et s'être recentré sur ce qu'ils font le mieux, à savoir d'excellentes chansons.

Et si le pantalon blanc du chanteur semble avoir essuyé pas mal de concerts récemment, ce côté un peu négligé leur sied à mon sens nettement mieux à présent.

Reste que pour juger de leur dauphin, il me faut traverser la ville en diagonale afin de rejoindre la grand place où se produisent, jugez vous même de l’éclectisme, Malibu Stacy avant... Les Gauff (au suc' de la région liégeoise) les infâmes Suarez et le Grand Jojo qui paré de sa toge de Roi du rire, devrait nous faire succomber à son irrésistible candeur de supermarché.

Pour leur dernier concert à jamais, les Visétois s'emparent donc du grand podium, et si je regrette d'avoir manqué la première moitié, je me réjouis d'assister à la seconde, car il est tout de même préférable de voir le fin du fin d'une fin en soi.

Ainsi, comme annoncée sur leur page Facebook, la setlist comprenait de beaux moments de bravoure comme « Sex In Malibu » ou encore « Los Angeles », leur reprise des Bangles (« Walk Like An Egyptian ») et en final, entre émotion retenue, remerciements divers et fournis et humour omniprésent, le furieux « General Thijs », le tout sous le regard attendri de Spiderman déguisé en fils du chanteur.

Un concert festif, un rien décalé, devant un parterre de gens pas tous venus pour eux, mais qui a assurément accentué le regret de les voir partir dans des aventures différentes.

Malibu Stacy, c'était quand même vachement bien. Mais voilà, Malibu a mis les bouts et nous on reste assis... Rêveurs et pensifs, en attendant la suite.

Mais certainement pas ici, où le reste des festivités risque de me donner la nausée.

En fait, j'ai fait le tour de la question.

Il ne me reste plus rien à voir, ni plus rien à boire, après ces cinq journées éprouvantes.

Même plus le courage de m'en aller voir Jean Lou Hallyday qui comme chaque année fait tanguer une tonnelle en bord de festival, chaque sacro Sainte soirée.

Non, pas aujourd'hui mon p’tit Lou, même si ça va faire mal ce soir...

Je m'en vais retourner dans mon royaume et reprendre mes esprits loin d'ici.

Organisation Francofolies

 





 
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