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Francofolies de Spa 2013 : vendredi 19 juillet

Écrit par Akim Serar - vendredi, 19 juillet 2013
Image
Francofolies de Spa
Village Francofou
Spa
19-07-2013

Et on y va ! Troisième jour de ce marathon, parcouru par quelques frissons en perspective malgré un thermomètre qui doucement s'affole.
Un petit peu plus de variété (dans les deux sens du terme) au programme de ce vendredi.

Si on pouvait légitimement se fendre la poire lors du set des Lors Of Tek dont la techno rappelle douloureusement les pires moments du genre estampillés par les compilations Thunderdome dans les années 90, la prestation de Sebastian, petit protégé d’Ed Banger Records et chéri des Daft Punk a certainement satisfait les amateurs du genre du côté de la scène Electro aux couleurs d'une certaine boisson énergisante.

Mais sans contestation possible, c'est dans l'intimité du set de Lou Doillon que les cœurs se sont mis à battre.

L'air de rien, sans remuer ciel et terre, avec une élégance désarmante et une aisance déconcertante, la fille de qui on sait mais qui pourrait tout à fait être l'enfant de Patti Smith, se fraie une place particulière dans le paysage actuel.

Faisant oublier son étiquette d'actrice, elle se positionne comme LA révélation française de l'année. Son album aux contours discrets, mais dont le contenu d'un velours violacé saigne encore au travers de son écrin après de multiples écoutes, révèle bien plus qu'une délicieuse voix éraillée.

Responsable de titres brûlants de vérité sur les tourments commun d'une fille pas comme les autres, elle imprime son empreinte unique sur des morceaux aux évidentes influences.

Bénéficiant du concours d’un band au sein duquel on perçoit une grande complicité, les chansons prennent leur essor d'elles mêmes, enflant au contact du public qui se relève être le révélateur des nuances noir et blanc imprimées sur disque comme autant d'images sur des photographies souvenirs.

En témoigne « Jealousy » mettant en abîme le rapport à la folie où l'Amour peut cloisonner n'importe quel esprit.

Comme la semaine précédente aux Ardentes, deux covers viennent ponctuer son set.

Une version acoustique du « Should I Stay Or Should I Go » des Clash, qui sans être une totale relecture, offre une vision plus féminine de ce dilemme cartésien, et « I Go To Sleep » des Pretenders qui loin d'être soporifique, suggère juste un réel plaisir à interpréter l'un de ses titres préférés.

En guise de rappel, Lou Doillon et son groupe nous gratifient d'un nouveau morceau encore à l'essai ; de quoi démontrer également son amour du risque.

Après ce moment fort et empli d'émotion, il est inutile de succomber à n'importe quoi.

Il me faut donc prendre du recul.

Recul nécessaire pour observer Superbus depuis le fond, face aux arrière-trains de deux super fans n'hésitant pas à se désaper à la demande de Jennifer Ayache, la super chanteuse de ce super groupe.

Hyper formaté, ce Rock pour étudiants retardés n'en reste pas moins bien foutu, et si ce n'est pas exactement ce dont je suis friand, je reconnais une réelle volonté de bien faire.

Clairement, je ne traverserais pas la rue pour aller les voir, mais dans des conditions festivalières et qui plus est parmi si peu de choses à voir, leur concert sera, à défaut d'un bon moment, un instant non éprouvant.

Et au troisième jour, c’est déjà une belle performance de la part d'un groupe dont je ne me soucie guère.

Si Cali fait son Cali (et Dieu sait qu'il sait bien le faire!), son set annuel aux Francofolies est cette fois accompagné d'une traductrice pour sourds et malentendants.

Et quand il entonne « Je m'en vais », on ne demande qu'à le croire, mais non, il est toujours bien là.

Bon, allez, je charrie. Cali ne dérange personne. Si ?

L'un des grands moments historique de cette vingtième édition nous viendra, bien sûr, du second passage des Sexy Sushi aux Francos.

Exactement là où on les attendait, les joyeux trublions ne se sont pas fait prier pour foutre le bordel dans cette édition qui commençait sérieusement à suinter aux entournures.

Sous le regard médusé de quelques curieux égarés et qui ne s'attendaient pas à un tel show, les trois iconoclastes n'ont pas failli à leur tâche de faire tache.

Outre le traditionnel bain de foule harangueur et provocateur, le dénudement attendu de ces seins que le public ne demande qu'à voir, les Frenchies nous offrent, en outre, un spectacle pyrotechnique à la scie circulaire, un envahissement de scène plutôt bon enfant, un enlèvement suivi de séquestration de fan qui au demeurant l'a bien cherché, suivi d'un baptême estudiantin nourri de bière, de terreau et d'autres concoctions que seule la principale concernée est à même (et encore) d'énumérer.

Dans cette frénésie dadaïste aux accents Electro Punk, la musique n'est certes pas le principal argument, mais le désordre général et savamment orchestré fait un bien fou après tant de conformisme et de bienséance ‘broutante’.

C'est donc repu par ce grand coup de pied dans la fourmilière que je quitte les lieux, laissant aux amateurs de sensations VIP le plaisir d'envahir le casino.

Organisation Francofolies

 

 





 
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